Larry Coryell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Larry Coryell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
5
œuvres recensées
5 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1977
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Larry Coryell, né le 2 avril 1943 à Galveston, Texas, s’impose dès les années 1960 comme l’une des figures marquantes de la guitare jazz aux États-Unis (Source : IMDb, 2017). Il grandit dans l’État de Washington et se forme dans le contexte des scènes rock et pop de Seattle, tout en étudiant parallèlement la guitare classique, ce qui l’amène à développer un vocabulaire technique hybride associant idiomes populaires et héritage jazz (Source : All About Jazz, 2023). À son arrivée à New York en 1965, il s’oriente plus nettement vers le jazz, intégrant un milieu où coexistent musiciens issus du hard bop, de l’avant-garde et des musiques amplifiées (Source : All About Jazz, 2023). Cette installation marque un tournant dans son parcours, puisqu’il y affine son jeu dans des formations déjà structurées avant d’en venir à diriger ses propres groupes (Source : All About Jazz, 2023). Dans ces premières années new-yorkaises, sa démarche consiste à intégrer dans un cadre jazz les influences du blues électrique, de la culture rock et d’une approche harmonique plus savante, ce qui le place rapidement dans les discussions autour des premiers développements de la fusion (Source : Wikipédia, 2005).
Débuts professionnels et collaborations fondatrices
Installé à New York, Larry Coryell est recruté au sein du quintette de Chico Hamilton, où il succède au guitariste hongrois Gábor Szabó, déjà identifié comme une figure singulière de l’instrument dans le jazz moderne (Source : Wikipédia, 2005). Cette intégration à la formation de Hamilton lui offre un premier cadre de visibilité discographique et scénique, tout en l’exposant à une écriture mêlant structures jazz et textures plus expérimentales (Source : Wikipédia, 2005). Il rejoint ensuite le vibraphoniste Gary Burton, dans un contexte où ce dernier développe des projets ouverts à la confrontation entre langage jazz et idiomes rock, ce qui contribue à ancrer Coryell dans un réseau de musiciens associés aux premières formes de jazz fusion (Source : All About Jazz, 2023). En parallèle, la scène new-yorkaise lui permet de fréquenter des artistes en lien avec les groupes rock amplifiés de la fin des années 1960, ce qui nourrit sa recherche d’un son électrique capable de dialoguer avec les expériences de formations comme Cream ou The Jimi Hendrix Experience (Source : Wikipédia, 2005). Cette période constitue ainsi un laboratoire où se cristallise son positionnement entre tradition jazz et influences rock, dimension qui restera une constante dans sa discographie ultérieure (Source : Wikipédia, 2005).
Carrière discographique en leader
À la fin des années 1960, Larry Coryell commence à enregistrer sous son propre nom, affirmant un profil d’instrumentiste-leader dans le catalogue du label Vanguard Apostolic (Source : Wikipédia, 2005). Il publie en 1969 les albums Lady Coryell et Coryell, où se dessine une écriture qui mêle improvisation jazz, énergie rock et textures électriques marquées (Source : Wikipédia, 2005). L’année suivante, il enregistre Spaces, publié en 1970, entouré notamment de John McLaughlin, Billy Cobham, Miroslav Vitous et Chick Corea, projet souvent cité comme l’un des enregistrements fondateurs de la fusion par la rencontre de musiciens issus de la scène jazz électrique en émergence (Source : Wikipédia, 2005). Au début des années 1970, il poursuit cette voie avec Barefoot Boy (1971), Offering (1972) et The Real Great Escape (1973), qui prolongent ses recherches sur le plan des formes longues, des textures électriques et des combinaisons rythmiques (Source : Wikipédia, 2011). Plus tard, il diversifie son catalogue en alternant projets acoustiques et électriques, avec notamment des enregistrements comme Le Sacre Du Printemps en 1983, puis, dans les années 2010, des disques tels que Duality (2011), The Lift (2013), Heavy Feel (2015) et Barefoot Man: Sanpaku (2016), qui attestent de la continuité de son activité de leader sur plusieurs décennies (Source : Wikipédia, 2005).
Groupes, formations et collaborations majeures
Dans les années 1970, Larry Coryell dirige d’abord le groupe Foreplay avec le claviériste Mike Mandel, ami d’enfance, même si les albums correspondants, dont Barefoot Boy, Offering et The Real Great Escape, paraissent sous son seul nom (Source : Wikipédia, 2005). En 1973, il fonde The Eleventh House, formation emblématique de la fusion, avec le trompettiste Randy Brecker, le claviériste Mike Mandel, le bassiste Danny Trifan et le batteur Alphonse Mouzon, dont le premier album s’inscrit dans le mouvement des groupes électriques influencés par le succès du Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin (Source : All About Jazz, 2023). La collaboration avec Mouzon se prolonge à la fin des années 1970 au sein du Coryell/Mouzon Band, qui poursuit l’exploration d’un répertoire électrique mêlant grooves rock et liberté improvisée (Source : All About Jazz, 2023). Il enregistre également deux albums en duo avec le guitariste belge Philip Catherine, témoignant d’un travail plus intimiste centré sur les interactions entre guitares, dans un contexte souvent acoustique (Source : All About Jazz, 2023). En 1979, il forme The Guitar Trio avec John McLaughlin et Paco de Lucía, formation de guitares acoustiques qui tourne en Europe et fait l’objet d’un film de concert intitulé Meeting of the Spirits, documentant ce projet à l’Albert Hall de Londres (Source : All About Jazz, 2023).
