Nrmagazine
William S. Burroughs - Photo
Connu pour
Scénario
Sexe
Homme
Crédits connus
100
Né
05/02/1914
Lieu de naissance
St. Louis, Missouri, USA
Décédé
02/08/1997 (83 ans)

William S. Burroughs: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de William S. Burroughs en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

45

œuvres recensées

44 films · 1 série

Première année recensée
1963
Dernière année recensée
1997

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1945, William S. Burroughs commence à apparaître dans des crédits liés au cinéma, alors que son nom circule déjà dans la Beat Generation et dans la littérature américaine. Né le 5 février 1914 à Saint-Louis, il meurt le 2 août 1997 à Lawrence, au Kansas, à 83 ans. Entre ces deux dates, il occupe des places très différentes : romancier, essayiste, scénariste, photographe, musicien, acteur occasionnel, lecteur de sa propre œuvre ou de ses archives.

Harvard, puis les marges de la Beat Generation

À Harvard, il suit une licence de littérature anglaise et en sort diplômé en 1936. Il étudie ensuite l’anthropologie, puis part à Vienne en 1936-1937 pour y étudier la médecine. Cette séquence universitaire compte moins comme un itinéraire de spécialisation que comme une suite d’écarts, déjà ouverte vers la chimie du cerveau, les drogues et les manipulations du corps.

Burroughs rejoint vite un autre territoire. Il est associé à la Beat Generation et à des noms comme Jack Kerouac et Allen Ginsberg. L’extrait le situe dans un milieu où littérature, amitiés et expérimentations se confondent, avec Brion Gysin autour du cut-up, procédé qui consiste à construire un texte à partir de fragments d’origines diverses. Cette méthode devient l’une des marques de son écriture, sans que son œuvre ne se laisse réduire à ce seul dispositif.

Son nom complet, William Seward Burroughs, s’accompagne aussi de pseudonymes et surnoms, William Lee ou Willy. Il écrit, photographie, peint, chante, compose, scénarise et publie des essais. L’ensemble dessine une présence dispersée, difficile à enfermer dans une seule fonction, mais solidement arrimée à la littérature et à l’expérimentation formelle.

Junky, le Festin nu et les grandes œuvres

Le premier grand repère demeure « Junky ». Le roman s’inscrit parmi les œuvres principales citées à son sujet, aux côtés de « Nova Express », « Les cités de la nuit écarlate », « Parages des voies mortes » et « Le Festin nu ». Ces titres suffisent à montrer une écriture tournée vers la drogue, la satire, la dystopie et l’autobiographie, sans se limiter à un seul territoire narratif.

En 1991, « Le festin nu » revient dans les crédits comme adaptation ou référence littéraire. Le livre circule alors déjà bien au-delà du champ strictement romanesque. Il devient un point de fixation pour le cinéma, au même titre que d’autres œuvres de Burroughs dont la structure se prête à des reprises, des détournements et des transferts d’un médium à l’autre.

L’intérêt de ces livres tient aussi à leur matière. L’extrait les décrit comme des romans hallucinés mêlant drogue, homosexualité et anticipation. Le mot « hallucinés » dit la part de dislocation, mais aussi le refus d’un récit linéaire. Burroughs travaille une prose de heurts, de reprises et de collisions, qui trouve dans le cut-up un outil de montage autant qu’une esthétique.

Cinéma, voix et apparitions

En 1989, son nom figure dans trois films très différents. Dans « Il était une fois Broadway », il apparaît comme Butler. Dans « Twister », il joue Man in Barn. Dans « Drugstore Cowboy », il est Tom the Priest. Ces rôles courts ne relèvent pas d’une carrière d’acteur suivie, mais d’interventions ponctuelles qui prolongent son image publique d’écrivain présent dans les marges du cinéma américain.

Quelques mois plus tard, en 1994, il figure comme lui-même dans « Même les cow-girls ont du vague à l’âme ». L’année 1997 le voit associé à « Will Hunting » avec la mention in memory of. La présence est posthume et tient davantage de l’hommage que du rôle, mais elle inscrit son nom dans un paysage cinématographique qui continue de le convoquer après sa disparition.

En 1998, « Le Livre de la vie » lui attribue la voix de Preacher on Radio. En 2006, « Wanderlust » reprend Tom the Priest. Le film « For No Good Reason », sorti en 2012, l’utilise comme Self à partir d’images d’archive, puis « Coda I » en 2013 le crédite pour sa voix à travers un archive sound. « Take Your Pills : Intelligence sur ordonnance », en 2018, revient encore à ses archives. Burroughs traverse ainsi le cinéma par fragments, par reprises et par traces sonores plutôt que par une présence continue.

