Vincent Gallo: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Vincent Gallo en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
69
œuvres recensées
66 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1981
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1961, Vincent Gallo naît à Buffalo, dans l’État de New York. Son nom apparaît ensuite dans des films de Martin Scorsese, Claire Denis, Emir Kusturica et Francis Ford Coppola, avant qu’il ne signe lui-même Buffalo '66 et The Brown Bunny.
Buffalo, la musique, les premiers tournages
Dès 1985, Vincent Gallo est crédité comme acteur, réalisateur et musicien. Il travaille aussi la guitare et publie sous Warp Records. Cette même année, il apparaît dans The Way It Is d’Eric Mitchell, puis dans Doc's Kingdom de Robert Kramer en 1987.
En 1986, il réalise If You Feel Froggy, Jump, court métrage où il tient aussi le rôle de Bohack. Le même titre le retrouve au scénario, à la musique originale et à l’écriture du récit pour The Ornit Movie en 1998. Son activité se partage alors entre interprétation, réalisation et travail sonore, avec une circulation constante d’un domaine à l’autre.
Par ailleurs, plusieurs clips jalonnent cette période, dont Anemone pour L'Arc-en-Ciel, Going Inside pour John Frusciante et Honey Bunny. Gallo y tient des fonctions variées, sans que ces interventions se limitent à l’écran ou à la mise en scène.
Des seconds rôles aux films de Claire Denis
En 1990, Martin Scorsese le distribue dans Les Affranchis, où il figure parmi les hommes de Henry. L’année précédente, il avait déjà travaillé avec Claire Denis sur Keep It For Yourself, puis retrouve la cinéaste dans US Go Home en 1994 et Nénette et Boni en 1996.
La même période le conduit chez Emir Kusturica avec Arizona Dream en 1993, où il joue Paul Leger. Bille August lui confie Esteban García dans La Maison aux esprits la même année. Il apparaît aussi dans Palookaville d’Alan Taylor en 1995, puis dans Nos funérailles d’Abel Ferrara en 1996.
Quelques mois plus tard, il retrouve un cinéma plus frontal avec Trouble Every Day de Claire Denis en 2001. Le film le place au centre d’un dispositif où le nom de Gallo circule déjà depuis plus d’une décennie, entre productions indépendantes et films d’auteurs européens.
Le geste de réalisateur avec « Buffalo '66 »
En 1998, Vincent Gallo signe Buffalo '66, où il interprète Billy Brown. Le film reçoit une majorité de bonnes critiques en France comme aux États-Unis. Il installe surtout un rapport direct entre écriture, mise en scène et présence à l’image, sans séparer ces fonctions.
Cette même année, il apparaît aussi dans Johnny 316 d’Erick Ifergan, I Love L.A. de Mika Kaurismäki et Goodbye Lover de Roland Joffé, où il est non crédité. Le court métrage Live Love Drive le retrouve encore derrière et devant la fabrication, sous le nom de Johnny Daisy.
À partir de là, Gallo alterne plus volontiers les fonctions. Il signe encore Curse of Manuel Chiche en 2003, puis revient à la réalisation de long métrage avec The Brown Bunny, où il tient Bud Clay. Le film est hué au festival de Cannes 2003 dès les premières minutes d’introduction.
Cannes, les retours à l’écran, la reconnaissance à Venise
The Brown Bunny concentre en 2003 une grande partie de l’attention autour de Gallo. L’œuvre fait parler d’elle pour une scène de fellation non simulée. Le titre s’ajoute à une liste déjà longue de projets, où le cinéma personnel s’adosse à des apparitions chez d’autres cinéastes.
En 2004, il figure dans My Coolest Years, puis rejoint Moscow Zero de María Lidón en 2006. En 2007, il joue Sammy Winter dans Saleté. Trois ans plus tard, la Mostra de Venise présente Promises Written in Water.
La reconnaissance officielle vient aussi avec la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine obtenue en 2010 pour Essential Killing. En 2013, il revient à l’écran dans La Légende de Kaspar Hauser. Ce même ensemble de films montre une présence régulière, sans abandon du travail de mise en scène ni des interventions musicales.
Visibilité publique et positions affichées
Gallo apparaît aussi comme mannequin pour des campagnes de publicité chez H&M, G-Star Raw et Calvin Klein. Cette activité prolonge sa visibilité hors du cinéma, sur un terrain où son image circule indépendamment de ses films.
En 2022, il se présente lui-même comme un « homme macho » dans l’en-tête de sa page Instagram officielle. Il y affiche aussi son soutien à Donald Trump et à Giorgia Meloni. Ces prises de position publiques s’ajoutent à une présence déjà marquée par des allers-retours entre écriture, interprétation et réalisation.
Son nom reste associé à des films de natures très différentes, depuis Les Affranchis et Arizona Dream jusqu’à Buffalo '66 et The Brown Bunny. La filmographie visible le conduit vers plusieurs cinéastes, tout en laissant apparaître une volonté constante de garder la main sur ses propres projets.
Films et séries avec Vincent Gallo
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
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