Dick Gordon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Dick Gordon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
164
œuvres recensées
158 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1920
- Dernière année recensée
- 1956
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1932, Scarface inscrit Dick Gordon au générique dans le rôle d’un client de boîte de nuit. Né le 21 juin 1893 à Philadelphia, Pennsylvania, l’acteur apparaît ensuite dans plusieurs productions américaines des années 1930 et 1940, souvent sans être crédité, avec des présences brèves mais repérables dans les marges de grands studios.
Des silhouettes au cœur du système hollywoodien
Dans New York - Miami en 1934, Dick Gordon figure parmi les invités d’un mariage. La même logique se retrouve dans La Valse dans l’ombre et Indiscrétions, tous deux sortis en 1940, où son nom accompagne des scènes de réception et de fête. Ces apparitions dessinent un type d’emploi précis, celui des présences de décor appelées à traverser un plan, à soutenir une situation, sans occuper le centre du récit.
Les années 1940 le placent dans des œuvres très différentes par leur ton et leur prestige. Il est photographié aux côtés du shérif dans La vie est belle en 1946, maître d’hôtel dans Les Plus Belles Années de notre vie la même année, puis client du Green Cat dans Les Tueurs. Le cinéma de studio fonctionnait alors avec cette armée discrète d’interprètes dont la présence stabilisait les scènes de foule, les intérieurs mondains, les restaurants et les cérémonies.
Dick Gordon revient encore à ce registre dans Angels in the Outfield en 1951, où il apparaît comme amateur de baseball, puis dans Sabrina en 1954, cette fois parmi les invités d’une fête. Géant, en 1956, le montre comme convive d’un bal du gouverneur, tandis que Around the World in Eighty Days le compte parmi les figurants de son vaste dispositif de production. Ces titres, très éloignés les uns des autres, donnent la mesure d’une présence régulière dans le cinéma américain de l’époque.
Les années 1940 et l’économie des seconds plans
Les productions de 1946 concentrent plusieurs de ses apparitions les plus identifiables. La vie est belle l’emploie dans une scène liée au shérif, Les Plus Belles Années de notre vie le place dans un hôtel, et Les Tueurs l’introduit dans l’espace feutré d’un bar. La diversité des contextes, du mélodrame au film noir, montre une aptitude à occuper des lieux sociaux variés sans modifier la fonction de base de son jeu.
À cette époque, les studios multiplient les scènes peuplées, les salons, les réceptions, les comptoirs et les salles à manger, autant d’espaces où l’œil du spectateur capte des visages furtifs. Dick Gordon s’inscrit dans cette circulation. Son nom passe d’un plateau à l’autre, des productions de prestige aux films de genre, sans que le crédit à l’écran ne soit toujours conservé.
La décennie suivante prolonge cette présence latérale. The Abbott and Costello Show, en 1952, lui confie le rôle du colonel Davis. L’année suivante, sa filmographie s’ouvre vers une forme plus marquée de télévision, du moins par le titre retenu ici, tandis que le cinéma continue de l’utiliser dans des scènes d’assemblée, de réception ou de passage.
Le passage par les comédies et les grands ensembles
The Abbott and Costello Show marque un point net dans cette suite de présences. Le colonel Davis lui donne un rôle nommé, donc une place plus lisible que les silhouettes anonymes des années 1930 et 1940. Cette distinction ne change pas la nature de sa présence à l’écran, mais elle l’inscrit plus clairement dans un dispositif comique largement fondé sur les contrastes d’autorité et de situation.
Dans les grands ensembles hollywoodiens, Dick Gordon reste associé aux espaces collectifs. Sabrina le situe parmi les invités d’une fête, Géant dans une réception officielle, Around the World in Eighty Days parmi les extras d’une superproduction. Ces rôles ne construisent pas un personnage autonome; ils participent à la densité des mondes représentés, à leur circulation sociale, à leur organisation des regards et des corps.
L’écart entre ces titres révèle aussi l’ampleur des genres traversés. Il passe du polar avec Scarface au conte social de La vie est belle, du film noir avec Les Tueurs à la comédie mondaine avec Sabrina. Les mêmes années, les mêmes décors d’hôtel ou de salon reviennent, mais chaque film leur donne une fonction différente, et Dick Gordon s’y adapte sans rupture visible dans les crédits retenus.
Une présence continue jusqu’en 1956
La fin des années 1950 conserve la même logique d’intervention brève. Around the World in Eighty Days, sorti en 1956, l’emploie comme figurant, tandis que Géant le replace dans un décor de réception mondaine. Ce voisinage entre superproduction d’aventure et fresque familiale signale un acteur que les studios sollicitent pour peupler des univers très différents.
Dick Gordon meurt le 20 septembre 1956. Son activité laissée à l’écran s’étend des années 1930 aux années 1950, avec des apparitions dans des films d’auteurs et des productions de studio. Le nom circule aussi sous les formes Richard H. Towey et Richard Gordon, deux alias qui accompagnent une présence dispersée dans le cinéma américain classique.
Sa place se lit moins dans un rôle central que dans la répétition d’entrées furtives, d’invités, de clients, de passants et de notables secondaires. Dans cette circulation, Scarface, La vie est belle, Les Plus Belles Années de notre vie, Sabrina et Géant forment une suite de repères suffisamment éloquents pour situer une carrière d’interprète au sein du système hollywoodien de l’époque.
Films et séries avec Dick Gordon
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Dick Gordon
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.






















