Laura Morante: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Laura Morante en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
110
œuvres recensées
98 films · 12 séries
- Première année recensée
- 1978
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 21 août 1956, Laura Morante naît à Santa Fiora, en Toscane. Actrice et réalisatrice italienne, elle apparaît très tôt dans des univers où se croisent théâtre et cinéma, avant de trouver à l’écran plusieurs compagnons de route réguliers, au premier rang desquels Nanni Moretti.
Hamlet, Carmelo Bene et l’entrée au cinéma
Laura Morante interprète Ophélie dans « Hamlet », revisité par Carmelo Bene. Ce rôle la place d’abord dans un territoire théâtral très codé, où le texte de Shakespeare passe par le filtre d’une mise en scène qui impose sa propre logique. La présence de Morante y compte moins comme simple apparition que comme point de contact avec une avant-garde italienne qui travaille la matière dramatique sans l’adoucir.
En 1980, Giuseppe Bertolucci lui confie un rôle dans « Une femme italienne », présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 1980. Elle y joue une toxicomane. L’année suivante, Bernardo Bertolucci la dirige dans « La Tragédie d’un homme ridicule », aux côtés d’Ugo Tognazzi. Cette même année, elle entre aussi dans l’orbite de Nanni Moretti avec « Sogni d’oro », où elle interprète Silvia.
Nanni Moretti, une collaboration au long cours
Avec Moretti, Laura Morante revient à plusieurs reprises dans des films qui jalonnent plusieurs décennies. Elle est présente dans « Bianca » en 1983, puis dans « La Chambre du fils » en 2001, où elle incarne Paola Sermonti. Le film reçoit la Palme d’or au 54e Festival de Cannes, et Morante obtient pour ce rôle le David di Donatello de la meilleure actrice principale en 2001.
La relation professionnelle avec Moretti dessine une fidélité rare dans le cinéma italien contemporain. Entre les deux films, Morante traverse d’autres registres, sans se laisser enfermer dans le seul drame psychologique. En 1996, elle tourne dans « Ferie d’agosto » de Paolo Virzì, aux côtés de Sabrina Ferilli. Cette apparition lui permet d’entrer dans une comédie de mœurs attentive aux tensions sociales et familiales.
Des productions européennes aux grands ensembles internationaux
Au cours des années 1980 et 1990, Laura Morante circule entre des cinéastes italiens, français, portugais et espagnols. Elle joue dans « La Double Vie de Mathias Pascal » de Mario Monicelli en 1985, « L’Intruse » de Bruno Gantillon en 1986, « Man on Fire » d’Élie Chouraqui en 1987 et « La Voix » de Pierre Granier-Deferre en 1992. Chaque titre l’emmène vers un autre cadre, un autre partenaire, une autre langue de jeu.
Dans « La Vie silencieuse de Marianna Ucria » de Roberto Faenza en 1997, puis dans « Hotel » de Mike Figgis en 2001, elle rejoint des distributions plus larges, où le personnage doit exister dans un tissu de relations précises. Elle apparaît aussi dans « Dancer Upstairs » de John Malkovich en 2003, puis dans « Molière » de Laurent Tirard en 2007, où elle joue Elmire Jourdain. En 2013, elle est Lady Montague dans « Roméo & Juliette » de Carlo Carlei.
Années 2000 et présence dans le cinéma italien
Au début des années 2000, Morante alterne productions italiennes et françaises. Elle joue dans « Souviens-toi de moi » de Gabriele Muccino en 2003, puis dans « Mère Teresa », où elle est Madre Du Cenacle. En 2005, elle apparaît dans « L’Empire des loups » de Chris Nahon, où elle incarne Mathilde Uran. L’année 2007 la voit dans « Boris » de Giacomo Ciarrapico, Luca Vendruscolo et Mattia Torre, ainsi que dans « Il nascondiglio », où elle est simplement créditée Lei.
Quelques mois plus tard, en 2007, elle participe encore à « Molière ». Cette circulation d’un film à l’autre ne repose pas sur une seule couleur de personnage. Elle va d’une figure nommée à un rôle plus discret, d’un ensemble historique à une comédie contemporaine, sans qu’une ligne unique vienne figer son travail. En 2022, elle est Letizia Carrera dans « Le Colibri » et Giulia Margoni dans « Mascarade ». En 2023, elle apparaît dans « Across the River and into the Trees » en Contessa Contarini, puis dans « Alphonse » en Laura Tomazi.
Jurys, cérémonie et reconnaissance institutionnelle
En 2001, Laura Morante siège au jury du Festival international du film de Locarno. Trois ans plus tard, elle devient maîtresse de cérémonie du 57e Festival de Cannes. La même année, elle entre aussi dans le jury du 52e Festival de Saint-Sébastien, présidé par Mario Vargas Llosa. Ces fonctions la placent dans une autre relation au cinéma, moins frontale que le jeu, plus liée à la circulation des œuvres et aux cérémonies qui les encadrent.
En 2018, le Centro sperimentale di cinematografia lui consacre une monographie, « Laura Morante, in punta di piedi », signée Stefano Iachetti. Morante appartient alors à une génération d’interprètes italiennes dont le nom circule entre plusieurs cinématographies européennes, sans se laisser réduire à une seule langue, à un seul territoire, ni à un seul type de rôle.
Films et séries avec Laura Morante
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Galerie photos de Laura Morante
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