Roberto Rossellini: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Roberto Rossellini en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
76
œuvres recensées
70 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1977
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Roberto Rossellini naît à Rome le 8 mai 1906 et s’inscrit très tôt dans l’écosystème du cinéma italien des années 1930, à un moment où l’industrie se structure autour des studios et d’une production de plus en plus encadrée par le régime. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2006) En 1937, il signe son premier documentaire, Prélude à l’après-midi d’un faune, qui l’inscrit dans un champ encore marginal mais en plein essor, celui du film documentaire d’auteur. (Source : SFCRiga, s.d.) Peu après, il est appelé comme assistant de Goffredo Alessandrini sur Luciano Serra pilota, succès notable du cinéma italien de l’entre-deux-guerres, ce qui lui permet d’acquérir une expérience concrète de la mise en scène dans un cadre de production important. (Source : SFCRiga, s.d.) En 1940, il assiste également Francesco De Robertis sur Uomini sul fondo, confirmant son intégration progressive dans un réseau de réalisateurs liés à l’évolution du film de guerre et du film de propagande en Italie. (Source : SFCRiga, s.d.) Ce parcours d’assistant et de documentariste prépare la bascule vers ses réalisations de long métrage au début des années 1940, moment charnière où il commence à définir un langage qui sera ensuite associé au néoréalisme. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2006)
Les années 1940 : affirmation d’un auteur
Au milieu des années 1940, Roberto Rossellini s’impose comme l’une des figures centrales du renouveau du cinéma italien, notamment avec Roma città aperta (1945), souvent cité comme un film fondateur du néoréalisme par son tournage en décors naturels et son attention à la vie quotidienne sous l’Occupation. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2006) Ce film reçoit le Grand Prix du Festival de Cannes en 1946, ce qui contribue à installer son nom sur la scène internationale dès l’après-guerre. (Source : IMDb, Awards) Il enchaîne avec Paisà (Paisan, 1946), dont le scénario est coécrit avec, entre autres, Federico Fellini et Sergio Amidei, et qui lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur scénario original en 1950, confirmant la reconnaissance américaine de son travail. (Source : IMDb, Awards) Paisà obtient également le Ruban d’argent du meilleur réalisateur décerné par le Syndicat national des journalistes de cinéma italiens en 1947, renforçant son statut au sein de la profession en Italie. (Source : IMDb, Awards) Avec Germania anno zero (Germany Year Zero, 1948), qui remporte le Grand Prix et un prix du scénario au Festival de Locarno, il poursuit l’exploration des ruines matérielles et morales de l’Europe d’après-guerre, en tournant cette fois dans un Berlin dévasté. (Source : IMDb, Awards)
Collaborations, néoréalisme et tournant des années 1950
Au tournant des années 1950, Roberto Rossellini consolide des collaborations déterminantes avec des scénaristes comme Federico Fellini et Sergio Amidei, qui participent à la construction de récits fragmentés et ancrés dans la réalité sociale, notamment sur Paisà. (Source : IMDb, Awards) Il réalise également Francesco, giullare di Dio (Flowers of St. Francis, 1950), qui revisite la figure de saint François d’Assise à travers une suite d’épisodes, prolongeant son intérêt pour une mise en scène épurée et une direction d’acteurs souvent centrée sur des non-professionnels. (Source : Encyclopedia.com, s.d.) Par ailleurs, il entame à la fin des années 1940 une collaboration décisive avec Ingrid Bergman, inaugurée par Stromboli, terra di Dio (tourné en 1949, sorti en 1950), dont le tournage sur l’île de Stromboli est marqué par l’éruption du volcan, événement intégré au récit et à l’esthétique du film. (Source : SFCRiga, s.d.) Cette collaboration se poursuit avec Europa ’51 (1952) et Viaggio in Italia (Journey to Italy, 1954), films qui déplacent son cinéma vers une dimension plus introspective, centrée sur la crise existentielle et le couple, tout en conservant une attention aux lieux et aux gestes du quotidien. (Source : BFI, 2024) Ces œuvres, souvent commentées par la critique, contribuent à la relecture de son parcours au-delà du seul néoréalisme, en le rapprochant d’une modernité formelle qui influencera des cinéastes tels que Michelangelo Antonioni. (Source : BFI, 2024)
Travail au cinéma dans les années 1950 et 1960
Durant les années 1950, Roberto Rossellini alterne projets intimistes et films de plus grande envergure, en explorant des récits politiques, religieux ou historiques. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2006) Il réalise notamment Europa ’51 et Viaggio in Italia, puis La paura (Fear, 1954), poursuivant son travail avec Ingrid Bergman sur une série de films où l’espace urbain ou rural devient un élément central de la dramaturgie. (Source : SFCRiga, s.d.) En 1959, il signe Il generale Della Rovere (General Della Rovere), qui obtient le Lion d’or à la Mostra de Venise et plusieurs distinctions au San Francisco International Film Festival, dont les prix du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario, attestant de la portée internationale de cette œuvre située dans le contexte de la résistance italienne. (Source : IMDb, Awards) Quelques années plus tard, il réalise Anima nera (1962), présenté à Venise sous le titre anglais The Betrayer et nommé pour le Lion d’or, ce qui témoigne de la continuité de sa présence dans les grands festivals, même lorsque la réception critique se fait plus contrastée. (Source : IMDb, Awards) Parallèlement, il multiplie des projets où l’histoire récente ou l’histoire religieuse servent de cadre à une réflexion sur le pouvoir, la morale et la responsabilité individuelle, préparant ainsi son passage vers la télévision. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2006)
