Hugh Harman: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hugh Harman en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
185
œuvres recensées
184 films · 1 série
- Première année recensée
- 1922
- Dernière année recensée
- 1963
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1922, Walt Disney engage Hugh Harman comme animateur au studio Laugh-O-Gram, alors installé à Kansas City. Le nom de Harman circule ensuite avec les premiers travaux que Disney mène après la faillite de cette structure, puis avec la série « Alice Comedies ». Né le 31 août 1903 à Pagosa Springs, dans le Colorado, mort le 25 novembre 1982 à Chatsworth, il traverse les années 1920 et 1930 au sein de l’animation américaine en occupant tour à tour les fonctions de réalisateur, producteur et scénariste.
Des débuts chez Disney à la création d’un studio
À Kansas City, Hugh Harman travaille d’abord sur plusieurs courts métrages de 1922, parmi lesquels « Jack and the Beanstalk », « Goldie Locks and the Three Bears », « Puss in Boots » et « Cinderella ». Il rejoint ensuite les Disney Brothers Studios et participe à « Alice's Wonderland » en 1923, puis à plusieurs épisodes de la série « Alice Comedies » au milieu de la décennie.
Il intervient aussi sur « Oswald le lapin chanceux » comme animateur et chef animateur, puis sur les premiers épisodes de « Mickey Mouse ». En 1928, il fonde avec Rudolf Ising le Harman-Ising Studio, qui devient le cadre de ses réalisations au début du cinéma sonore d’animation.
Dans cette période, son nom reste attaché à des titres comme « Bosko the Talk-Ink Kid » en 1929, puis « Sinkin' in the Bathtub », « Congo Jazz », « Hold Anything », « Box Car Blues » et « The Booze Hangs High » en 1930. Ces films installent Bosko dans la série de productions qu’il mène avec Ising.
Bosko, la série des années 1930
En 1931, Hugh Harman signe « Big Man from the North », « Ain't Nature Grand! », « Ups 'n Downs », « Dumb Patrol », « Yodeling Yokels », « Bosko's Holiday », « The Tree's Knees », « Bosko Shipwrecked! », « Bosko the Doughboy », « Bosko's Fox Hunt ». L’année suivante, il revient à « Bosko and Honey », « Bosko at the Zoo », « Battling Bosko », « Big-Hearted Bosko », « Bosko's Party », « Goopy Geer », « Bosko and Bruno », « Bosko's Dog Race », « Bosko at the Beach », « Bosko the Lumberjack », « Ride Him, Bosko! », « Bosko the Drawback », « Bosko's Dizzy Date » et « Bosko's Woodland Daze ».
La même continuité se lit en 1933 avec « The Shanty Where Santy Claus Lives », « Bosko in Dutch », « Bosko in Person », « Bosko the Speed King », « Bosko's Knight-Mare », « Bosko the Sheep-Herder », « Beau Bosko », « Cubby's World Flight », « Bosko's Picture Show », « Bosko the Musketeer » et « Bosko's Mechanical Man ». Harman intervient alors comme réalisateur sur plusieurs de ces courts métrages, tout en poursuivant le travail de production sur les autres films du studio.
Par ailleurs, il participe à « Panicky Pancakes », « The South Pole Flight » et « Rocks and Socks » en 1928, puis à « Plane Crazy » la même année. Sur cette période, son activité se partage entre la mise en scène et l’organisation de productions qui structurent l’offre animée du studio.
Les années de production et de mise en scène
En 1935, Hugh Harman réalise « Run, Sheep, Run! » et « Hey, Hey Fever », tout en signant « The Lost Chick » et « Poor Little Me ». L’année suivante, il dirige « The Old House » puis produit « The Pups' Picnic ». Cette alternance entre mise en scène et production se prolonge dans les courts métrages suivants.
En 1937, il réalise « Little Ol' Bosko and the Pirates », avant de revenir au poste de producteur avec « Little Brother Rat » et « The Major Lied 'Til Dawn » en 1938. Il retrouve la réalisation en 1940 avec « Papa Gets the Bird », puis en 1941 avec « Abdul the Bulbul Ameer », qu’il produit aussi la même année.
Dans la seconde moitié des années 1940, il signe encore « Easy Does It » en 1946, puis « Down the Drain » en 1947, crédité à la fois comme réalisateur et comme scénariste. Les films retenus montrent une présence continue dans l’animation, avec des fonctions qui passent de la fabrication des images à l’écriture du court métrage.
Un artisan du court métrage animé
Le travail de Hugh Harman s’inscrit dans le développement du court métrage animé américain entre le muet et le sonore. Ses premiers films chez Disney le placent au contact de séries à épisodes, puis son association avec Rudolf Ising l’amène à construire un ensemble de productions autour de Bosko. Cette régularité, visible de 1929 à 1934, donne au studio un axe de production lisible.
Les titres de 1930 à 1933 dessinent un répertoire où reviennent la route, le voyage, la mécanique et le burlesque rural. « Bosko the Doughboy », « Bosko the Lumberjack », « Bosko the Speed King » ou « Bosko's Mechanical Man » montrent une attention portée à des situations simples, construites pour le format bref. Harman y occupe une place de réalisateur, parfois de producteur, selon les besoins du studio.
La décennie suivante l’amène vers des films plus dispersés dans leurs sujets, mais toujours brefs et directement identifiables. « The Old House », « Papa Gets the Bird » et « Abdul the Bulbul Ameer » apparaissent dans un moment où son nom reste lié à la fabrication de courts métrages pour le marché de l’animation. La trajectoire se poursuit jusqu’à « Down the Drain », dernière œuvre citée ici avec un crédit d’écriture.
De Pagosa Springs à Chatsworth
Hugh Harman naît le 31 août 1903 à Pagosa Springs, dans le Colorado. Il meurt le 25 novembre 1982 à Chatsworth, en Californie, à 79 ans. Entre ces deux dates, son activité se confond avec la consolidation d’un mode de production où le court métrage d’animation sert de terrain d’expérimentation et de fabrication régulière.
Le dossier de ses œuvres associe souvent plusieurs fonctions à un même titre, surtout au moment où il travaille avec Rudolf Ising. Cette distribution des rôles apparaît déjà dans « Abdul the Bulbul Ameer », crédité à la fois pour la réalisation et la production, puis dans « Down the Drain », où la réalisation rejoint l’écriture. Son nom circule aussi sous les formes Hugh Harmon et Harman.
La succession de titres retenus ici suffit à mesurer la place qu’il occupe dans l’histoire du dessin animé américain. Son activité passe de Disney au studio fondé avec Ising, puis à une série de courts métrages qui structurent les années 1930 et 1940 sans rupture brutale de fonctions. Les films cités, du premier travail chez Disney à « Down the Drain », dessinent une œuvre de fabrication plus que d’apparat.
Films et séries produits par Hugh Harman
Découvrez ses principales contributions à la production.
Galerie photos de Hugh Harman
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

















































