Jack A. Marta: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jack A. Marta en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
139
œuvres recensées
139 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1926
- Dernière année recensée
- 1977
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1927, Jack A. Marta apparaît au générique de « Les Amours de Carmen » de Raoul Walsh comme premier assistant opérateur. L’année suivante, il passe à la direction de la photographie sur « La Danse rouge », toujours pour Walsh, avec Charles Farrell et Dolores del Río. Né en 1903 à Laurin, dans le Montana, mort en 1991 à Sheridan, il signe ensuite des images pour le cinéma américain pendant plus de quatre décennies.
Des débuts chez Raoul Walsh
Le premier nom qui revient dans sa filmographie est celui de Raoul Walsh. Jack A. Marta travaille d’abord comme premier assistant opérateur sur « Les Amours de Carmen » en 1927, version muette avec Dolores del Río, Don Alvarado et Victor McLaglen. L’année suivante, il devient chef opérateur sur « La Danse rouge », encore sous la direction de Walsh.
Cette bascule de fonction intervient tôt. Elle le place d’emblée dans un cinéma de studio où la prise de vues suit des productions rapides, souvent tournées à flux tendu. Raoul Walsh revient plus tard dans sa carrière avec « L’Escadron noir » en 1940, film où Jack A. Marta retrouve John Wayne et Roy Rogers aux côtés de Claire Trevor et Walter Pidgeon.
Avant cela, il a déjà signé plusieurs images dès 1935, année où son nom apparaît sur « Waterfront Lady », « Behind the Green Lights », « Streamline Express », « L’Île des rayons de la mort » et « Confidential ». Le rythme est posé très vite. Il travaille alors sur des productions diverses, sans quitter l’appareil du cinéma populaire de l’époque.
Westerns, chevaux et tournages rapides
À partir de 1935 et jusqu’en 1977, Jack A. Marta dirige les prises de vues d’environ 200 films américains, majoritairement des westerns. Il photographie John Wayne, Roy Rogers, Barbara Stanwyck, Jane Russell, George Brent, Barry Sullivan ou Lee Marvin dans des œuvres qui appartiennent à ce vaste territoire de production.
Avec George Sherman, il signe « Les Cavaliers de la nuit » en 1939, avec John Wayne et Ray Corrigan. Avec Joseph Kane, il retrouve Barbara Stanwyck et Barry Sullivan sur « La Horde sauvage » en 1956. Avec Allan Dwan, il cadre « La Femme aux revolvers » en 1952, avec Jane Russell et George Brent. Le lien avec ces réalisateurs tient moins à une école qu’à une manière de travailler: avancer vite, produire beaucoup, maintenir une tenue visuelle stable.
Jack A. Marta signe aussi « La Belle du Montana » en 1952, « Quand le clairon sonnera » en 1955, « Lisbon » en 1956, « L’araignée vampire » en 1958 et « Cat Ballou » en 1965. Ces titres dessinent un long passage dans l’Ouest filmé, où la lumière doit servir des décors, des chevaux, des routes et des visages marqués par l’action.
La caméra se tourne souvent vers John Wayne. Elle s’attarde sur lui dans « La Ruée sanglante » en 1943, réalisé par Albert S. Rogell et partagé avec Martha Scott et Albert Dekker. Elle le retrouve plus tôt dans « Les Cavaliers de la nuit » et, avec Roy Rogers, dans « L’Escadron noir ». D’un titre à l’autre, Jack A. Marta accompagne une même géographie cinématographique, faite de plaines, de ranchs et de confrontation.
Des drames à la science-fiction
Son activité ne se limite pas au western. Dès ses deux premiers films de chef opérateur, il touche au drame, puis il passe à la comédie avec « Un homme a disparu » de Michael Curtiz en 1937, avec Errol Flynn et Joan Blondell. Le même opérateur se retrouve ensuite sur des productions de genre très différentes, de la série B fantastique au récit criminel.
En 1941, il photographie « Mountain Moonlight ». L’année suivante, il signe « Sacramento » et « Les Tigres volants », puis en 1946 « Une fille perdue » de Alfred Santell, avec James Dunn et Mona Freeman. Ces films le font circuler dans des espaces narratifs différents sans l’éloigner longtemps de l’industrie des studios.
La science-fiction entre plus franchement dans cette liste avec « Beginning of the End » de Bert I. Gordon en 1957, avec Peter Graves. Jack A. Marta photographie alors un cinéma de menace et d’expérience, loin des plaines de western, mais toujours dans une logique de production rapide où l’image doit tenir la cadence du récit.
La télévision et les téléfilms
À la télévision, Jack A. Marta intervient sur neuf séries entre 1960 et 1980. La première est « Route 66 », pour vingt et un épisodes de 1960 à 1963. La dernière est « Hawaï police d’État », pour treize épisodes de 1979 à 1980. Entre ces deux bornes, il passe d’un format à l’autre sans changer de domaine d’expertise.
En parallèle, il contribue à treize téléfilms entre 1969 et 1973. Le plus connu est « Duel », réalisé par Steven Spielberg en 1971. Le film tient une place particulière dans sa filmographie télévisuelle, parce qu’il concentre en un seul objet la tension d’un récit routier et le travail de cadrage d’un opérateur rompu aux formats serrés.
Dans cette période, Jack A. Marta reste fidèle aux genres de mouvement. La route, l’affrontement, la circulation des véhicules et le découpage nerveux dominent. Quelques mois plus tard, la même logique se retrouve dans « Justice sauvage » en 1973, puis dans « La trahison se paie cash » en 1975, deux titres qui prolongent sa présence jusque dans la décennie 1970.
Un nom durable dans l’image américaine
Jack A. Marta a travaillé sous plusieurs formes de crédit, dont John A. Marta, Jack Marta et John Marta. Cette variation n’efface pas l’unité d’un métier tenu sur la durée. Elle accompagne un opérateur présent sur des tournages de studio, des westerns, des comédies, du drame, de la science-fiction et des séries télévisées.
Son activité s’étire de 1927 à 1980 dans les formats conservés ici. Les repères les plus visibles restent Raoul Walsh, John Wayne, Roy Rogers, Joseph Kane, Allan Dwan, Michael Curtiz, Bert I. Gordon et Steven Spielberg. Ils dessinent un réseau de collaborations qui traverse plusieurs décennies de cinéma américain sans qu’un même type de production n’épuise son travail.
Mort en 1991, à l’âge de 88 ans, Jack A. Marta laisse une signature étendue dans l’image de studio. Elle passe par l’Ouest, le drame, la comédie, l’aventure et la télévision, avec des titres comme « Cat Ballou », « Un homme a disparu », « L’Escadron noir » et « Duel » qui suffisent à en mesurer l’ampleur.
Filmographie de Jack A. Marta
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