Mario Serandrei: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mario Serandrei en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
235
œuvres recensées
235 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1931
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, La terre tremble place Mario Serandrei au montage d’un film de Luchino Visconti qui compte parmi les jalons du cinéma italien d’après-guerre. Le chef monteur, né à Naples le 23 mai 1907 et mort à Rome le 17 avril 1966, traverse ensuite les années 1950 et 1960 en travaillant sur des œuvres de Visconti, mais aussi de Dino Risi, Francesco Rosi, Federico Fellini ou Mario Bava.
Des débuts au montage
En 1931, Mario Serandrei apparaît au générique de Cour d’assises, réalisé par Guido Brignone, où il intervient comme assistant réalisateur et coscénariste. Le nom revient ensuite de façon épisodique dans ces fonctions jusqu’en 1960, avant que le montage ne prenne toute la place à partir de 1939.
Cette bascule s’amorce avec Une aventure de Salvator Rosa, signé Alessandro Blasetti en 1939. Le même mouvement se prolonge l’année suivante avec L’Intruse de Mario Mattoli, puis en 1941 avec La Couronne de fer de Blasetti et L’Enfant du meurtre de Ladislas Vajda.
En 1942, Jour de noces de Raffaello Matarazzo s’ajoute à cette série. L’année 1943 apporte Les Amants diaboliques de Luchino Visconti, Dernier Amour de Gianni Franciolini et Ti conosco, mascherina! d’Eduardo De Filippo, puis 1944 voit passer Chapeau de curé de Ferdinando Maria Poggioli.
Visconti et l’après-guerre
En 1945, Mario Serandrei travaille sur Jours de gloire, documentaire coréalisé par Giuseppe De Santis, Marcello Pagliero et Luchino Visconti, puis sur Il sole di Montecassino de Giuseppe Maria Scotese. L’année suivante, Malacarne de Pino Mercanti poursuit cette présence régulière dans le cinéma italien de l’immédiat après-guerre.
En 1947, il monte Ultimo amore de Luigi Chiarini, où il signe aussi la coscénarisation, puis Chasse tragique de Giuseppe De Santis. Le passage à 1948 ramène Visconti avec La terre tremble, film tourné dans un dispositif de coproduction qui élargit déjà son terrain de travail.
L’année 1949 le retrouve sur Au-delà des grilles de René Clément, coproduction franco-italienne, puis sur Fabiola d’Alessandro Blasetti et Le Chevalier de la révolte. À la charnière des années 1950, le montage devient le cœur de son activité, avec des films où se croisent mélodrame, comédie et chronique historique.
Les années 1950, de Blasetti à Fellini
En 1950, il travaille sur Fra Diavolo de Mario Soldati, Toselli de Duilio Coletti, Police en alerte de Franco Rossi et Sa Majesté monsieur Dupont d’Alessandro Blasetti. L’année suivante, Le Fils de personne de Raffaello Matarazzo prolonge cette présence dans le cinéma populaire italien.
La cadence se maintient en 1952 avec Amour et Jalousie, Vengeance sarde, Chair inquiète, Le Roman de ma vie, Heureuse Époque, Les Chemises rouges et I morti non pagano le tasse. L’année 1953 ajoute Pain, Amour et Fantaisie de Luigi Comencini, Larmes d’amour de Raffaello Matarazzo et Spartacus de Riccardo Freda.
En 1954, Mario Serandrei monte Continent perdu, La Pensionnaire, Café chantant, Senso, Théodora, impératrice de Byzance, Scandale à Milan et Pain, Amour et Jalousie. Deux ans plus tard, Le Signe de Vénus, Il bidone et Pain, amour, ainsi soit-il le placent auprès de Dino Risi et Federico Fellini, puis Les Week-ends de Néron et Pauvres mais beaux prolongent la série en 1956.
Les grandes collaborations des années 1960
En 1957, Nuits blanches de Luchino Visconti s’ajoute à sa liste de collaborations récurrentes avec le cinéaste. La même période voit aussi Ces sacrés étudiants de Luigi Filippo D’Amico, avant La Maja nue, Voyage de plaisir et Le Défi en 1958.
L’année 1959 apporte Esterina, puis 1960 aligne Rocco et ses frères de Visconti. Dans la foulée, 1961 le retrouve sur Les Travaux d’Hercule, L’Esclave du pharaon et Hercule contre les vampires, trois titres qui témoignent d’un travail mené sur des productions très différentes par leur format et leur ton.
En 1962, Boccace 70 prolonge la même diversité, avant Le Guépard en 1963 et Le Mari de la femme à barbe en 1964. Mario Serandrei signe enfin le montage de La Bataille d’Alger en 1966, année de sa mort à Rome.
Autour d’un métier précis
Mario Serandrei reste lié à une pratique où la régularité compte autant que les rencontres. Les noms de Blasetti, Visconti, Risi, Fellini, Rosi, Matarazzo, Chiarini ou De Santis reviennent dans sa filmographie et dessinent un réseau de fidélités professionnelles sur plus de 3 décennies.
Son activité ne se limite pas au montage. Il intervient aussi, à divers moments, comme assistant réalisateur et scénariste, dès Cour d’assises en 1931, puis sur quelques œuvres ultérieures où ces fonctions se croisent avec son travail principal.
La mort survient le 17 avril 1966, alors que La Bataille d’Alger vient encore d’ajouter un titre à cette liste. Entre Naples et Rome, entre les débuts de 1931 et la dernière année, Mario Serandrei laisse l’image d’un monteur présent dans des films très différents, sans quitter le cœur technique du cinéma italien.
Filmographie de Mario Serandrei
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