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Scarpelli - Photo
Connu pour
Scénario
Sexe
Homme
Crédits connus
225
Né
16/12/1919
Lieu de naissance
Rome, Italy
Décédé
28/04/2010 (90 ans)

Scarpelli: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :F. Scarpelli,Furio Scarpelli,Age & Scarpelli

Repères de carrière

La carrière de Scarpelli en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

142

œuvres recensées

141 films · 1 série

Première année recensée
1949
Dernière année recensée
2010

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Le 16 décembre 1919, à Rome, Furio Scarpelli voit le jour dans une ville où le scénario italien se réinvente encore. Le nom qu’il laisse au cinéma se rattache à une écriture de collaboration, souvent signée avec Age, et à des titres qui circulent d’un pan du répertoire populaire à l’autre. Le crédit de 1958 sur Le Pigeon place son nom au cœur d’un film de Pietro Germi qui compte parmi les points d’appui de la comédie italienne. En 1966, Le Bon, la Brute et le Truand inscrit aussi son travail dans un western de Sergio Leone, avant que Nous nous sommes tant aimés de 1974 n’ajoute une autre étape décisive à cette écriture du dialogue et de la situation.

Les années Age & Scarpelli

Le tandem Age & Scarpelli domine une part décisive du cinéma italien de l’après-guerre. Furio Scarpelli travaille dans ce cadre avec Agenore Incrocci, sous une signature commune devenue familière pour plusieurs générations de cinéphiles. La collaboration apparaît sur Le Pigeon en 1958, où le duo signe le screenplay et l’histoire. Le film de Pietro Germi fixe une méthode d’écriture attentive aux rapports de classe, aux gestes minuscules et aux engrenages de groupe. Cette même année, le binôme s’impose comme un rouage essentiel d’une comédie qui observe l’Italie au ras des comportements, sans emphase ni maniérisme.

Quelques années plus tard, cette manière de construire les scènes par frottement et décalage nourrit Le Bon, la Brute et le Truand, signé par Sergio Leone en 1966. Le crédit de screenplay rattache Scarpelli à un film dont l’architecture repose sur la circulation des alliances, la précision des entrées et des sorties, et une économie de répliques devenue célèbre. Son nom accompagne alors une écriture qui ne se contente pas de faire avancer l’action. Elle organise le rythme, les retards, les bascules de ton, et dessine des rapports de force avec une exactitude de mécanicien.

L’année 1974 prolonge cette présence avec Nous nous sommes tant aimés, de Ettore Scola, où Scarpelli signe le screenplay et l’histoire. Le film reprend plusieurs décennies d’Italie à travers trois amis, et son écriture repose sur les ruptures de temps, les désillusions politiques et les retours de mémoire. Le même mouvement se retrouve dans Romances et Confidences, sorti la même année, qui associe encore Scarpelli au travail de scénario. Le duo Age & Scarpelli y conserve ce mélange de précision comique et d’observation sociale qui a longtemps servi de marque de fabrique au cinéma italien.

Avec Scola, le temps du film

La relation avec Ettore Scola occupe une place particulière dans l’œuvre de Scarpelli. Nous nous sommes tant aimés en 1974 ne se contente pas d’être un nouveau crédit important. Le film donne au scénario une dimension de traversée historique, où les personnages deviennent des surfaces de mémoire et de désenchantement. Scarpelli y écrit avec Scola une suite de scènes où le passé revient par fragments, et où le rire garde toujours une pointe d’amertume.

Dans Romances et Confidences, la même année, la veine reste liée à une attention aux usages sociaux et aux déséquilibres affectifs. Le nom de Scarpelli y figure dans l’écriture, dans un cadre qui continue d’associer le dialogue à la circulation des points de vue. La décennie suivante ne change pas ce rôle d’auteur de structures et de répartitions dramatiques. Scarpelli ne s’éloigne pas d’un cinéma où les relations de groupe, les échanges de répliques et les glissements de ton restent décisifs.

