Torben Meyer: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Torben Meyer en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
153
œuvres recensées
147 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1910
- Dernière année recensée
- 1965
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1928, Torben Meyer apparaît dans « L’Homme qui rit » de Paul Leni, dans le rôle d’un espion. Né en 1884 à Aarhus et mort en 1975, cet acteur danois mène ensuite une longue présence au cinéma américain, souvent dans des emplois brefs mais identifiables.
Du théâtre danois aux studios hollywoodiens
Avant son départ pour Hollywood, Meyer travaille au théâtre au Danemark. Son premier film muet, « Vor tids dame », remonte à 1912. L’année suivante, il figure dans « Atlantis » d’August Blom, puis poursuit sa présence dans plusieurs productions danoises au cours des années 1910 et 1920.
En 1926, « Don Quixote » attire une attention internationale que le film ne suscite pas seul autour de lui, mais qui accompagne aussi plusieurs interprètes européens. L’année suivante, Meyer rejoint Hollywood au moment où le cinéma sonore s’installe. Son accent devient un atout et le cantonne souvent à des personnages germaniques ou nordiques, parfois sans crédit, dans des films très différents par leur ton et leur registre.
Années 1930: petits rôles, présence continue
En 1932, Meyer apparaît dans « L’Homme que j’ai tué » d’Ernst Lubitsch, « What Price Hollywood? » de George Cukor, « Downstairs », « Big City Blues » et « The Match King ». La même année, il joue encore dans « The Animal Kingdom » d’Edward H. Griffith. Ces apparitions dessinent une figure de second plan appelée à revenir souvent dans les productions américaines des années 1930.
En 1935, « La Fiancée de Frankenstein » de James Whale lui donne un passage bref mais mémorable dans le récit. Deux ans plus tard, il se retrouve dans « Cette nuit est notre nuit », « Le Prisonnier de Zenda » et « Thin Ice ». Il passe aussi par « The Saint in New York » en 1938, puis par « Fantômes en croisière » et « Nurse Edith Cavell » en 1939.
Ces années fixent une manière de tourner qui repose sur la précision d’un emploi plus que sur l’exposition. Meyer occupe des fonctions de serveur, de domestique, de portier ou de préposé, dans des films signés par Michael Curtiz, John Ford, Mervyn LeRoy ou encore Henry Koster. À travers ces silhouettes, il traverse une part importante du studio system sans quitter les marges du cadre.
Le cercle Preston Sturges
En 1940, Meyer joue dans « Le Dictateur » de Charlie Chaplin, puis dans « Le Gros Lot » de Preston Sturges. À partir de là, Sturges le reprend dans plusieurs films écrits et réalisés par lui, presque toujours pour des personnages baptisés Schultz, avec quelques écarts comme « Madame et ses flirts » en 1942 où Meyer devient le Dr Kluck.
Cette fidélité passe par des titres comme « Un cœur pris au piège », « The Great Moment », « Étrange histoire » ou « The Miracle of Morgan’s Creek », selon la période retenue dans ses collaborations. Chez Sturges, Meyer s’installe dans un jeu de reprise ironique, fondé sur la répétition d’un type de personnage plus que sur la variation spectaculaire. La continuité de ces apparitions lui donne une place repérable dans l’économie comique du cinéaste.
En 1942, il est aussi dans « Berlin Correspondent » puis dans « Casablanca » de Michael Curtiz, où il joue un banquier néerlandais au café. Deux répliques brefs, une table de jeu, une réponse sèche du maître d’hôtel: la scène suffit à inscrire sa présence dans un film qui a largement circulé depuis. L’année suivante, il figure dans « Voyage au pays de la peur », « Frankenstein rencontre le loup-garou », « Edge of Darkness » et « They Came to Blow Up America ».
Des années 1940 aux apparitions des années 1960
En 1944, Meyer prend part à « Purple Heart », puis à « The Great Moment » et « Greenwich Village ». La suite le mène vers « Berlin Hotel » et « Yolanda and the Thief » en 1945. Ces films prolongent une présence régulière dans les marges du récit, avec des fonctions de docteur, de gérant, de coiffeur ou d’employé municipal.
La décennie 1950 le voit encore dans « The Matchmaker » en 1958, où il joue Alex, puis dans « La Mouche noire » la même année. Plus tard, il apparaît dans « Jugement à Nuremberg » en 1961, où il interprète Werner Lampe. En 1965, « Jinny de mes rêves » lui offre le rôle de Sven. Ces titres tardifs referment une carrière commencée plus d’un demi-siècle plus tôt et maintenue jusque dans les années 1960.
Meyer meurt en 1975. Son nom reste attaché à une manière particulière d’exister à l’écran: des apparitions brèves, des fonctions très cadrées, une circulation constante entre drame, comédie et film fantastique. Dans le cinéma américain de studio, il a occupé une place de passage, mais une place lisible, distribuée sur une durée de 55 ans.
Films et séries avec Torben Meyer
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