Max Steiner: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Max Steiner en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
311
œuvres recensées
310 films · 1 série
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1965
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1929, Rio Rita place Max Steiner à Hollywood pour l’orchestration d’un film produit par la RKO Radio Pictures. Le compositeur, né à Vienne le 10 mai 1888, a déjà quitté l’Europe depuis quinze ans quand cette commande l’entraîne vers le cinéma américain. Son nom de naissance, Maximilian Raoul Walter Steiner, circule bientôt dans les crédits sous plusieurs formes, dont Max R. Steiner.
De Vienne à Broadway
La naissance viennoise de Max Steiner le rattache à une famille juive cultivée. Son père dirige un théâtre, et Richard Strauss accepte d’être son parrain. Très tôt, il travaille la composition avec Gustav Mahler et Johannes Brahms, deux noms qui disent l’environnement musical dans lequel il grandit. À 16 ans, il écrit une opérette, signe d’une précocité déjà installée avant le départ d’Europe.
En 1914, il quitte l’Autriche-Hongrie pour le Royaume-Uni, puis obtient un visa pour les États-Unis grâce au duc de Westminster. Pendant 15 ans, il partage son temps entre New York et Broadway, où il travaille comme chef d’orchestre et arrangeur. Cette période forge un métier de plateau et de fosse, au contact direct du spectacle vivant et de ses contraintes.
Les premières années à Hollywood
Le passage à Hollywood se fait en 1929 avec Rio Rita, qui l’amène à l’orchestration plutôt qu’à la composition pure. Dès les premières années américaines, il travaille sur une série de films qui installent son nom dans plusieurs genres de studio. La Princesse amoureuse, Son gosse, Héritage, L’Âme du ghetto ou La loi ordonne figurent parmi ces titres du début des années 1930.
En 1932, il signe la musique de 4 de l’aviation et de La Chasse du comte Zaroff. L’année suivante, King Kong marque un tournant pour sa carrière américaine. Le film, sorti en 1933, lui donne une visibilité nouvelle par la puissance de sa partition originale. Steiner compose alors pour une production beaucoup plus large, qui va de Gloire éphémère à Le Fils de King Kong, en passant par La Femme aux gardénias et Le Club des casse-cou.
Warner, MGM et les grands studios
Filles d’Amérique, en 1934, le crédite comme music director, alors que Le Petit Ministre, Deux tout seuls, Avec votre permission et Stingaree prolongent la cadence de ces années de studio. Dans la même période, il intervient sur Le Calvaire de Flora Winters, L’Emprise et Le Foyer qui s’éteint. La production est abondante, mais elle ne se lit pas comme une simple accumulation: elle indique surtout la confiance qu’accordent les studios à sa manière d’organiser l’espace sonore d’un film.
En 1935 et 1936, sa présence se maintient avec Le Mouchard, Roberta, La Source de feu, Désirs secrets, Les Trois Mousquetaires, puis Le Petit Lord Fauntleroy et La Charge de la brigade légère. Le Mouchard est signalé comme un film récompensé d’un Oscar, tandis que Le Jardin d’Allah reçoit une proposition pour les Oscars. Ces mentions situent Steiner dans une zone de travail où la musique accompagne des productions déjà repérées par l’industrie.
La décennie suivante le voit revenir vers plusieurs titres devenus les plus cités de sa filmographie. Autant en emporte le vent, en 1939, reste l’un des sommets de cette période, avec Sergent York en 1941, Casablanca en 1943, puis Arsenic et vieille dentelle en 1944. S’ajoutent Le Grand Sommeil en 1946 et Le Trésor de la Sierra Madre en 1948, deux partitions qui prolongent une activité déjà solidement installée chez les grands producteurs.
La série des titres majeurs
Les années 1950 maintiennent Steiner au premier plan des grosses productions. Ouragan sur le Caine, en 1954, puis La Prisonnière du désert et Hélène de Troie, toutes deux en 1956, montrent la continuité de son activité au sein des grands studios. En 1959, il apparaît encore comme music coordinator sur Adventures in Paradise, signe d’une présence qui se poursuit au-delà des partitions les plus célèbres.
Ces titres dessinent un corpus centré sur la musique originale de films très identifiés, du mélodrame à l’aventure, du film de guerre au récit d’exploration. Steiner n’est pas cantonné à une seule maison de production ni à un seul type de projet. Il travaille avec la même régularité sur des œuvres devenues très connues et sur d’autres qui relèvent d’un emploi plus strictement industriel, ce qui donne à son nom une présence continue dans le cinéma de studio pendant plusieurs décennies.
Le compositeur meurt à Los Angeles le 28 décembre 1971, à l’âge de 83 ans. Sa nationalité devient autrichienne puis américaine par naturalisation, et le trajet qui mène de Vienne à Hollywood passe par Broadway, New York, le Royaume-Uni et la RKO. Entre 1929 et la fin des années 1950, son travail reste associé à une idée précise du film de studio où la musique accompagne la narration avec une stabilité de métier plus qu’avec des effets d’affichage.
- 1929: Rio Rita — orchestration
- 1933: King Kong — original music composer
- 1934: Filles d’Amérique — music director
- 1939: Autant en emporte le vent — original music composer
- 1941: Sergent York — original music composer
- 1943: Casablanca — original music composer
- 1944: Arsenic et vieille dentelle — original music composer
- 1946: Le Grand Sommeil — original music composer
- 1948: Le Trésor de la Sierra Madre — original music composer
- 1954: Ouragan sur le Caine — original music composer
- 1956: La Prisonnière du désert — original music composer
- 1956: Hélène de Troie — original music composer
- 1959: Adventures in Paradise — music coordinator
Filmographie de Max Steiner
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