George W. Davis: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de George W. Davis en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
148 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 1972
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, George W. Davis reçoit l’Oscar des meilleurs décors pour « Ève », de Joseph L. Mankiewicz. Né le 17 avril 1914 à Kokomo, dans l’Indiana, il travaille alors déjà depuis plusieurs années pour la 20th Century Fox. Le nom de George Davis apparaît ensuite dans une série de productions où l’art direction s’attaque à des récits très différents, du drame au fantastique.
Des plateaux de Warner à la Fox
Avant les studios hollywoodiens, George W. Davis commence comme artiste de music-hall pour Warner Brothers Studio. La Seconde Guerre mondiale interrompt cette activité, puisqu’il s’engage dans les Marines et en revient avec le grade de colonel. À son retour, il travaille comme décorateur pour Joseph L. Mankiewicz à la 20th Century Fox.
Cette collaboration passe d’abord par « L’Aventure de madame Muir » en 1947, puis par « La Maison des étrangers » en 1949, « La porte s’ouvre » en 1950 et « L’Affaire Cicéron » en 1952. Ces titres installent un dialogue régulier avec Mankiewicz, au moment où les grands studios façonnent encore leurs décors à grande échelle.
George W. Davis obtient 17 nominations aux Oscars. La récompense de 1951 pour « Ève » reste la seule victoire mentionnée, mais elle s’inscrit dans une série de distinctions qui accompagne ses travaux chez Fox. À la même époque, son nom figure sur « David et Bethsabée » en 1951 et « La Tunique » en 1953, deux productions très différentes par leurs cadres et leurs ambitions visuelles.
L’époque Fox et les grandes productions
Le début des années 1950 place George W. Davis sur des projets où la direction artistique tient une place centrale. « La Tunique », réalisée par Henry Koster en 1953, figure parmi les titres les plus visibles de cette période. Le même mouvement le conduit vers « Le Grand Imprésario » la même année, puis vers « La Colline de l’adieu » en 1955.
En 1955, il travaille aussi sur « Sept ans de réflexion » de Billy Wilder. Quelques mois plus tard, « Drôle de frimousse » en 1957 prolonge cette présence dans des films très identifiés par leur mise en scène et leur fabrication visuelle. Davis y intervient au niveau des espaces, des volumes et de l’organisation matérielle du cadre, sans que son apport se réduise à un seul genre.
L’année 1959 confirme une activité soutenue avec « Un mort récalcitrant », « Cette terre qui est mienne » et « Le Journal d’Anne Frank ». Ce dernier titre, réalisé par George Stevens, figure parmi les films notables associés à son nom. Sur cette période, la collaboration avec Henry King revient aussi à plusieurs reprises, de « L’Orphelin de la mer » en 1948 à « Cette terre qui est mienne ».
Le tournant télévisé de 1959
En 1959, George W. Davis rejoint la Metro-Goldwyn-Mayer comme directeur artistique, en remplacement de William A. Horning, avec Hans Peters comme assistant. Cette même année, son travail s’étend à la télévision avec une série de programmes dont les épisodes se comptent par dizaines. Philip Marlowe totalise 26 épisodes, Bonne chance M. Lucky 34, Alcoa Presents: One Step Beyond 64, The Lawless Years 35 et Peter Gunn 76.
Le basculement ne rompt pas son lien avec les studios, il déplace plutôt son champ d’action vers des formats plus variés. La même saison, son nom demeure attaché à « Le Journal d’Anne Frank » au cinéma, tandis que les séries réclament une organisation différente des décors et des espaces de tournage.
À partir de là, la MGM ouvre une nouvelle phase de sa carrière. Les films de la décennie suivante montrent une présence continue sur des productions de prestige ou de large diffusion, avec des titres comme « La Machine à explorer le temps » en 1960, « Les Révoltés du Bounty » et « La Conquête de l’Ouest » en 1962, puis « Le Point de non-retour » en 1967.
La MGM, terrain d’ampleur
Chez MGM, George W. Davis signe plusieurs films dont les cadres imposent des dispositifs très contrastés. « La Machine à explorer le temps » en 1960 l’emmène vers la science-fiction de George Pal, tandis que « La Conquête de l’Ouest » en 1962 réunit Henry Hathaway, John Ford et George Marshall autour d’un récit à plusieurs mains. La même année, « Les Révoltés du Bounty » de Lewis Milestone et « Coups de feu dans la Sierra » de Sam Peckinpah confirment une activité soutenue.
D’autres titres jalonnent cette phase, parmi lesquels « Mon Martien Favori » en 1963, « La Reine du Colorado » en 1964, « Le Kid de Cincinnati » en 1965 et « Le Chevalier des sables » la même année. George Sidney, Charles Walters, Norman Jewison et Vincente Minnelli figurent parmi les réalisateurs associés à ces décors, ce qui montre l’étendue des collaborations menées dans l’orbite des grands studios.
La suite reste nourrie par des films comme « Énigme à 4 inconnues » en 1966, « Le Pistolero de la rivière rouge » et « Le Point de non-retour » en 1967, puis « Les Souliers de saint Pierre » en 1968. En 1969, « La Valse des truands » prolonge cette liste, avant « Brewster McCloud » et « Des fraises et du sang » en 1970.
Les dernières années de travail
Les dernières années recensées montrent une activité encore étendue dans des registres variés. « The Eleventh Hour » en 1962, « The Islanders » en 1960 et « The Wonderful World of the Brothers Grimm » en 1962 complètent un ensemble où la télévision et le cinéma coexistent sans cloison nette. George W. Davis meurt le 3 octobre 1998 à Los Angeles, en Californie, à 84 ans.
Son nom reste attaché à une période où la direction artistique portait les studios sur des récits historiques, musicaux, policiers ou fantastiques. La liste des œuvres associées à George Davis couvre des films de Joseph L. Mankiewicz, Henry King, Billy Wilder, Stanley Donen, George Stevens, Anthony Mann, George Pal, Lewis Milestone et Sam Peckinpah, soit un faisceau de collaborations qui dit la confiance accordée à son travail.
La chronologie de ses crédits va de 1947 à 1970 et traverse l’âge des grands plateaux comme l’essor des séries. George W. Davis laisse derrière lui une présence régulière dans les productions hollywoodiennes de l’après-guerre, avec un Oscar et 17 nominations qui bornent une activité solidement ancrée dans le système des studios.
Filmographie de George W. Davis
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