Un écrivain déplacé vers d’autres formes

La liste de ses activités dépasse la simple édition de romans. Il est aussi photographe, artiste, musicien, scénariste, essayiste, peintre, poète et librettiste. Cette diversité ne relève pas d’un cumul décoratif. Elle correspond à une manière de travailler les formes sans les hiérarchiser, en passant d’un support à l’autre avec une liberté qui colle à ses choix d’écriture.

Il travaille pour Naropa University et appartient à l’Académie américaine des arts et des lettres. Il reçoit les distinctions de Chevalier des Arts et des Lettres puis de Commandeur des Arts et des Lettres. Ces marques institutionnelles coexistent avec une réputation d’écrivain lié aux marges, ce qui donne à sa postérité une tension singulière entre reconnaissance officielle et réputation de perturbateur des formes.

L’extrait mentionne aussi le label ESP-Disk parmi ses attaches et ses genres artistiques. La mention n’a rien d’anecdotique. Elle rappelle qu’un auteur peut circuler dans la musique, la performance et l’écriture sans se laisser fixer par une seule discipline. Burroughs a laissé des textes, des voix enregistrées et des apparitions qui prolongent la même logique de discontinuité.

Derniers repères, de Lawrence aux archives

Burroughs meurt le 2 août 1997 à Lawrence, dans le Kansas, et est enterré au cimetière Bellefontaine. La date clôt une vie longtemps distribuée entre villes, disciplines et supports, depuis Saint-Louis jusqu’aux archives sonores qui continueront à nourrir les œuvres ultérieures.

Sa mort ne met pas fin à sa présence publique. Les crédits postérieurs de « Le Livre de la vie », « Wanderlust », « For No Good Reason », « Coda I » ou « Take Your Pills : Intelligence sur ordonnance » montrent la persistance d’un nom qui continue de servir de matière première au cinéma et au montage d’archives. Le romancier devient aussi une source de voix, d’images et de silhouettes reprises après coup.

L’édition française de son œuvre garde surtout ces jalons : « Junky », « Nova Express », « Les cités de la nuit écarlate », « Parages des voies mortes » et « Le Festin nu ». Ils suffisent à mesurer une écriture qui a déplacé les frontières du roman, puis circulé dans le cinéma, la musique et la mémoire visuelle du XXe siècle.

Films et séries écrits par William S. Burroughs

Découvrez les scénarios et œuvres auxquels cette personnalité a contribué.

Le festin nu (1991) - Affiche
7 / 10
Le festin nu
novel
Queer (2024) - Affiche
6.5 / 10
Queer
novel
Les Garçons sauvages (2017) - Affiche
6.5 / 10
Les Garçons sauvages
original story
Thanksgiving Prayer (1991) - Affiche
6.1 / 10
Thanksgiving Prayer
writer

Galerie photos de William S. Burroughs

4 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Narrator (voix)
2009
Joy Division (2009) - Affiche
2009
Wanderlust (2006) - Affiche
Tom the Priest
2006
Le Livre de la vie (1998) - Affiche
Preacher on Radio (voix)
1998
Ah Pook Is Here. (1994) - Affiche
1994
Thanksgiving Prayer (1991) - Affiche
1991
Drugstore Cowboy (1989) - Affiche
Tom the Priest
1989

Will Hunting (1997) - Affiche
in memory of
1997

Nova '78 (2026) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2026
Music, Fashion, Film (2026) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2026
This Is Buzz (2026) - Affiche
Lui-même / Self (images d’archives)
2026
Robert Wilson, la beauté du mystérieux (2022) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2022
Take Your Pills : Intelligence sur ordonnance (2018) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2018
Uncle Howard (2017) - Affiche
Lui-même
2017
Don't Blink - Robert Frank (2015) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2015
Lui-même (voix) (archive sound)
2013
Coda I (2013) - Affiche
Lui-même (voix) (archive sound)
2013
Coda II (2013) - Affiche
Lui-même (voix) (archive sound)
2013
For No Good Reason (2012) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2012
The Beat Hotel (2012) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2012

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Allen Ginsberg - Photo
Allen Ginsberg
1926–1997
Brion Gysin - Photo
Brion Gysin
1916–1986
John Giorno - Photo
John Giorno
1936–2019
Andy Warhol - Photo
Andy Warhol
1928–1987