Will Sasso: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Will Sasso en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
120
œuvres recensées
62 films · 58 séries
- Première année recensée
- 1990
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1997, Will Sasso passe cinq saisons dans MADtv, où ses sketchs le rendent rapidement repérable. Le comédien canadien, né le 24 mai 1975 à Ladner, en Colombie-Britannique, avait déjà commencé au cinéma quelques années plus tôt, dans des rôles de soutien. Une attention particulière se fixe bientôt sur ses imitations et sur sa manière de faire exister des personnages très différents dans un même cadre comique.
Les années MADtv
La série MADtv occupe le centre de sa visibilité entre 1997 et 2002. Will Sasso y travaille sur un format fondé sur la vitesse, la réplique, la mutation permanente des personnages. Le registre du sketch lui convient d’autant plus qu’il peut passer d’une silhouette à l’autre sans installer un personnage unique comme point fixe.
Cette période le rapproche aussi de la culture du catch professionnel. Il apparaît avec plusieurs promotions américaines de lutte, et un scénario de confrontation avec Bret Hart, lancé le 6 février 1999 dans un épisode de MADtv, déborde jusqu’à WCW Monday Nitro. Le 7 février 2002, il se retrouve encore lié à la WWE dans WWF SmackDown!, aux côtés de Chris Jericho et Steve Austin.
Loin d’être un simple détour, cette présence dans l’arène de la lutte prolonge son goût pour l’imitation et le jeu de contraste. La télévision, chez lui, ne sert pas seulement à faire rire ; elle devient un terrain de collision entre performance comique, corps exposé et culture populaire très codée.
Du cinéma de soutien aux rôles repérables
Dès 1994, Will Sasso apparaît dans « Ernest à l'école » de Coke Sams, puis dans « Ski School 2 » de David Mitchell la même année. « Malicious » d’Ian Corson et « Orky » de Rick Stevenson suivent en 1995, avant « Happy Gilmore » de Dennis Dugan en 1996, où il joue un déménageur.
Cette suite de rôles courts installe une présence régulière dans le cinéma comique des années 1990. Il passe par « L’Incroyable Voyage 2: À San Francisco » de David Richard Ellis, « The Sixth Man » de Randall Miller et « Brown’s Requiem » de Jason Freeland, avant « Belles à mourir » de Michael Patrick Jann en 1999 puis « Bêtes de scène » de Christopher Guest en 2000.
Le début des années 2000 maintient cette circulation. Il est de « Dawg » de Victoria Hochberg en 2002, puis de « L’Incroyable Histoire de Stewie Griffin » de Pete Michels et Peter Shin en 2005, où il prête sa voix à Randy Newman et James Lipton. Le passage au doublage élargit son champ sans rompre avec la mécanique comique qui nourrit ses premiers rôles.
La suite garde la même logique de dispersion précise. « Southland Tales » de Richard Kelly, « Papa, la Fac et moi » de Roger Kumble, « Lower Learning » de Mark Lafferty ou « Bébé mode d’emploi » de Greg Berlanti l’installent dans des films où il circule d’un rôle secondaire à l’autre sans se laisser enfermer dans une seule image.
La période Curly Howard
« Les Trois Corniauds » de Peter et Bobby Farrelly, sorti en 2012, lui offre Curly Howard. Le rôle reprend une tradition très connue de la comédie américaine et place Will Sasso dans un espace de mimicry physique et de tempo burlesque. Le film devient un point de repère dans sa filmographie, parce qu’il condense ce qu’il avait déjà développé à la télévision : l’art de l’excès réglé, du geste qui surprend, de la répétition transformée en effet comique.
Cette même année, il apparaît dans « Moving Day » de Mike Clattenburg. L’année suivante, il joue dans « My Movie Project » de Peter Farrelly, puis dans « L’erreur parfaite » de Jeremiah S. Chechik. Les années 2014 et 2015 poursuivent cette cadence avec « Hit by Lightning » de Ricky Blitt, « Beautiful Girl » de Steve Long, « Corner Gas: The Movie » de David Storey et « Russell Madness » de Robert Vince, où il prête sa voix à Hunk.
Le film des Farrelly modifie la lecture de son travail. Il ne s’agit plus seulement d’un invité récurrent des comédies américaines, mais d’un interprète capable de porter un personnage hérité, déjà inscrit dans une mémoire populaire. À partir de là, plusieurs projets le ramènent vers des rôles qui jouent sur la caricature assumée, du Père Noël de « A Miracle on Christmas Lake » en 2016 au Mountie Archambault de « Super Troopers 2 » en 2018.
Voix, séries et retours comiques
La télévision reste un axe continu avec « Less than Perfect » en 2002, où il joue Carl Monari, puis « ’Til Death » en 2006 dans le rôle de Russ. « October Road » en 2007, « The Cleveland Show » en 2009, « Another Period » en 2015 et « Georgie y Mandy - Su primer matrimonio » en 2024 prolongent cette présence sérielle, chaque fois dans des formats très différents.
Son travail de voix accompagne cette activité. Dans « The Cleveland Show », il est crédité comme acteur, et « Klaus » en 2019 lui confie la voix d’Aksel Ellingboe. La même logique se retrouve dans « Henchmen » en 2018, où il prête sa voix à Gluttonator, puis dans « Night of the Animated Dead » en 2021, où il incarne Sheriff McClelland.
Il revient aussi à des formats de jeu ou de présence publique avec « Celebrity Name Game » en 2014 et « Hollywood Game Night » en 2013, tous deux en tant que lui-même. Ces émissions déplacent le rapport au personnage vers une exposition plus directe, sans quitter l’axe comique qui traverse une grande partie de ses apparitions.
La décennie suivante maintient cette circulation entre écran et voix. « Army of One » de Larry Charles, « The Female Brain » de Whitney Cummings, « American Woman » de Jake Scott, « The Grizzlies » de Miranda de Pencier et « Inside Game » de Randall Batinkoff s’ajoutent à une liste où les films ne ressemblent jamais exactement les uns aux autres, mais où sa présence continue de passer par le même goût du décalage.
De 2020 à La Nuit des clowns
« Irresistible » de Jon Stewart, sorti en 2020, marque un nouveau passage dans une comédie politique de ton plus discret. « Boss Level » de Joe Carnahan et « Jeu dangereux, héritage meurtrier » de Sean McNamara arrivent ensuite en 2021 et 2022, avant « La Folle Histoire du monde II » en 2023, où il joue Fred.
La période récente le retrouve aussi dans « The Throwback » de Mario Garcia et « Deaner ’89 » de Sam McGlynn en 2024, puis dans « La Nuit des clowns » d’Eli Craig en 2025, où il interprète le Sheriff Dunne. « Happy Gilmore 2 » en 2025 le crédite en image d’archive comme Mover, tandis que « Office Romance » en 2026 lui donne le rôle de Larry.
La régularité de ces apparitions dessine une méthode simple. Will Sasso revient sans cesse vers des rôles capables d’absorber la farce, la parodie ou l’excès de situation, puis repart vers d’autres formes, du film de studio à la série, du doublage au caméo. Le résultat tient moins à une métamorphose spectaculaire qu’à une fidélité à une énergie comique précise, reconnaissable d’un projet à l’autre.
Films et séries avec Will Sasso
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Will Sasso
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Will Sasso
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

