Cette continuité se lit plus tard dans Ovosodo, de Paolo Virzì, sorti en 1997. Le crédit de screenplay replace Scarpelli dans une écriture de film générationnel, sans qu’il y ait besoin d’en forcer les effets. Le même esprit d’assemblage réapparaît dans Briganti - Amore e Libertà en 1994, où il est crédité comme writer. Ces titres montrent un auteur capable d’entrer dans des récits de période, de collectif ou d’apprentissage sans quitter l’axe qui le définit: la construction du mouvement dramatique.

Le passage à la fin du siècle

En 1994, Le Facteur l’associe à un crédit d’story, preuve qu’il continue d’intervenir sur la forme du récit au-delà du seul scénario dialogué. Le film de Michael Radford étend son territoire à une écriture de l’adaptation où la structure narrative compte autant que la ligne de dialogue. Le même type de présence apparaît dans Briganti - Amore e Libertà, où le terme writer signale encore une contribution d’écriture au sens large.

La fin de décennie le retrouve sur Ovosodo, puis au début des années 2000 dans des mentions plus ponctuelles comme Le Prix du désir en 2004, crédité thanks. Ce type de mention situe aussi sa place dans le paysage professionnel, faite de collaborations reconnues et de retours ponctuels à des films produits bien après les grands succès du tandem. En 2006, Napoléon (et moi) porte encore son nom au screenplay et à l’story, signe qu’il reste associé à la fabrique du récit jusque tard dans sa vie.

Une écriture de cinéma, pas de posture

Le 28 avril 2010, Furio Scarpelli meurt à 90 ans. La date clôt une présence longue dans le cinéma italien, mais elle ne renvoie pas à une figure d’auteur isolé derrière une signature. Son travail se construit dans l’association, le partage d’une méthode, l’élaboration d’histoires qui savent passer d’un personnage à un groupe, d’un événement à sa répercussion sociale. Les films cités ici suffisent à faire apparaître une manière d’écrire qui préfère la mécanique des relations à l’effet démonstratif.

Le nom de Scarpelli reste lié à des œuvres très différentes par leurs genres et leurs époques, de Le Pigeon à Le Bon, la Brute et le Truand, de Nous nous sommes tant aimés à Napoléon (et moi). Cette diversité n’efface pas la continuité de son métier: construire, avec d’autres, des récits capables de tenir une scène, un groupe ou une époque. À Rome, en 1919, puis dans les films qui ont suivi, il a laissé une manière d’écrire qui privilégie la tenue du dialogue, l’organisation du temps et la précision du cadre dramatique.

Films et séries écrits par Scarpelli

Découvrez les scénarios et œuvres auxquels cette personnalité a contribué.

Le Facteur (1994) - Affiche
7.9 / 10
Le Facteur
story
Le Pigeon (1958) - Affiche
8.1 / 10
Le Pigeon
story
Ovosodo (1997) - Affiche
7.2 / 10
Ovosodo
screenplay
L'Armée Brancaleone (1966) - Affiche
7.7 / 10
L'Armée Brancaleone
screenplay

Galerie photos de Scarpelli

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Un dragon en forme de nuage (2021) - Affiche
2021
Christine Cristina (2010) - Affiche
2010
Napoléon (et moi) (2006) - Affiche
2006
Baciami piccina (2006) - Affiche
screenplay
2006
La buona battaglia – Don Pietro Pappagallo (2006) - Affiche
screenstory
2006
La buona battaglia – Don Pietro Pappagallo (2006) - Affiche
Inconnu
- Épisode 2 (2006)
•
S01E02
•
screenstory
- Épisode 1 (2006)
•
S01E01
•
screenstory
2006
Opopomoz (2003) - Affiche
screenplay
2003
A cavallo della tigre (2002) - Affiche
original film writer
2002
Bienvenue à Collinwood (2002) - Affiche
original film writer
2002
Concurrence déloyale (2001) - Affiche
2001
Le Dîner (1998) - Affiche
writer
1998

Furio Scarpelli - Il racconto prima di tutto (2012) - Affiche
Sé stesso (materiale d'archivio)
2012
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 15 (1978)
•
S04E15
•
Lui-même
1975

Porzûs (1997) - Affiche
script
1997

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.