Karel Kachyňa: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Karel Kachyňa en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
68
œuvres recensées
68 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 2003
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1950, Karel Kachyňa signe Není stále zamračeno, documentaire où son nom apparaît déjà au générique comme réalisateur et directeur de la photographie. Né le 1er mai 1924 à Vyškov, il sort de l’Académie tchèque des arts de la scène et de l’Académie du cinéma de Prague avant d’orienter son activité vers la mise en scène, l’écriture et l’enseignement. Il meurt le 12 mars 2004 à Říčany.
Des débuts documentaires à la mise en scène
Les premiers travaux connus de Kachyňa passent par le documentaire. En 1950, il réalise Za život radostný puis Není stále zamračeno, où il intervient aussi comme directeur de la photographie. Le geste est déjà double, technique et narratif, dans un cinéma d’après-guerre qui cherche des formes directes.
Quelques années plus tard, Le cœur bat à l'unisson paraît en 1953, puis Ztracená stopa en 1956. Pour ce dernier titre, il signe la réalisation et l’histoire, signe d’un passage vers une écriture plus personnelle. La décennie s’achève avec Les Contrebandiers de la mort en 1959, où son nom reste attaché à un film qui compte parmi ses œuvres principales.
En 1961, Pouta et Les Tourments prolongent cette phase de consolidation. Le travail avance par blocs resserrés, sans dispersion apparente. L’année 1964 apporte L'Espoir et Le Grand Mur, puis Vive la république! en 1965 et La Charrette pour Vienne en 1966.
Les années 1960 et les formes du récit
Vive la république! marque l’année 1965 dans la filmographie de Kachyňa. Le titre revient à plusieurs reprises dans les notices des œuvres principales, avec La Charrette pour Vienne et La Nuit de la nonne en 1967. Le cinéaste travaille alors sur des fictions de formats et de cadres variés, sans se limiter à un seul type de sujet.
La fin de la décennie s’ouvre sur Naše bláznivá rodina en 1968, année où il reçoit le titre d’Artiste émérite. Cette distinction intervient au moment où son activité atteint une visibilité institutionnelle. Elle ne clôt rien, elle accompagne seulement une série de films déjà installée dans le temps.
Sur la période suivante, L'Oreille devient un point de repère particulier. Tourné en 1970, le film reste censuré jusqu’en 1990. Kachyňa réalise ensuite À nouveau, je saute au-dessus des marelles en 1971 et Le Train pour la station Ciel en 1972, deux titres qui prolongent une séquence de travail régulière au début des années 1970.
Les années 1970, entre adaptation et écriture
En 1974, Robinsonka s’ajoute à une suite de films qui comprend Škaredá dědina en 1975. Pour ce dernier, il signe la réalisation et le scénario. La même année, son activité se poursuit sans rupture apparente, avec une attention portée aux formes d’écriture qui donnent au film une cohérence propre.
La Petite Sirène arrive en 1976, d’après l’œuvre d’Andersen. Le film s’inscrit dans la décennie où Kachyňa alterne titres de fiction et adaptations, tout en gardant un contrôle direct sur le texte et la mise en scène. Smrt mouchy paraît la même année.
La période se prolonge avec Čekání na déšť en 1978 puis Lásky mezi kapkami deště en 1980, où il signe aussi le scénario. Cette même année, le cinéma de Kachyňa reste lié à l’écriture, non comme prolongement décoratif mais comme partie intégrante du geste de mise en scène. La suite des années 1980 confirme cette présence régulière avec Sestřičky en 1983 et Smrt krásných srnců en 1987.
« L'Oreille », les dernières années
L'Oreille occupe une place particulière dans l’œuvre de Kachyňa parce que le film, tourné en 1970, ne sort qu’en 1990. Sa présence au Festival de Cannes cette année-là lui donne une visibilité internationale tardive. Le décalage entre le tournage et la présentation publique dit assez la persistance de ce cinéma dans le temps.
En 1987, Kam, pánové, kam jdete? rejoint la série des réalisations tardives. Puis viennent Nejistá sezóna en 1988 et Le Cri du papillon en 1991, où Kachyňa revient derrière la caméra après l’ouverture cannoise de L'Oreille. La Vache paraît en 1993.
Le dernier horizon connu reste lié à cette continuité de travail, plutôt qu’à un basculement final. Kachyňa meurt en 2004, à 79 ans, après avoir traversé plus d’un demi-siècle de cinéma tchèque, entre documentaire, fiction et écriture scénaristique.
- 1950: Za život radostný
- 1950: Není stále zamračeno
- 1956: Ztracená stopa
- 1959: Les Contrebandiers de la mort
- 1965: Vive la république!
- 1968: Naše bláznivá rodina
- 1970: L'Oreille
- 1975: Škaredá dědina
- 1976: La Petite Sirène
- 1980: Lásky mezi kapkami deště
- 1987: Kam, pánové, kam jdete?
- 1991: Le Cri du papillon
- 1968: Artiste émérite
- 1990: L'Oreille au Festival de Cannes
Films et séries réalisés par Karel Kachyňa
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Galerie photos de Karel Kachyňa
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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