Passage et contribution à la télévision
À partir de la fin des années 1950, Roberto Rossellini investit progressivement le médium télévisuel, qu’il considère comme un espace privilégié pour développer des séries historiques et pédagogiques. (Source : Encyclopedia.com, s.d.) Il réalise la mini-série L’India vista da Rossellini (1959), qui propose un regard documentaire et didactique sur le sous-continent, et amorce ainsi une orientation vers des œuvres de longue durée conçues pour la télévision. (Source : Wikipedia, s.d.) En 1964, il poursuit cette démarche avec L’Età del ferro, mini-série où il explore l’histoire de la révolution industrielle et de la modernité technique, confirmant son intérêt pour la vulgarisation historique. (Source : Encyclopedia.com, s.d.) Il enchaîne ensuite avec Atti degli apostoli (1969), une mini-série d’environ six heures tournée notamment en Tunisie, qui retrace les débuts du christianisme à partir du texte biblique des Actes des Apôtres. (Source : Encyclopedia.com, s.d.) Dans les années 1970, il supervise ou signe d’autres projets télévisuels comme La lotta dell’uomo per la sua sopravvivenza (1970) ou L’Età di Cosimo de’ Medici (1973), confirmant un tournant durable vers un cinéma de télévision où la dimension didactique et historique occupe le premier plan. (Source : Wikipedia, s.d.)
Approche historique et œuvres tardives
Au milieu des années 1960, Roberto Rossellini réalise pour la télévision La Prise de pouvoir par Louis XIV (La Prise de pouvoir par Louis XIV, 1966), qui s’attache de manière minutieuse aux gestes, aux rituels et aux conditions matérielles du pouvoir monarchique, et qui sera largement commenté par la critique pour sa précision historique. (Source : IMDb, Filmography) Ce téléfilm s’inscrit dans une série de portraits historiques qui culminent avec des projets tels que Socrate (1970), où il met en scène le philosophe dans un dispositif sobre, privilégiant le dialogue et la reconstitution des contextes. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2006) Son travail télévisuel s’étend ainsi jusqu’à la fin des années 1970, avec une concentration sur des figures et des moments-clés de l’histoire politique, scientifique ou religieuse, qu’il traite selon une esthétique de dépouillement et de continuité des plans. (Source : Encyclopedia.com, s.d.) Cette orientation, amorcée dès les années 1950 avec certains films historiques ou religieux, se systématise dans ses œuvres tardives, au point que la télévision devient son médium principal à partir de 1964. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2006) Dans ce cadre, il occupe une position singulière, entre le cinéma d’auteur issu du néoréalisme et une pratique audiovisuelle proche du film-essai didactique. (Source : Encyclopedia.com, s.d.)
Réception critique et distinctions professionnelles
La carrière de Roberto Rossellini est marquée par une série de distinctions nationales et internationales qui jalonnent son parcours de la période néoréaliste à ses travaux plus tardifs. (Source : IMDb, Awards) Dès 1946, Roma città aperta reçoit le Grand Prix du Festival de Cannes, ce qui établit un lien durable entre son œuvre et la reconnaissance des grands festivals européens. (Source : IMDb, Awards) Paisà obtient le Ruban d’argent du meilleur réalisateur en 1947 et est récompensé en 1950 par le Kinema Junpo Award du meilleur film en langue étrangère, signalant aussi l’attention portée à son travail au Japon. (Source : IMDb, Awards) Germania anno zero remporte en 1948 le Grand Prix et le prix du scénario à Locarno, tandis que Il generale Della Rovere décroche le Lion d’or à Venise en 1959, ainsi que plusieurs Golden Gate Awards à San Francisco, ce qui souligne la diffusion de ses films sur plusieurs continents. (Source : IMDb, Awards) Dans les années 1950 et 1960, des œuvres comme Viaggio in Italia, Amore, La paura ou La Prise de pouvoir par Louis XIV sont régulièrement distinguées ou classées dans les palmarès de la revue Cahiers du cinéma, attestant d’un dialogue constant entre son cinéma et la critique française. (Source : IMDb, Awards)
Influence et collaborations artistiques
Roberto Rossellini occupe une place centrale dans l’histoire du cinéma d’après-guerre, notamment par l’influence exercée sur des cinéastes comme Federico Fellini, qui fait ses débuts comme scénariste à ses côtés avant d’émerger comme réalisateur dans les années 1950. (Source : Encyclopaedia Britannica, 2006) Ses collaborations avec Ingrid Bergman, sur des films tels que Stromboli, Europa ’51 et Viaggio in Italia
Films et séries réalisés par Roberto Rossellini
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Roberto Rossellini
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.





























































