Hermína Týrlová: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hermína Týrlová en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
75
œuvres recensées
75 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1927
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1941, Hermína Týrlová rejoint les studios Baťa à Zlín pour y créer Ferda la fourmi, présenté comme le premier film tchèque d'animation de marionnettes. Avant cette étape, elle a déjà travaillé pour le cinéma et pour le théâtre, avec un détour par l'animation publicitaire aux côtés de Karel Dodal.
Des débuts à Prague
Hermína Týrlová naît le 11 décembre 1900 à Březové Hory, alors en Autriche-Hongrie. Elle grandit dans un milieu de mineurs, au contact d'un père qui sculpte le bois à la maison, jusqu'à une crèche posée au milieu du salon.
Elle passe par le théâtre, où elle rencontre Karel Dodal. Elle l'aide quand il devient producteur de dessins animés publicitaires au cinéma, puis prend part à un premier travail d'animation dont le nom demeure lié à 1928, avec Zamilovaný vodník.
À Prague, elle poursuit ce travail dans un environnement où les techniques restent encore à inventer. Hermína Dodalová, H. Týrlová, H. Tearlová, Hermina Tyrlova: ses noms circulent sous plusieurs formes, sans masquer une même présence au moment où le film d'animation tchèque cherche ses outils.
Le tournant de Zlín
En 1941, son installation à Zlín ouvre une période décisive. Elle entre aux studios Baťa pour y élaborer Ferda la fourmi, adapté d'une bande dessinée d'Ondřej Sekora, et pense un film de marionnettes qui ancre son travail dans les objets, les matières et les gestes minuscules.
Un premier film brûle, puis une idée lui est dérobée par son assistant. Elle répond par La Révolte des jouets en 1946, où le voleur devient nazi et se fait chasser par des jouets. Le film conserve une forme destinée aux enfants tout en portant un message de résistance tchèque face à l'occupant allemand.
Cette année-là, le film circule et reçoit plusieurs distinctions dans des festivals internationaux. Týrlová y affirme une méthode fondée sur les marionnettes, le textile, les objets domestiques, le bois, avec une manière de composer des récits courts à partir de matériaux ordinaires.
Films, séries et retours au conte
Après 1946, elle multiplie les films courts et les récits pour l'animation tchèque. Ukolébavka et Co jim scházi? paraissent en 1947, puis Karambol en 1948, avec une attention constante aux formes légères et aux objets animés.
Les années 1950 prolongent cette voie avec Pohádka o drakovi en 1953, Mícek flícek en 1956, Kalamajka en 1957, puis Uzel na kapesníku et Pasácek vepru en 1958. Les titres suivants, Ztracená panenka, Vlácek kolejácek et Den odplaty, arrivent entre 1959 et 1960.
À cette époque, elle signe aussi Zvedavé psanícka en 1961, Dve klubícka en 1962, Kulicka en 1963, Vlnená pohádka en 1964, Modrá zásterka en 1965 et Snehulák en 1966. Vánoční stromeček, en 1968, est crédité pour la réalisation, le récit et le scénario, puis Den se sedmi křížky paraît en 1970.
La constance d’un atelier d’images
La décennie suivante ne rompt pas cette fidélité aux récits brefs. Hvězda Betlémská date de 1970, puis viennent Oslík usatec, Já a muj dvojnozec et Já a Belovous Zrzunda en 1974, Já a Fousek et Já a Bledemodrá en 1975, Já a Kiki en 1976.
La série consacrée à Ferda se prolonge avec Príhody Ferdy Mravence, Ferda v mravenisti et Ferda v cizích službách en 1977, puis Príhody brouka Pytlíka en 1978. Elle revient encore à Ferda aide ses amis en 1979, film dont la seule mention suffit à montrer la persistance de ce monde de personnages modestes.
Les années 1980 prolongent ce rythme avec Uspávanka en 1981, où elle signe la réalisation, le récit et le scénario, puis Konec kouzelníka Uhahuly la même année, pour la mise en scène et l'écriture. Elle termine la période avec Prak darebák en 1982, Opicí láska en 1985 et Pohádka na snure en 1986.
L’animation, le bois et la mémoire de Zlín
Un film lui est consacré en 1961 sous le titre Hermína Týrlová. Ce geste signale une reconnaissance déjà ancienne, dans une ville de Zlín où elle travaille à partir de 1941 et où elle meurt le 3 mai 1993, à 92 ans.
Son nom reste attaché à une animation qui part d'une matière simple. Bois, laine, chiffon, poupée, jouet: ses films reposent sur des éléments que l'on manipule plutôt qu'on ne déploie, avec une économie de moyens qui fait tenir ensemble le conte, l'enfance et l'histoire du pays.
Le lien avec Karel Dodal, l'étape des studios Baťa, l'usage répété des marionnettes et des objets, les retours réguliers à Ferda et aux récits courts dessinent une œuvre qui se construit dans la continuité matérielle d'un atelier. Hermína Týrlová laisse une suite de films où l'animation ne cherche pas le spectaculaire, mais le travail précis des choses simples.
Films et séries réalisés par Hermína Týrlová
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Hermína Týrlová
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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