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Piero Umiliani - Photo
Connu pour
Son
Sexe
Homme
Crédits connus
143
Né
17/07/1926
Lieu de naissance
Florence, Tuscany, Italy
Décédé
04/02/2001 (74 ans)

Piero Umiliani: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :John Moggi,Peter O'Milian,P. Umiliani,Piero Umillani

Repères de carrière

La carrière de Piero Umiliani en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

136

œuvres recensées

135 films · 1 série

Première année recensée
1958
Dernière année recensée
1982

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1958, Mario Monicelli confie à Piero Umiliani la musique du « Le Pigeon ». Le compositeur florentin, né en 1926, arrive alors au cinéma par une partition qui accompagne l’une des comédies italiennes les plus connues de l’après-guerre. Cette date fixe un point d’appui net dans une œuvre qui va se déployer pendant plus de 4 décennies.

Florence, le conservatoire et le jazz

Piero Umiliani naît à Florence le 17 juillet 1926. Il grandit en Toscane et entre au conservatoire Luigi Cherubini, où il obtient en 1952 des prix de contrepoint et de fugue. Cette formation académique ne l’éloigne pas du jazz, qu’il écoute très tôt malgré l’interdiction des disques américains sous Mussolini.

L’écoute clandestine de Duke Ellington nourrit une oreille déjà attentive aux rythmes syncopés. Après ses études au lycée Galilée, il poursuit au conservatoire puis s’installe à Rome en 1956. Il y forme un octuor et travaille avec le chanteur Rino Loddo, tout en arrangeant des classiques napolitains dans un esprit dixieland pour Dixieland in Naples, paru chez RCA Italiana.

En 1958, sa présence au Festival international de jazz de Sanremo précède de peu son entrée dans le cinéma. La même année, Mario Monicelli lui confie « Le Pigeon », point de départ d’une collaboration entre musique de film et goût marqué pour le jazz. Ce premier grand jalon le place d’emblée dans un paysage où la partition doit suivre le tempo des images sans perdre sa tenue harmonique.

Les années Monicelli, Risi et Comencini

Au début des années 1960, Umiliani signe la musique de « L’Agent » de Luigi Zampa en 1960, puis de « À huis clos » de Dino Risi et de « À cheval sur le tigre » de Luigi Comencini en 1961. Ces commandes installent sa place dans le cinéma italien de l’époque, au contact de réalisateurs qui cherchent des partitions capables de suivre la mécanique des récits sans alourdir l’ensemble.

La suite passe par « Boccace 70 » en 1962, pour le sketch Renzo e Luciana de Mario Monicelli. Umiliani y retrouve un cinéaste avec lequel il a déjà travaillé, tandis que la même période le mène vers d’autres signatures du cinéma italien, de Franco Rossi à Ugo Gregoretti. Le compositeur avance ainsi au cœur d’un réseau de réalisateurs très actif, sans se cantonner à une seule tonalité ni à un seul format.

En 1964, il écrit la musique des « Plus Belles Escroqueries du monde », sketch La Feuille de route d’Ugo Gregoretti, puis de « Hold-up à la milanaise » de Nanni Loy. La même année, « Les Hurleurs » de Lucio Fulci et « Arizona Bill » de Mario Bava complètent un ensemble où reviennent plusieurs noms du cinéma populaire italien. À travers ces films, sa musique accompagne des récits aux formes diverses, de la comédie criminelle à l’aventure, sans jamais se réduire à une seule couleur.

Comédies, espions et westerns

La seconde moitié des années 1960 l’entraîne vers une activité particulièrement dense. En 1965, il signe « Agent 3S3, passeport pour l’enfer » de Sergio Sollima, « Deux Mafiosi contre Goldginger » de Giorgio Simonelli, « Illégitime Défense » de Giuliano Montaldo et « La Vengeance de Lady Morgan » de Massimo Pupillo. Ces titres le placent au croisement du film d’espionnage, de la comédie et du fantastique gothique.

