Andy Milligan: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Andy Milligan en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
28
œuvres recensées
28 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1965
- Dernière année recensée
- 1989
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1963, « Vapors » fait entrer Andy Milligan dans le circuit des projections de cinéma underground. Le court métrage noir et blanc, montré en premier, ouvre une activité qui se déploie ensuite du théâtre Off-Off-Broadway vers des films d’exploitation tournés dans des formats légers, puis vers des productions plus tardives à New York et Londres.
De Saint Paul aux scènes de Greenwich Village
Andy Milligan naît le 12 février 1929 à Saint Paul, dans le Minnesota. Il sert quatre ans dans l’US Navy après ses études secondaires, achevées en 1947, puis se tourne vers des métiers de spectacle très divers.
Après son renvoi de la Navy en 1951, il devient marionnettiste itinérant pour enfants, chanteur dans des spectacles pour night-clubs, puis comédien de séries télévisées. Il ouvre ensuite une boutique de mode, qui le conduit dans les milieux d’avant-garde new-yorkais.
À la fin des années 1950, il s’investit dans le théâtre Off-Off-Broadway et monte des productions dans un petit café de Greenwich Village. Il participe aussi à des spectacles expérimentaux et travaille comme costumier. Cette présence multiple dans les coulisses, sur scène et dans la confection des vêtements nourrit un rapport concret aux plateaux et aux équipes réduites.
Le cinéma d’« Vapors » à « Fleshpot on 42nd Street »
Au début des années 1960, il ouvre son propre théâtre, vite fragilisé par l’intransigeance de son tempérament. Il se tourne alors vers le film et recrute ses interprètes dans le milieu théâtral où il travaille. « Vapors », moyen métrage de 32 minutes tourné en noir et blanc en 1963, est retenu au premier festival du film homosexuel de Los Angeles.
La suite le voit travailler pour des producteurs de films d’exploitation, en particulier William Mishkin, sur des œuvres de sexploitation ou d’horreur softcore. En 1968, il réalise son premier film en couleurs, puis part à Londres où il tourne plusieurs œuvres. La même période donne « The Ghastly Ones », pour lequel il signe la production et le montage.
Ses premiers films sont tournés en 16 mm. En 1970, il revient à New York et passe au 35 mm. Il y signe « Fleshpot on 42nd Street » en 1973, où il occupe plusieurs postes à la fois: réalisation, écriture, image, son, montage et costumes. Le film s’inscrit dans le réseau grindhouse de la 42e Rue, où ses œuvres circulent auprès d’un public de salles sordides et de séances tardives.
Costumes, montage, production
Le travail d’Andy Milligan ne se limite pas à la mise en scène. Sur « Nightbirds » en 1970, il signe les costumes et le montage. Sur « The Ghastly Ones », il assure déjà la production et le montage, ce qui montre une maîtrise très directe des petites équipes et des budgets serrés.
Cette polyvalence s’étend à d’autres titres tournés entre la fin des années 1960 et la décennie suivante. « Pelvis », en 1977, le retrouve à la réalisation. « Blood », « Legacy of Blood », « Carnage », « The Weirdo », « Monstrosity » et « Surgikill » appartiennent à cette phase tardive où il poursuit des productions d’horreur.
Ses œuvres abordent la transgression et la punition, les relations familiales dysfonctionnelles, la sexualité réprimée, l’homosexualité et la difformité physique. Les tournages se font avec des moyens très réduits, en 16 mm puis en 35 mm, dans des conditions qui l’amènent à multiplier les fonctions techniques plutôt qu’à déléguer.
New York, Londres, Los Angeles
En 1970, son retour à New York s’accompagne d’un hôtel délabré ouvert à Staten Island pour des sans domicile fixe, des drogués, des alcooliques et des marginaux. Le lieu devient un coupe-gorge. En 1977, il tente une nouvelle ouverture de théâtre où sont joués des pièces classiques, des comédies musicales pour enfants et ses propres pièces.
En 1985, ce lieu fermé, il quitte New York pour Los Angeles et ouvre une boutique de mode de courte durée. Il réalise alors quelques dernières productions d’horreur avant de tomber malade en 1989. Désargenté et sans assurance pour les soins, il reçoit un soutien financier d’un ancien acteur.
Andy Milligan meurt le 3 juin 1991 à Los Angeles, à 62 ans. Il est enterré anonymement dans le carré des indigents d’un cimetière de la ville.
Une œuvre de marge, des signatures multiples
Ses films reposent sur un groupe restreint d’interprètes venus du théâtre, de Broadway et des marges new-yorkaises. Son mode de travail le conduit à signer sous plusieurs alias, parmi lesquels Gerald Jackson, George Burke, George Clark, Dick Fox, A. Milligan, Charles Richards, Raffine et Raffiné.
Sa réputation personnelle repose sur une exigence abrasive, des disputes fréquentes avec les acteurs, les producteurs et son entourage, et des accès de violence sur les tournages. Il est décrit comme non-fumeur et non-buveur, opposé à la cigarette, à l’alcool et aux drogues récréatives chez les personnes qui l’entourent.
Une place singulière lui revient dans le cinéma bis américain, entre théâtre expérimental, exploitation et horreur bricolée. Son activité commence en 1951 et traverse la scène Off-Off-Broadway, les séances grindhouse, Londres puis les dernières années californiennes, avec une pratique qui mêle réalisation, écriture, production, montage, image, son et costumes.
Films et séries réalisés par Andy Milligan
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Andy Milligan
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

































