Carmen Argenziano: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Carmen Argenziano en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
172
œuvres recensées
100 films · 72 séries
- Première année recensée
- 1965
- Dernière année recensée
- 2019
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 27 octobre 1943, Carmen Argenziano naît à Sharon, en Pennsylvanie, sous le nom de Carmen Antimo Argenziano. Mort le 10 février 2019 à 75 ans, il a traversé le cinéma et la télévision américains pendant plus de quatre décennies, avec des apparitions dans « Le Parrain, 2e partie », « 60 secondes chrono », « Anges et Démons » et « Babylon 5 ». Il appartient aussi à vie à l’Actors Studio et a reçu le Los Angeles Drama Critics Circle Award pour son rôle dans « Une prière pour ma fille ».
Une naissance en Pennsylvanie, une présence durable
Argenziano grandit à Sharpsville, après sa naissance à Sharon. Son nom apparaît d’abord dans des films des années 1970, puis dans une longue série d’apparitions télévisées où il passe d’un personnage à l’autre sans s’effacer. En 1970, il figure au générique de « Cover Me Babe » de Noel Black, puis rejoint « Punishment Park » de Peter Watkins en 1971 et « The Jesus Trip » de Russ Mayberry la même année.
La suite le mène vers des productions plus visibles, avec « Un homme est mort » de Jacques Deray en 1972, puis « Le Parrain, 2e partie » de Francis Ford Coppola en 1974, où il interprète Michael's buttonman #2. Dans cette même période, il circule aussi sur les plateaux de « Cinq Femmes à abattre » de Jonathan Demme, « Capone » de Steve Carver et « Terreur sur la ligne » de Fred Walton.
Le cinéma des années 1970 et 1980
Au milieu des années 1970, Argenziano travaille dans des registres très différents. Il apparaît dans « Les Enfants de Frankenstein » en 1974, puis dans « Les Requins » et « Crazy Mama » en 1975. Quelques mois plus tard, « Un tueur dans la foule » et « Graduation Day » le placent dans des productions où son nom revient souvent pour des rôles secondaires identifiables, parfois brefs, jamais anecdotiques dans l’économie du film.
La décennie suivante confirme cette cadence. Il est vu dans « Série noire pour une nuit blanche » de John Landis en 1985, prête sa voix à Dagg dans « Starchaser: The Legend of Orin », puis apparaît dans « Naked Vengeance » et « Campus » en 1986. Par ailleurs, il figure au générique d’« Under Cover » en 1987, de « Envers et contre tous » de Ramón Menéndez en 1988, de « Les Accusés » de Jonathan Kaplan la même année, puis du « Scorpion rouge » de Joseph Zito en 1989.
La suite l’installe dans des polars et des films d’action des années 1990. « Le Premier Pouvoir » en 1990, « Obsession fatale » en 1992, « Ligne privée » en 1994, « Don Juan DeMarco » et « Les Liens du sang » en 1995, puis « Broken Arrow » en 1996 dessinent une présence régulière dans des productions commerciales de studios ou de réalisateurs de genre.
Des séries marquantes, de « Cheers » à « Babylon 5 »
À la télévision, Argenziano s’inscrit dans plusieurs séries largement diffusées. En 1975, il apparaît dans « Columbo », épisode « Jeu d'identité », où il joue le médecin légiste Anderson. Un an plus tard, il figure dans « Once an Eagle » et « Twin Detectives », puis en 1977 dans « Super Jaimie », épisode « Pour que vive le roi », où il tient le rôle du Roi.
Les années 1980 et 1990 le voient revenir dans des formats récurrents. Il est présent dans « Cheers » en 1982, dans « Designing Women » en 1986, puis dans « Booker » en 1989. En 1994, il joue Urza Jaddo dans « Babylon 5 », puis l’agent Lawrence dans « La Vie à cinq ». Deux ans plus tard, il apparaît dans « NIH: Alertes médicales » sous les traits du Lt. Col. Bartek, tandis que « Stargate SG-1 » lui donne l’un de ses personnages les plus connus avec Jacob Carter / Selmak.
Cette fidélité au feuilleton et à la série policière ou fantastique se poursuit dans les années 2000. Il joue le détective Mayhew dans « 60 secondes chrono » en 2000, un avocat de la défense dans « Identity » en 2003, le père Silvano Bentivoglio dans « Anges et Démons » en 2009, puis Mario Rivera dans « Castle » la même année. Ces apparitions tardives gardent une ligne nette: des figures d’autorité, des religieux, des policiers, des avocats, des hommes placés dans des récits où la fonction du personnage compte autant que sa présence.
L’Actors Studio et la scène
Argenziano est membre à vie de l’Actors Studio, une appartenance qui ancre sa pratique dans le théâtre autant que dans l’écran. Le Los Angeles Drama Critics Circle Award qu’il reçoit pour « Une prière pour ma fille » de Thomas Babe signale une reconnaissance venue de la scène, où son nom se lie à Jack Delasante.
Cette distinction ne l’éloigne pas des écrans. Elle accompagne plutôt une activité qui navigue entre tournages et représentation, avec une disponibilité rare aux seconds rôles de composition. En 2007, il joue l’un des assistants potentiels de Dr House, personnage éliminé, puis revient encore en 2009 dans « Esprits criminels », dans l’épisode « Demonology », où il interprète le père Paul Silvano. Sa filmographie va jusqu’à « Kronos: Le Soulèvement des machines » en 2017, sous le titre anglais « Singularity ».
Son répertoire public ne tient pas à un seul registre, ni à une seule famille de rôles. Entre la mafia de « Le Parrain, 2e partie », le fantastique de « Babylon 5 », les mécaniques policières de « Cheers », « Castle » ou « NIH: Alertes médicales », et les productions de genre comme « Les Accusés » ou « Hellraiser 5: Inferno », Argenziano a occupé un espace constant, celui des interprètes que les réalisateurs rappellent pour leur tenue et leur précision.
Films et séries avec Carmen Argenziano
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