Theodor Loos: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Theodor Loos en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
150
œuvres recensées
150 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1954
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1916, Frau Eva de Robert Wiene inscrit Theodor Loos au générique d’un film muet. Né le 18 mai 1883 à Zwingenberg et mort le 27 juin 1954 à Stuttgart, il mène aussi une activité de musicien.
Des scènes de province à Berlin
Fils d’un horloger, Theodor Loos quitte l’école tôt. Il travaille d’abord 3 ans chez un exportateur d’instruments de musique, puis chez son oncle, marchand d’art. Cette première vie professionnelle le place déjà près des objets, des rythmes et des gestes qui nourriront plus tard son métier d’interprète.
Il devient ensuite acteur. Ses engagements théâtraux le conduisent à Leipzig, Danzig, Francfort-sur-le-Main et Berlin. La scène lui offre une circulation régulière entre plusieurs villes allemandes, avant que le cinéma ne prenne le relais en 1913.
L’année 1916 marque un premier jalon avec Frau Eva. Par ailleurs, cette entrée à l’écran ne le coupe pas du théâtre, qui demeure le socle de sa pratique. Loos arrive au cinéma avec une expérience déjà formée par la scène et par des emplois qui l’ont éloigné très tôt du seul cadre scolaire.
Fritz Lang et l’âge des grandes productions
En 1924, Theodor Loos apparaît dans Les Nibelungen: la Vengeance de Kriemhild en King Gunther, et dans I Nibelunghi - La morte di Sigfrido avec le même rôle. Ces deux films liés au cycle des Nibelungen l’associent à l’un des ensembles les plus commentés du cinéma allemand de l’époque.
L’année 1926 le retrouve dans Manon Lescaut, où il joue Tiberg. Un an plus tard, Metropolis lui confie Josaphat. Ce rôle, dans le film de Fritz Lang sorti en 1927, reste l’un des plus repérables de sa filmographie et le rattache à une œuvre devenue immédiatement célèbre par son architecture visuelle et son ampleur industrielle.
La même année, il figure aussi dans Bigamie, Les Tisserands et Petronella. En 1928, il est au générique de Luther – Ein Film der deutschen Reformation puis de Le Chant du prisonnier, où il intervient sous la direction de Joe May. Cette période installe Loos dans des productions de premier plan du cinéma allemand muet, sans qu’il cesse de passer d’un réalisateur à l’autre.
L’année 1929 le voit dans § 173 St.G.B. Blutschande en Pastor, puis en 1930 dans Le Concert de flûte de Sans-Souci. Quelques mois plus tard, il retrouve Fritz Lang avec M le maudit, sorti en 1931, où il joue Inspector Groeber. Le film s’impose comme un autre point d’ancrage dans un ensemble de collaborations où Lang et Loos se croisent à plusieurs reprises.
Des années 1930 sous le signe de la continuité
En 1931, Theodor Loos figure aussi dans L'amour dispose, Yorck, Die andere Seite et 1914, fleurs meurtries. L’année suivante, il tient Friedrich II dans Trenck - Der Roman einer großen Liebe et apparaît dans Schuß im Morgengrauen.
Le Testament du docteur Mabuse, en 1933, le réunit encore à Fritz Lang dans le rôle de Dr. Kramm. En 1935, il joue Lazarettkommandant dans Stradivari et figure dans Le Haut Commandement puis La Fille des marais. La même année, il apparaît aussi dans Philharmoniker en Herbert Hartwig, titre qui prolonge son activité au cœur d’une décennie déjà changée par le passage au parlant.
En 1936, il est présent dans Verräter. L’année suivante, Le Cuirassé Sebastopol s’ajoute à son travail, puis Der Maulkorb en 1938, où il joue Oberstaatsanwalt. À cette époque, Loos traverse des genres et des cadres de production sans que son nom soit attaché à un seul type de figure.
En 1939, La Lutte héroïque prolonge cette présence. L’activité de Loos s’étend ensuite au début des années 1940 avec Rembrandt en 1942, puis Titanic en 1943 et Philharmoniker en 1944. Quelques mois plus tard, cette continuité passe aussi par la radio, lorsqu’il travaille en 1942 à la Großdeutscher Rundfunk.
Distinctions et derniers repères
En 1937, Theodor Loos reçoit le titre de Staatsschauspieler. La même année, son rattachement au Parti national-socialiste des travailleurs allemands est daté du 1er mai 1937. Deux repères apparaissent ainsi dans la même période, l’un lié à la reconnaissance officielle, l’autre à son inscription politique.
Plus tard, il obtient le titre de Commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne. La sépulture de Loos se trouve au Cimetière boisé de Stuttgart. Ces éléments ferment la biographie d’un interprète dont la présence s’étire de l’époque muette aux dernières années de guerre.
Le nom de Theodor Loos revient plusieurs fois chez Fritz Lang, de Metropolis à M le maudit puis au Testament du docteur Mabuse. Il passe aussi par Robert Wiene, Richard Oswald, Joe May, Gustav Ucicky, Lupu Pick, Gerhard Lamprecht, Karl Ritter et Karl Anton. Cette circulation entre réalisateurs dessine une activité régulière, tenue sur plusieurs décennies et nourrie par le théâtre, le cinéma et la musique.
Films et séries avec Theodor Loos
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