Helmy Rafla: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Helmy Rafla en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
117
œuvres recensées
117 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 1978
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1936, Helmy Rafla quitte l’Égypte pour la France afin d’y approfondir la photographie, la décoration de plateau et la réalisation cinématographique. Revenu au Caire, il travaille d’abord au Studio Misr auprès de techniciens venus d’Europe, avant de passer à la mise en scène en 1947. Né à Gizeh en 1909 et mort en 1978, il occupe ensuite une place durable dans le cinéma égyptien, avec une prédilection souvent signalée pour les films musicaux.
Des maquillages d’Oum Kalthoum au Studio Misr
Avant la réalisation, Helmy Rafla passe par le maquillage. Il travaille sur plusieurs films d’Oum Kalthoum, puis part en France pour se former à cet art. Le retour au Caire le conduit vers le Studio Misr, où Talaat Harb lui demande de seconder des collaborateurs européens présents dans les ateliers du studio.
Cette première période compte. Rafla reste au Studio Misr jusqu’en 1936, puis reçoit une formation envoyée par le ministère égyptien de l’Éducation pour des Égyptiens formés en France et en Angleterre aux métiers du théâtre et du cinéma, avec la cosmétologie parmi les disciplines visées. Il y apprend la photographie, la décoration de plateau et la réalisation, avant de revenir au pays et de travailler cinq années au maquillage de théâtre.
Vers 1938, il se tourne vers le maquillage de cinéma et signe plus de 40 films dans ce domaine. En 1942, il devient assistant de plusieurs cinéastes, parmi lesquels Ahmed Kamel Morsi, Ibrahim Emara, Abbas Kamel et Hussein Fawzi. Ce passage par l’assistanat précède de quelques années son entrée derrière la caméra.
1947, la mise en scène et l’ancrage musical
En 1947, Helmy Rafla signe « Hamamat al salam » et « Al Aql fi agâzah ». L’année suivante, il poursuit avec « Houb wa gounoun » et « Al Rouh wa l gasad ». Les titres arabes circulent ensuite sous des formes françaises variées, mais les années restent nettes et dessinent une activité continue de réalisation à la fin des années 1940.
La décennie 1950 l’installe sur un rythme plus soutenu. En 1949, il met en scène « Houda », « Fatma, Marika et Rachel », « Laylat al id » et « Al Magnounah ». En 1950, arrivent « Gharâm râqisah », « Bint Paris », « Ah min al riggâlah », « Al Millionnaire », « Al Batal » et « Al Anisah Mama ». Le répertoire montre un cinéaste qui alterne les titres et les tonalités sans quitter le terrain du cinéma populaire égyptien.
Rafla tourne aussi hors d’Égypte, au Liban, en Turquie et au Nigeria. Cette circulation géographique accompagne une filmographie où la musique occupe une place remarquée, la source évoquant à son propos l’un des cinéastes égyptiens les plus éminents dans les films musicaux. Le centre de gravité reste pourtant égyptien, avec des productions régulières sur plusieurs années.
Les années 1951 à 1954, cadence soutenue
En 1951, Helmy Rafla signe « Nihâyat qissah », « Fâyeq wa râyeq », « Hamâti qounboulah dharriyyah », « Taâla sallim », « Al Houbb fi khatar » et « Al Banât charbât ». L’année suivante, il met en scène « Qadam al khayr », « Ala keifak », « Habib qalbi » et « Al Mountasir ». Le volume se maintient et donne à voir un réalisateur qui travaille dans la durée.
En 1953, il réalise « Fâil khayr », « Zalamouni al habâyib », « Hazzak hadha al ousbou », « Al Marah koull chay », « Al Hamawat al fatinat » et « Ibn li l igâr ». L’année 1954 ajoute « Li min hawak », « Charaf al bint », « Khallik maa Allah », « Insan ghalban », « Al Mouhtâl », « Ilhaqounî bi l madhoun » et « Abou al dahab ». Cette densité témoigne d’un artisanat rapide, constamment sollicité.
La suite demeure serrée. En 1955, il dirige « Layali al houbb », « Achiq al rouh » et « Thawrat al madinah ». En 1956, il livre « Al Mufattish al amm » puis « La Veuve joyeuse ». La même logique se prolonge dans les années suivantes, avec une attention maintenue aux formes musicales et aux adaptations de comédie.
Les années 1960 et 1970
L’activité de Helmy Rafla ne s’arrête pas aux années 1950. En 1971, il réalise « Ibnaty Al-Aziza », puis « ليلة حب أخيرة » en 1972. Ces deux titres tardifs montrent une présence prolongée à la réalisation, plusieurs décennies après ses premiers films.
Entre les débuts à la fin des années 1940 et ces œuvres des années 1970, Rafla laisse une suite de mises en scène sur une longue période. Le nom circule aussi sous plusieurs graphies arabes et translittérations, signe d’une carrière relayée dans diverses aires linguistiques. Le noyau reste le même: un cinéaste passé par le maquillage, la formation technique, l’assistanat, puis la réalisation.
Helmy Rafla meurt le 22 avril 1978. Son décès clôt un itinéraire commencé à Gizeh en 1909 et passé par le Studio Misr, le théâtre, le cinéma égyptien des années 1940 et 1950, puis des films tardifs au début des années 1970.
Films et séries réalisés par Helmy Rafla
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Helmy Rafla
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Filmographie détaillée
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