Rutger Hauer: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rutger Hauer en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
175
œuvres recensées
151 films · 24 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2019
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 23 janvier 1944, à Breukelen, Rutger Oelsen Hauer naît dans une famille de théâtre. Il passe ensuite par l’école d’art dramatique d’Amsterdam, obtient son diplôme en 1967 et rejoint une troupe itinérante expérimentale avant de revenir sur scène. Le premier visage public arrive en 1969 avec « Floris », série télévisée de Paul Verhoeven où il tient le rôle-titre.
Floris et la période Verhoeven
En 1969, « Floris » place Rutger Hauer au centre d’un récit d’aventures télévisées. Le rôle le relie d’emblée à Paul Verhoeven, qui le retrouve ensuite dans « Turkish Délices » en 1973. Monique van de Ven partage alors l’affiche d’un film qui compte parmi les titres associés à cette première partie de sa filmographie. Le tandem Hauer-Verhoeven se prolonge avec « Katie Tippel » en 1975, « Le Choix du destin » en 1977, « Spetters » en 1980 et « La Chair et le Sang » en 1985.
Cette fidélité dessine une séquence précise de cinéma néerlandais. Hauer travaille d’abord dans un cadre national avant que Verhoeven ne le fasse entrer dans un réseau de productions plus visibles. L’acteur reste attaché à ces films où le corps, le déplacement et la brutalité occupent une place nette, sans qu’il se laisse enfermer dans un seul type de personnage.
Roy Batty et le basculement américain
En 1981, « Les Faucons de la nuit » de Bruce Malmuth marque ses débuts dans le cinéma américain. Il y joue un terroriste face à Sylvester Stallone, puis Ridley Scott lui confie l’année suivante « Blade Runner », sorti en 1982. Le rôle de Roy Batty, réplicant traqué dans le film de science-fiction, lui donne une visibilité durable, portée par le monologue final devenu célèbre.
Après ce choc, les propositions se multiplient dans des registres différents. Il apparaît dans « Osterman week-end » de Sam Peckinpah en 1983, « Ladyhawke, la femme de la nuit » de Richard Donner en 1985, « Hitcher » de Robert Harmon en 1986, puis « La Légende du saint buveur » d’Ermanno Olmi en 1988. « Vengeance aveugle » de Phillip Noyce, en 1989, prolonge cette période de circulation rapide entre productions américaines et européennes.
Le téléfilm « Les Rescapés de Sobibor », réalisé par Jack Gold en 1987, ajoute une autre pièce à cet ensemble. Hauer y interprète Alexandre Petcherski. Le rôle s’inscrit dans un moment où il passe sans heurt d’un cinéma de genre à des productions télévisées plus resserrées, avec la même disponibilité de visage et de présence.
Années 1990 et rôles de second plan
En 1992, il figure dans « Buffy, tueuse de vampires » de Fran Rubel Kuzui. Le film ouvre une décennie où son nom revient dans des productions plus modestes, souvent en marge des têtes d’affiche. Il ne quitte pas l’écran, il change d’échelle.
Au début des années 2000, George Clooney le distribue dans « Confessions d’un homme dangereux » en 2002. Rutger Hauer apparaît la même décennie dans « Alias », où il joue Anthony Geiger, puis dans « Smallville » en 2003, avec Morgan Edge pendant 2 épisodes. Le passage par la télévision ne relève pas d’un simple détour : il inscrit sa présence dans des formats où le personnage compte autant que le temps d’apparition.
L’année 2004 le voit dans la mini-série « Salem », adaptation du roman de Stephen King, où il joue Kurt Barlow. En 2005, il se retrouve dans « Sin City » de Robert Rodriguez et Frank Miller, puis dans « Batman Begins » de Christopher Nolan, où il interprète un cadre véreux de Wayne Enterprises. La même année, « De Wereld Draait Door » le montre sous son propre nom, dans une apparition de plateau très différente de ses rôles de fiction.
Le retour aux marges, des séries aux voix
En 2011, il tient le rôle-titre de « Hobo with a Shotgun », écrit et réalisé par Jason Eisener. Le film reprend l’esprit d’une fausse bande annonce issue de « Grindhouse », diptyque de 2007 comprenant « Boulevard de la mort » de Quentin Tarantino et « Planète Terreur » de Robert Rodriguez. Hauer y accepte un projet de série B revendiquée, loin des productions qui l’avaient rendu plus visible au début des années 1980.
La décennie suivante le retrouve dans plusieurs séries. « True Blood » lui confie Niall Brigant entre 2013 et 2014, « Galavant » l’accueille en 2015, puis « The Last Kingdom » lui donne le personnage de Ravn la même année. « Mata Hari » arrive en 2016. Dans ces rôles, Hauer travaille des apparitions souvent courtes, mais suffisamment marquées pour traverser des formats très différents.
Il prête aussi sa voix à l’androïde Ash dans « Alien: Out Of The Shadows » en 2016. En 2017, « Valérian et la cité des mille planètes » lui offre le rôle du président de la World State Federation. La même année, le jeu vidéo « Observer » lui confie la voix et l’apparence du détective Daniel Lazarski. Cette circulation entre image, voix et présence numérique clôt un ensemble de travaux qui ne cesse de déplacer ses cadres de jeu.
Rutger Hauer meurt le 19 juillet 2019 à Beetsterzwaag, aux Pays-Bas, à l’âge de 75 ans. Son nom reste attaché à « Blade Runner », mais la suite de ses apparitions dans le cinéma, la télévision et les formes audio ou interactives dessine une activité bien plus large que ce seul sommet.
- « Floris » (1969), de Paul Verhoeven — rôle-titre
- « Turkish Délices » (1973), de Paul Verhoeven
- « Katie Tippel » (1975), de Paul Verhoeven
- « Le Choix du destin » (1977), de Paul Verhoeven
- « Spetters » (1980), de Paul Verhoeven
- « Les Faucons de la nuit » (1981), de Bruce Malmuth
- « Blade Runner » (1982), de Ridley Scott — Roy Batty
- « Osterman week-end » (1983), de Sam Peckinpah
- « Ladyhawke, la femme de la nuit » (1985), de Richard Donner
- « La Chair et le Sang » (1985), de Paul Verhoeven
- « Hitcher » (1986), de Robert Harmon
- « Les Rescapés de Sobibor » (1987), de Jack Gold — Alexandre Petcherski
- « La Légende du saint buveur » (1988), d’Ermanno Olmi
- « Vengeance aveugle » (1989), de Phillip Noyce
- « Buffy, tueuse de vampires » (1992), de Fran Rubel Kuzui
- « Confessions d’un homme dangereux » (2002), de George Clooney
- « Smallville » (2003), Morgan Edge
- « Salem » (2004), Kurt Barlow
- « Sin City » (2005), de Robert Rodriguez et Frank Miller — Cardinal Roark
- « Batman Begins » (2005), de Christopher Nolan
- « Hobo with a Shotgun » (2011), de Jason Eisener
- « True Blood » (2013-2014), Niall Brigant
- « Galavant » (2015)
- « The Last Kingdom » (2015), Ravn
- « Mata Hari » (2016)
- « Alien: Out Of The Shadows » (2016), voix d’Ash
- « Valérian et la cité des mille planètes » (2017)
- « Observer » (2017), Daniel Lazarski
Films et séries avec Rutger Hauer
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Rôles de Rutger Hauer
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