Rabindranath Tagore: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rabindranath Tagore en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
163
œuvres recensées
161 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1923
- Dernière année recensée
- 1941
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1913, le prix Nobel de littérature inscrit Rabindranath Tagore dans une circulation mondiale déjà engagée depuis plusieurs années. Né le 7 mai 1861 à Calcutta, il écrit en bengali, publie des poèmes dès l’enfance et s’essaie très tôt à la nouvelle, au drame, puis à des formes où la chanson et la prose se répondent. Mort le 7 août 1941 dans la même ville, il laisse une œuvre traversée par la poésie, le théâtre, le roman, l’essai, la composition musicale et la peinture.
Calcutta, la maison de Jorasanko et les premiers textes
Le foyer familial de Jorasanko, à Calcutta, fournit à Rabindranath Tagore un cadre intellectuel dense. Fils de Debendranath Tagore et Sarada Devi, il grandit dans une famille d’artistes et de réformateurs sociaux et religieux opposés au système des castes. Cette maison, la Thakurbari, marque une enfance où les études se mêlent à une éducation tenue à distance des routines scolaires ordinaires.
Il fréquente d’abord l’Oriental Seminary, puis suit des cours à domicile avec des professeurs particuliers. En 1875, le Collège Saint-Xavier de Calcutta constitue une ultime tentative familiale pour l’installer dans un cursus classique. L’expérience compte, sans pour autant le fixer dans un cadre scolaire durable. Il quitte l’établissement en 1877, après une fréquentation irrégulière et sans avoir obtenu l’examen du 5e degré.
En 1873, après la cérémonie de l’Upanayanam, il quitte Calcutta avec son père pour un voyage de plusieurs mois en Inde. Le séjour passe par Santiniketan, Amritsar puis Dalhousie, au pied de l’Himalaya. Là, il lit des biographies, étudie l’histoire, l’astronomie, la science moderne et le sanskrit, tout en s’immergeant dans les poèmes classiques de Kalidasa. À 16 ans, il publie ses premières poésies substantielles sous le pseudonyme de Bhanushingho, puis écrit Bhikharini en 1877, première nouvelle en langue bengali, et Sandhya Sangit en 1882.
Shilaidaha et Santiniketan, l’écriture au plus près du réel
En 1890, Rabindranath Tagore prend la gestion du domaine familial de Shilaidaha, dans une zone qui appartient aujourd’hui au Bangladesh. Il y vit sur la péniche Padma, parcourt le domaine pour collecter les redevances des paysans et écouter leurs doléances. Les villageois organisent des fêtes en son honneur, tandis que ces années nourrissent une part importante de son travail narratif.
La période Sadhana, de 1891 à 1895, donne plus de la moitié des 84 histoires réunies dans Galpaguchchha en trois tomes. Ces récits dépeignent avec ironie et émotion divers modes de vie, en particulier des villageois. Le lien avec Shilaidaha n’est pas seulement administratif; il entraîne un contact direct avec les paysans, les rites, les tensions de la terre et de l’argent, qui irrigue son écriture en prose.
En 1901, il quitte Shilaidaha pour Santiniketan et fonde un ashram qui prendra ensuite de l’ampleur. Le lieu réunit une salle de prière dallée de marbre, une école expérimentale, des pépinières, des jardins et une bibliothèque. Sa femme y meurt, puis deux de ses enfants. Il y publie Naivedya en 1901 et Kheya en 1906, tout en traduisant ses poèmes en vers libres.
Le Nobel, les voyages et la rupture avec l’ordre impérial
Le 14 novembre 1913, Rabindranath Tagore apprend qu’il a obtenu le prix Nobel de littérature. L’Académie suédoise récompense le caractère idéaliste, et accessible aux lecteurs occidentaux, d’une petite partie de son œuvre traduite, dont Gitanjali, paru en 1912. Le livre devient le point d’appui d’une reconnaissance qui circule bien au-delà du Bengale.
En 1915, il accepte d’être fait chevalier de la couronne britannique. Quatre ans plus tard, après le massacre d’Amritsar, il renonce à cette distinction pour se tenir au côté de ses compatriotes. L’épisode marque une prise de distance nette avec l’ordre impérial, déjà visible dans ses positions contre le Raj britannique et dans son soutien au mouvement pour l’indépendance de l’Inde.
En 1921, il fonde avec Leonard Elmhirst l’Institut pour la reconstruction rurale à Surul, près de Santiniketan. L’établissement prend ensuite le nom de Maison de la Paix. Tagore veut y faire de la scolarisation un instrument de libération des villages, par la circulation des savoirs et l’appel à des spécialistes, des donateurs et des soutiens venus de plusieurs pays. À cette époque, il s’oppose au modèle revendicatif de Gandhi et préfère une action tournée vers l’éducation et la réforme locale.
Les dernières années, du vers en prose aux drames dansés
Au début des années 1930, Rabindranath Tagore s’attache à la conscience de caste et au sort des intouchables. Il donne des cours sur ces questions, écrit des poèmes et des drames avec des protagonistes intouchables, et appelle les autorités du temple de Gurovayoor à admettre les dalits. Dans la même décennie, son écriture garde une mobilité formelle constante, du poème en prose au drame dansé.
Il rassemble 15 compilations de ses écrits, parmi lesquelles Punashcha en 1932, Shes Saptak en 1935 et Patraput en 1936. Il compose aussi des drames dansés comme Chitrangada en 1914, Chandalika en 1938 et Shyama en 1939. Les romans Dui Bon et Malancha, tous deux parus en 1934, puis Char Adhyay la même année, complètent ce chantier tardif.
Dans sa dernière décennie, il écrit encore Visva-Parichay en 1937, série d’essais tournée vers les sciences. Ses explorations de la biologie, de la physique et de l’astronomie infléchissent sa poésie, tandis que ses chants en prose prolongent une recherche déjà ancienne sur la diction et le rythme. Son dernier poème en prose, d’une centaine de vers, s’avance dans une langue dépouillée qui prépare Apur Sansar, de Satyajit Ray.
Du rabindrasangeet au cinéma
Le nom de Rabindranath Tagore circule aussi dans le cinéma à travers des rôles de texte, de parole et de musique. নটীর পূজা, réalisé par lui en 1932, figure parmi les titres liés à son activité de cinéaste et de compositeur. Plus tard, Deux hectares de terre en 1953, Rabindranath Tagore en 1961 avec des images d’archives, Vam i Ne Snilos en 1981, Asookh en 1999, To Vlémma en 2020, The Curse of Parnashavari en 2023 et রুমি en 2024 témoignent de reprises de ses poèmes, de ses chants ou de sa présence d’archive.
Ses chansons constituent un autre versant durable de cette circulation. Jana Gana Mana et Amar Shonar Bangla deviennent les hymnes nationaux respectifs de l’Inde et du Bangladesh. Cette double postérité donne à ses compositions une place particulière dans l’histoire culturelle du sous-continent, sans les réduire à une simple annexe de son œuvre littéraire.
Rabindranath Tagore meurt à Calcutta le 7 août 1941, à 80 ans. Le corpus qui demeure croise romans, nouvelles, poèmes, pièces, chants, essais et peintures, avec une attention persistante aux formes, aux rythmes et aux usages publics de la langue bengalie.
Films et séries écrits par Rabindranath Tagore
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Galerie photos de Rabindranath Tagore
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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