L’année suivante, il revient sur plusieurs fronts avec « Deux Bidasses et le Général » de Luigi Scattini, « Agent 3S3, massacre au soleil » de Sergio Sollima et « Duel dans le monde », coréalisé par Georges Combret et Luigi Scattini. Le nom d’Umiliani circule alors dans un cinéma européen très ouvert aux circulations de genre, où le compositeur peut passer d’un récit d’espionnage à une farce militaire sans changer de territoire créatif.

En 1967, il participe à « Quand les vautours attaquent » de Nando Cicero et « Du rififi à Amsterdam » de Sergio Grieco. Puis vient 1968, année de « Mah-nà mah-nà », écrite pour Suède, enfer et paradis de Luigi Scattini et Massimo Pupillo. La chanson, interprétée par Alessandro Alessandroni, quitte le film pour circuler largement par des reprises et des usages télévisés, jusqu’à devenir l’un des titres les plus identifiables associés à son nom.

Les années 1970 et la circulation d’une musique

Au début des années 1970, Umiliani reste présent sur des productions qui vont de l’aventure au fantastique. En 1970, il signe la musique de « L’Île de l’épouvante », puis poursuit avec « La bella e la bestia » en 1977 et « Follie di notte » en 1978. Cette période montre un compositeur sollicité sur des films très différents, souvent portés par des réalisateurs déjà croisés auparavant.

En parallèle, ses travaux pour la comédie continuent avec « La prof donne des leçons particulières » en 1975, « Voluptueuse Laura » en 1976, puis « La Toubib aux grandes manœuvres » en 1977 et « La Toubib prend du galon » en 1978. Le contraste entre les titres dit assez la variété des commandes qui lui parviennent, du cinéma de genre aux récits plus légers, sans que sa signature s’efface derrière les étiquettes des productions.

La décennie suivante le voit encore diriger l’orchestre de la RAI lors du Meeting per l’amicizia fra i popoli à Rimini, le 29 août 1981. Cette apparition publique confirme un musicien qui n’a pas abandonné le travail d’ensemble ni la direction, même après avoir laissé son nom attaché à une chanson devenue autonome par rapport au film d’origine.

Piero Umiliani meurt le 4 février 2001 à Rome, à 74 ans. Sa présence reste liée à des partitions de cinéma qui ont accompagné des œuvres de Mario Monicelli, Dino Risi, Luigi Comencini, Lucio Fulci, Mario Bava ou Sergio Sollima, et à une chanson, « Mah-nà mah-nà », passée bien au-delà de son premier contexte. Le compositeur florentin a laissé une empreinte durable dans la musique de film italienne, sans quitter le terrain du jazz qui l’avait attiré dès ses années de formation.

Filmographie de Piero Umiliani

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Le Pigeon (1958) - Affiche
8.1 / 10
Le Pigeon
original music composer
Boccace 70 (1962) - Affiche
6.9 / 10
Boccace 70
original music composer
L'Agent (1960) - Affiche
7.4 / 10
L'Agent
original music composer
L'Île de l'épouvante (1970) - Affiche
5.7 / 10
L'Île de l'épouvante
original music composer
Hold-up à la milanaise (1959) - Affiche
6.9 / 10
Hold-up à la milanaise
original music composer
La Toubib aux grandes manœuvres (1977) - Affiche
5 / 10
La Toubib aux grandes manœuvres
original music composer

Galerie photos de Piero Umiliani

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

2004
Passe devant, je te suis (1982) - Affiche
original music composer
1982
Qui c'est ce mec ? (1981) - Affiche
original music composer
1981
Quando la coppia scoppia (1981) - Affiche
original music composer
1981
Dolce gola (1981) - Affiche
1981
La Toubib prend du galon (1978) - Affiche
original music composer
1978
Io tigro, tu tigri, egli tigra (1978) - Affiche
original music composer
1978