Leonardo Benvenuti: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Leonardo Benvenuti en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
143
œuvres recensées
142 films · 1 série
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 2000
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1984, Sergio Leone retient Leonardo Benvenuti pour « Il était une fois en Amérique ». Le scénariste florentin, né le 8 septembre 1923 à Florence, est mort à Rome le 3 novembre 2000 à 77 ans. Son nom apparaît alors au cœur d’un film qui attire l’attention sur une écriture déjà installée depuis des décennies dans le cinéma italien.
Leonardo Benvenuti, scénariste florentin
À partir de 1948, Leonardo Benvenuti travaille pour le cinéma italien comme scénariste, avec une activité qui dépasse largement 135 films entre 1948 et 2000. Le document le présente aussi comme acteur et assistant réalisateur, même si c’est l’écriture qui structure l’essentiel de son nom dans les génériques. Son alias, Leo Benvenuti, circule aussi dans les crédits.
Ses débuts repérables remontent aux années 1950. En 1953, il signe « Puccini » pour Carmine Gallone. Deux ans plus tard, il collabore à « Non scherzare con le donne » de Giuseppe Bennati et à « Les Jeunes Filles de San Frediano » de Valerio Zurlini. La décennie le voit travailler avec Luigi Filippo D'Amico sur « Ces sacrés étudiants » en 1957, puis avec Pietro Germi sur « L'homme de paille » en 1958.
Le même mouvement se poursuit avec « Quelle joie de vivre » de René Clément en 1961, « La Fille à la valise » de Valerio Zurlini en 1962 et « Mariage à l'italienne » de Vittorio De Sica en 1964. Ces titres dessinent une présence régulière dans le cinéma italien et dans des productions reliées à des cinéastes installés, sans que son activité se laisse réduire à une série de collaborations de circonstance.
Les années 1960, avec Blasetti, Germi et Comencini
En 1964, Leonardo Benvenuti est aussi au générique de « La Femme, quelle chose merveilleuse! » de Mauro Bolognini et de « Frénésie d'été » de Luigi Zampa. Deux ans plus tard, il retrouve Luigi Comencini pour « L'Incompris » et Alessandro Blasetti pour « Moi, moi, moi et les autres ». Le même 1966 le voit également sur « Rapt à Damas », toujours chez Mario Camerini.
Cette période installe une écriture de commande qui traverse plusieurs registres du cinéma italien des années 1960. En 1967, il participe à « L'Amant fantôme » d’Alessandro Blasetti puis à « Fantômes à l'italienne » de Renato Castellani. À cette époque, les noms des réalisateurs changent sans rompre le fil d’une présence constante dans les circuits du cinéma de fiction italien.
Le début des années 1970 l’associe à Nino Manfredi pour « Miracle à l'italienne » en 1971, puis à Pietro Germi pour « Alfredo, Alfredo » en 1972. Le travail se poursuit en 1974 avec « Permettez-moi, Madame, d'aimer votre fille » de Gian Luigi Polidoro. Ces films, séparés par quelques années, montrent une continuité d’écriture auprès de cinéastes qui appartiennent au premier plan du cinéma italien d’après-guerre.
La série des « Amici miei » et les comédies populaires
En 1975, Leonardo Benvenuti signe « Mes chers amis », puis « Les Maîtres » la même année. Le premier titre ouvre une suite qui le ramène ensuite vers « Amici miei - Atto III° » en 1985. Entre ces deux dates, il retrouve un cinéma de groupe, de situations et de dialogues, sans quitter les comédies italiennes qui jalonnent sa filmographie.
La fin des années 1970 et le début des années 1980 le voient revenir à des œuvres de facture très différente. Il écrit « La Chambre de l'évêque » pour Dino Risi en 1977, puis « Un sacco bello » de Carlo Verdone en 1980. La même année, il figure aussi au générique de « La Terrasse » de Ettore Scola, avec un crédit d’interprétation, puis de nouveau de « Un sacco bello » comme scénario et histoire.
Cette période s’élargit avec « Plus il est con, plus il s'en donne l'air » en 1980, « Fracchia la belva umana » et « Le Marquis s'amuse » en 1981, « Mes chers amis 2 » en 1982, puis « Fantozzi subisce ancora » et « Le Pétomane » en 1983. Le virage n’est pas celui d’un abandon d’une veine pour une autre, mais d’une circulation continue entre séries, comédies et grands noms du cinéma italien.
Sergio Leone, Carlo Verdone, Neri Parenti
En 1984, « Il était une fois en Amérique » le place chez Sergio Leone, aux côtés d’un projet qui marque fortement cette année-là dans sa filmographie. La même période le retrouve sur « Bertoldo, Bertoldino e Cacasenno » de Mario Monicelli et « I due carabinieri » de Carlo Verdone. Le travail avec Verdone se prolonge ensuite sur « Io e mia sorella » en 1987, « Stasera a casa di Alice » en 1990, « Al lupo al lupo » en 1992 et « Viaggi di nozze » en 1995.
Avec Neri Parenti, la continuité est tout aussi nette. Après « Fantozzi contro tutti » en 1980, « Fantozzi subisce ancora » en 1983, « Superfantozzi » en 1986, « Fantozzi va in pensione » en 1988, « Fantozzi alla riscossa » en 1990, « Fantozzi in paradiso » en 1993 et « Fantozzi – Il ritorno » en 1996, Leonardo Benvenuti traverse une série qui s’étire sur plus de 15 ans. Cette fidélité de travail tient moins à un effet de mode qu’à une capacité à rester présent dans des franchises que le public italien identifie immédiatement.
La décennie compte encore « Pourvu que ce soit une fille » en 1986, « Une catin pour deux larrons » en 1987, « Lo zio indegno » en 1989, « Ferdinando e Carolina » en 1999 et « Bagnomaria » la même année. Le dernier titre connu ferme une activité qui s’étend jusqu’à la fin du siècle, sans interruption visible dans les génériques retenus ici.
Un jury à Annecy, en 1989
En 1989, Leonardo Benvenuti siège au jury du 7e Festival du film italien d'Annecy. Cette présence publique confirme un statut reconnu dans le milieu du cinéma italien, à un moment où son nom circule déjà depuis longtemps dans les productions de comédie, de satire sociale et de grandes fresques populaires. Elle s’inscrit dans une carrière où l’écriture reste le noyau dur, même quand les génériques l’associent ponctuellement à l’interprétation.
Mort à Rome le 3 novembre 2000, Leonardo Benvenuti laisse une suite de scénarios qui traversent plusieurs décennies du cinéma italien. Sa signature passe de « Moi, moi, moi et les autres » à « Mes chers amis », de « Un sacco bello » à « Il était une fois en Amérique », avec des retours réguliers vers les mêmes cinéastes et les mêmes familles de films. Le nom de Leo Benvenuti reste attaché à cette écriture de longue durée, très liée aux usages du cinéma italien d’après-guerre et des décennies suivantes.
Films et séries écrits par Leonardo Benvenuti
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Galerie photos de Leonardo Benvenuti
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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