Travaux acoustiques et projets collectifs
Après la dissolution de The Eleventh House, au bout d’environ trois ans et quatre albums, Larry Coryell se consacre davantage à la guitare acoustique, ce qui se traduit par une série d’enregistrements en solo, en duo et en trio (Source : All About Jazz, 2023). Il collabore alors avec des guitaristes comme Joe Beck, Steve Khan, Emily Remler et Philip Catherine, dans des formats qui privilégient la nuance sonore et le dialogue contrapuntique plutôt que la puissance électrique (Source : All About Jazz, 2023). Il participe également à des sessions collectives réunissant plusieurs guitaristes, dont un quintet comprenant John Scofield, Larry Carlton, John Abercrombie et Tal Farlow, ce qui le place dans un contexte de confrontation esthétique entre différentes générations et écoles de jeu (Source : All About Jazz, 2023). Dans les années 1990, il enregistre une série d’albums orientés vers le marché du smooth jazz, démarche qu’il qualifiera plus tard de trop restrictive sur le plan artistique, sans pour autant rompre avec ses autres engagements (Source : All About Jazz, 2023). Cette alternance entre projets acoustiques, collaborations multiples et incursions vers une esthétique plus accessible montre un parcours où les choix de répertoire répondent à la fois à des enjeux de diffusion et à une recherche permanente sur l’instrument (Source : All About Jazz, 2023).
Contributions au cinéma et musique pour l’image
Au-delà de son activité de scène et de studio, Larry Coryell intervient régulièrement dans le domaine de la musique pour l’image, en tant que compositeur ou musicien crédité dans des productions cinématographiques (Source : IMDb, 2017). Il est notamment identifié au générique de films français tels que Flic ou voyou de Georges Lautner, sorti en 1979, où il apparaît au département musical, dans un contexte de cinéma policier populaire (Source : IMDb, 2017). On le retrouve également au générique de Loulou de Maurice Pialat, sorti en 1980, où sa participation est associée à la musique du film, inscrit dans un registre de chronique sociale et intime (Source : IMDb, 2017). En 1981, il est crédité comme compositeur sur La nuit ensoleillée, dont la bande originale associe plusieurs signatures musicales, parmi lesquelles Philippe Sarde et Toots Thielemans, et dont la partition explore des climats atmosphériques variés (Source : AlloCiné, s.d.). Il contribue également à la musique de L'homme aux yeux d'argent en 1985, confirmant sa présence régulière dans des productions où la guitare, électrique ou acoustique, participe à l’identité sonore de l’œuvre (Source : IMDb, 2017).
Récompenses, postérité et traces documentaires
La trajectoire de Larry Coryell s’inscrit durablement dans l’histoire du jazz et de la fusion, ce que soulignent les hommages et réévaluations publiés après sa disparition le 19 février 2017 à New York (Source : NAMM, 2008). Des publications spécialisées comme DownBeat reviennent alors sur son rôle dans la constitution d’un langage fusion au tournant des années 1960 et 1970, en insistant sur la façon dont il a combiné formation jazz, références rock et travail sur le son amplifié (Source : DownBeat Archives, 2015). Une partie de son parcours est documentée dans le film Larry Coryell: A Retrospective (A Sequel to His Story), vidéo de trois heures réalisée par Daniel E. Meza et sortie en 2007, où il apparaît aux côtés de Julian Coryell et John Hart, apportant un éclairage rétrospectif sur son œuvre et ses collaborations (Source : IMDb, 2007). Ses enregistrements continuent de faire l’objet de rééditions et de publications posthumes, avec des parutions comme Last Swing with Ireland (2021) et Live at the Sugar Club (2022), qui prolongent sa discographie au-delà de sa disparition physique (Source : Wikipédia, 2005). Par l’ampleur de sa production et la diversité de ses contextes d’intervention, sa contribution reste présente dans les catalogues des labels spécialisés, les programmations de festivals de jazz et les références bibliographiques consacrées à l’histoire de la guitare dans les musiques improvisées (Source : All About Jazz, 2023).
Films et séries avec Larry Coryell
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Galerie photos de Larry Coryell
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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