Luis Alcoriza: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Luis Alcoriza en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
98
œuvres recensées
98 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1942
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1949, Luis Alcoriza apparaît au générique de « Los olvidados: pitié pour eux », de Luis Buñuel, après plusieurs participations à des films mexicains où son nom circule déjà dans l’écriture. Né à Badajoz le 5 septembre 1918 et mort à Cuernavaca le 3 décembre 1992, il reste l’une des plumes qui ont le plus durablement accompagné le cinéma mexicain d’après-guerre. Son travail se lit dans une série de collaborations avec Buñuel, mais aussi dans une activité de réalisateur qui prend forme à partir de 1960.
Luis Alcoriza et les années mexicaines
Le départ vers le Mexique survient au moment de la guerre civile espagnole. Il grandit dans un milieu de comédiens espagnols, puis entre par le théâtre et le cinéma dans un monde professionnel qu’il connaît déjà de l’intérieur. En 1945, il apparaît dans « María Magdalena » et « Reina de reinas » de Miguel Contreras Torres, deux rôles qui l’installent devant la caméra avant que l’écriture ne prenne le dessus.
L’apprentissage du scénario se fait auprès de Norman Foster. Dès lors, Luis Alcoriza devient un collaborateur régulier de Luis Buñuel, avec huit films partagés. Cette relation donne plusieurs jalons du cinéma mexicain de la période, depuis « Le Grand Noceur » en 1949 jusqu’à « La fièvre monte à El Pao » en 1959, en passant par « Los olvidados: pitié pour eux », « L’Enjôleuse », « Tourments », « La Mort en ce jardin » et « L’Ange exterminateur ».
Son nom reste lié à des films où l’écriture porte autant la tension dramatique que l’observation sociale. « El », en 1953, mentionne à la fois l’adaptation et le scénario. « Les Aventures de Robinson Crusoé », en 1954, s’ajoute à cette série de travaux où l’écriture occupe une place constante. La même décennie le voit signer « El hambre nuestra de cada día » en 1960, « Escuela de rateros » en 1958 et « Fe » en 1974.
L’écriture avec Buñuel
Le scénario de « Los olvidados: pitié pour eux » en 1950 marque une étape décisive. Le film place Alcoriza dans un compagnonnage durable avec Buñuel, dont il écrit ou coécrit ensuite plusieurs œuvres. Le tandem se retrouve sur « El » en 1953, puis sur « Les Aventures de Robinson Crusoé » l’année suivante, avant « La Mort en ce jardin » en 1956 et « La fièvre monte à El Pao » en 1959.
« L’Ange exterminateur », en 1962, porte son nom au crédit de l’histoire. Cette collaboration tardive prolonge une complicité d’écriture déjà bien installée. Les films précédents montrent un auteur capable de passer du scénario à l’adaptation, sans quitter le terrain du récit structuré. Le lien avec Buñuel traverse alors près de quinze années, depuis les premières pages de l’immédiat après-guerre mexicain jusqu’aux débuts des années 1960.
Par ailleurs, d’autres titres jalonnent cette activité avec une nette concentration dans les années 1950. « El Siete Machos » en 1951, « Carnes de presidio » en 1952, « La ilusión viaja en tranvía » en 1954 ou « La vida no vale nada » en 1955 prolongent une présence régulière dans la production mexicaine. Le crédit d’écriture ne correspond pas à une simple accumulation, mais à une place de travail continue dans un cinéma alors très productif.
Le passage à la réalisation
« Los jóvenes », en 1960, ouvre sa carrière de réalisateur. Le film décrit l’univers des adolescents de la capitale et lui permet de s’installer derrière la mise en scène sans rompre avec le monde qu’il connaît déjà par l’écriture. L’année suivante, « Tlayucan » prolonge ce mouvement, puis « Pêcheurs de requins » en 1962 et « Toujours plus loin » en 1964 composent une série souvent rapprochée par la critique pour son attention aux cultures indigènes et aux rapports de domination.
À cette époque, le cinéma mexicain traverse une période de crise, et Alcoriza y impose une manière de filmer plus ancrée dans la réalité sociale du pays. « Tarahumara », titre français de « Toujours plus loin », poursuit cette ligne en 1964. La décennie suivante le voit revenir à la réalisation avec « La puerta » en 1969, où il signe aussi le scénario, puis avec « Fe » en 1974, qui appartient encore à cette activité de cinéaste commencée quatorze ans plus tôt.
Le travail de mise en scène ne remplace pas l’écriture. Il s’y superpose. Les deux fonctions se croisent dans « La puerta », comme plus tôt dans « Los jóvenes » ou « Hambre nuestra de cada día ». Cette manière de tenir les deux bouts du métier dessine une pratique où le récit, la structure et la direction des acteurs demeurent liés à une même exigence de fabrication.
Les années 1960 et 1970, entre scénario et caméra
Les années 1960 et 1970 concentrent ses fonctions de scénariste et de réalisateur. « El esqueleto de la señora Morales », en 1960, s’ajoute à la liste de ses travaux d’écriture de la période. « Escuela de rateros », en 1958, garde la même place dans ce réseau de collaborations qui précède et accompagne son passage à la mise en scène. Luis Alcoriza travaille alors sur des films d’origines et de genres différents, sans se fixer à un seul type de production.
La suite confirme une pratique régulière jusqu’à la fin des années 1980, période qui marque la borne de son activité. Les œuvres rattachées à 1968, « La puerta y la mujer del carnicero » et « Romeo contra Julieta », montrent une présence persistante dans le cinéma mexicain à la charnière de deux décennies. « El hambre nuestra de cada día » en 1960 et « Fe » en 1974 complètent un ensemble où l’écriture garde la première place.
Son activité s’étend de 1946 à 1989. Cette durée ne se lit pas comme une suite uniforme, mais comme une circulation constante entre plusieurs métiers du cinéma. Acteur à ses débuts, scénariste ensuite, réalisateur à partir de 1960, Luis Alcoriza laisse une œuvre attachée à des films précis plutôt qu’à une étiquette unique.
Films et séries écrits par Luis Alcoriza
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Galerie photos de Luis Alcoriza
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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