Lionel Barrymore: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lionel Barrymore en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
236
œuvres recensées
236 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1905
- Dernière année recensée
- 1954
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 28 avril 1878, à Philadelphie, Lionel Herbert Blyth naît dans une famille déjà liée au théâtre. Il prendra le nom de scène de Lionel Barrymore et mènera, à partir de 1909, une activité d’acteur, de réalisateur et de scénariste aux États-Unis. Mort le 15 novembre 1954, il a traversé les premières décennies du cinéma américain, du muet aux grands studios.
Des planches à l’écran muet
Avant le cinéma, il songe d’abord à la peinture. Il part à Paris pour y étudier l’art, puis revient aux États-Unis en 1908. L’année suivante, D. W. Griffith l’engage à l’American Mutoscope and Biograph Company.
Les premiers titres associés à sa présence à l’écran remontent à 1911 et 1912, avec Fighting Blood, The Battle, The Miser's Heart et Cœur d'apache. Il figure aussi au générique de Judith of Bethulia en 1914. Dans le même temps, il a déjà réalisé plusieurs films, parmi lesquels His Secret, Where is the Baby? et No place for Father.
Cette double activité dessine un artisan complet du muet. Barrymore ne se limite pas à jouer pour Griffith; il prend aussi part à la fabrique même des films, à une époque où la frontière entre interprétation, mise en scène et écriture reste encore poreuse.
Le virage MGM et la reconnaissance
En 1926, il signe un contrat avec la Metro-Goldwyn-Mayer, qu’il garde jusqu’à la fin de sa carrière. Il y tourne régulièrement aux côtés de Pearl White et de Greta Garbo. En 1928, il joue dans Faiblesse humaine de Raoul Walsh.
L’arrivée du parlant le ramène vers la mise en scène. En 1929, il signe Madame X et His Glorious Night, pour lequel il compose la musique. La même année, il réalise The Unholy Night, puis Le Chant du bandit en 1930. Sa diction, travaillée sur scène, lui permet d’aborder ce nouveau régime sonore sans rupture visible.
En 1931, il reçoit l’Oscar du meilleur acteur pour Âmes libres de Clarence Brown. Il y joue le père de Norma Shearer, un avocat brillant dont la carrière est compromise par l’alcool. Cette récompense installe Barrymore au sommet de la hiérarchie des studios, à un moment où MGM lui confie des rôles de premier plan.
Années 1930, rôles sombres
Au cours des années 1930, il passe d’un film à l’autre avec une régularité de studio. En 1932, il interprète Raspoutine dans Raspoutine and the Empress de Richard Boleslawski, aux côtés d’Ethel Barrymore et de John Barrymore. Cette même année, il apparaît aussi dans Grand Hotel dans le rôle d’Otto Kringelein.
Barrymore retrouve ensuite des personnages plus inquiétants dans La Marque du vampire en 1935 et Les Poupées du diable en 1936, tous deux réalisés par Tod Browning. En 1935, il est aussi présent dans David Copperfield dans le rôle de Dan Peggotty, puis en 1936 dans Le Roman de Marguerite Gautier comme Monsieur Duval.
La fin de la décennie le voit revenir dans des films plus directement centrés sur l’interprétation de caractères. Il est Martin Vanderhof dans Vous ne l'emporterez pas avec vous en 1938 et Howard B. Drake dans Pilote d'essai la même année. Ces rôles s’inscrivent dans un moment où MGM exploite sa présence dans des emplois d’autorité, de vieillesse ou de tension morale.
Dr. Gillespie et les années 1940
À la fin des années 1930 et au début des années 1940, Barrymore tient le rôle du Dr. Gillespie dans la série Dr. Kildare. Le personnage, décrit comme irascible, devient l’un de ceux qu’il reprend le plus souvent dans cette période. Cette présence régulière s’accompagne d’une santé fragile qui le contraint à se déplacer en fauteuil roulant.
Malgré cet état, il apparaît dans plusieurs films importants des années 1940. En 1944, il est The General dans Un nommé Joe et un clergyman dans Depuis ton départ. En 1945, il joue Pat Rafferty dans La vallée du jugement. En 1946, il se montre dans Duel au soleil de King Vidor, où il tient le rôle du sénateur Jackson McCanles.
La même année, il apparaît dans La vie est belle de Frank Capra sous les traits de Mr. Potter. Deux ans plus tard, John Huston le dirige dans Key Largo en 1948, où il interprète James Temple. Henry Hathaway le retrouve enfin en 1949 dans Les Marins de l'Orgueilleux. Barrymore clôt sa carrière au cinéma avec Main Street to Broadway de Tay Garnett en 1953.
Il meurt le 15 novembre 1954 à 76 ans. Son nom reste lié à une génération de studio qui a fait coexister théâtre, muet, parlant, direction d’acteurs et composition musicale. La diversité de ses fonctions ne l’a jamais éloigné de l’essentiel: occuper l’écran avec une autorité immédiatement lisible, des plateaux de Griffith aux productions de la MGM.
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