Nao Ōmori: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Nao Ōmori en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
158
œuvres recensées
123 films · 35 séries
- Première année recensée
- 1990
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1997, « The Revenge: A Scar That Never Disappears » ouvre la période filmée de Nao Ōmori avec Kiyoshi Kurosawa. L’acteur né à Tokyo le 19 février 1972 entre alors dans une suite de projets où se croisent cinéma d’auteur, grandes productions japonaises et télévision. Son nom apparaît ensuite dans des œuvres de Takashi Miike, Olivier Assayas, Takeshi Kitano, Mika Ninagawa et Martin Zandvliet.
Les premiers films, de Kurosawa à Miike
Le premier crédit retenu date de 1997. Nao Ōmori joue dans « The Revenge: A Scar That Never Disappears », mis en scène par Kiyoshi Kurosawa. Trois ans plus tard, il apparaît dans « Swing Man » de Tetsu Maeda. L’année 2001 le place dans une zone de forte visibilité avec « Harmful Insect » d’Akihiko Shiota et « Ichi the Killer » de Takashi Miike, où il tient le rôle d’Ichi.
Cette même année, il figure aussi dans « Quartet » de Joe Hisaishi. En 2002, il passe de « Demonlover » d’Olivier Assayas à « Dolls » de Takeshi Kitano, puis à « Out » de Hideyuki Hirayama. La succession ne dessine pas une ligne unique, mais un déplacement continu entre cinéastes aux écritures très différentes, du geste clinique de Kurosawa au cinéma plus frontal de Miike.
En 2003, Ōmori se retrouve dans « Vibrator » de Ryuichi Hiroki, « Akame 48 Waterfalls » de Genjirō Arato, « 1-Ichi » de Masato Tanno, « Iden & Tity » de Tomorowo Taguchi et « Saru ». L’année suivante, « Crying Out Love in the Center of the World » d’Isao Yukisada et « The Necessity Of Deep Breathing » de Tetsuo Shinohara prolongent cette présence dans le cinéma japonais du début des années 2000.
Collaborations japonaises et reconnaissance
Le milieu des années 2000 l’associe à plusieurs cinéastes japonais déjà installés. En 2005, il joue dans « Le Murmure des dieux » de Tatsushi Ōmori, puis dans « Rampo Noir » de Hisayasu Sato, segment Imomushi. En 2006, « Amer béton » lui offre la voix de Chocola. Trois ans plus tard, l’acteur reçoit l’Élan d'or de la révélation de l'année en 2008.
Le prix intervient après une série de titres très visibles dans le paysage japonais. En 2008, il figure aussi dans « Achille et la Tortue » de Takeshi Kitano. La distinction des Kinema Junpo Awards avait déjà précédé cette reconnaissance en 2004 avec le Prix du meilleur second rôle masculin pour « Akame 48 Waterfalls », « Saru » et « Vibrator ». Les deux récompenses dessinent une période où ses choix de rôles sont régulièrement repérés par les institutions critiques japonaises.
La décennie suivante le ramène vers les formats longs. En 2010, il tient Tagechi Hanpeita dans « Ryōmaden » et Mitsugu Satomi dans « Keizoku 2 - SPEC ». En 2011, il prête sa voix à Akio Kazama dans « La colline aux coquelicots ». Cette circulation entre écran, doublage et fiction historique confirme une activité qui ne se limite pas à un seul espace de production.
Le virage des années 2010
En 2012, Nao Ōmori passe de la télévision au cinéma avec « Helter Skelter » de Mika Ninagawa, où il joue Procecutor Asada, puis avec la série « Unmei no Hito », dans le rôle de Kazuo yamabe. L’année suivante, « R100 » de Hitoshi Matsumoto prolonge ce travail dans un registre radicalement différent, sans que la diversité des titres impose une lecture linéaire de son évolution.
En 2014, il apparaît dans « Jeux d'enfants » avec le rôle de Takumi. L’année suivante, « Kounodori » le montre en Takayuki Imahashi. Ces deux crédits s’inscrivent dans une période où la télévision occupe une place nette à côté des sorties en salle. La logique n’est pas celle d’un basculement, mais d’une présence régulière dans des formats de nature différente.
En 2016, « Museum » de Keishi Ōtomo lui confie le rôle du père de Hisashi Sawamura. Deux ans plus tard, « The Outsider » de Martin Zandvliet le voit en Hiromitsu. Le film de 2018 marque sa présence dans une production internationale, sans rompre avec les cinéastes japonais qui structurent une large part de sa filmographie.
Voix, séries et rôles historiques
La voix occupe une place précise dans cette filmographie. « Amer béton » en 2006 et « La colline aux coquelicots » en 2011 montrent un acteur capable de déplacer sa présence vers l’animation japonaise. Ces deux crédits s’ajoutent à des rôles de live action sans créer de séparation nette entre les deux domaines, l’un et l’autre avançant dans les mêmes années.
Les séries télévisées prennent ensuite un relief particulier. « Ryōmaden » en 2010 et « Kounodori » en 2015, puis « Dō suru Ieyasu » en 2023, dessinent une présence durable à la télévision japonaise. Dans cette dernière série, il joue Sakai Tadatsugu. Le choix de titres historiques confirme une familiarité avec les grands récits télévisés, sans réduire cette activité à un seul type de personnage.
En 2022, « Excited Feelings » l’affiche dans le rôle de Kenzo Higa. L’année suivante, « Dō suru Ieyasu » prolonge cette séquence. Entre les deux, sa présence reste arrimée à des productions japonaises récentes qui s’inscrivent dans le même continuum que les films des années 2000 et 2010.
Récompenses et repères
Deux distinctions structurent son palmarès public. En 2004, les Kinema Junpo Awards lui attribuent le Prix du meilleur second rôle masculin pour « Akame 48 Waterfalls », « Saru » et « Vibrator ». En 2008, l’Élan d'or de la révélation de l'année vient consacrer une visibilité déjà installée dans le cinéma japonais.
Sa naissance à Tokyo le 19 février 1972 fournit un repère fixe à une activité commencée en 1997 et toujours active au moins jusqu’en 2023. Les crédits rassemblés montrent un acteur présent dans des films de Takashi Miike, Olivier Assayas, Takeshi Kitano, Mika Ninagawa et Martin Zandvliet, avec des passages réguliers par la télévision et le doublage. La cohérence tient moins à un style qu’à une fidélité aux réalisateurs et aux formats qui structurent le cinéma japonais contemporain.
Films et séries avec Nao Ōmori
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