Sergio Martino: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sergio Martino en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
85
œuvres recensées
79 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1969, Sergio Martino signe « Tous les vices du monde », un documentaire érotique qui ouvre sa filmographie de réalisateur. Né le 19 juillet 1938 à Rome, il travaille d’abord comme scénariste et assistant réalisateur dans les années 1960 avant de passer à la mise en scène.
Rome, les débuts d’un cinéaste
Sergio Martino naît à Rome en 1938. Il entre dans le cinéma par l’écriture et l’assistanat, deux postes qui le placent au contact direct des tournages avant ses premiers films personnels. Cette entrée par l’atelier s’inscrit dans une famille déjà liée au cinéma, son grand-père étant le réalisateur Gennaro Righelli.
Le passage à la réalisation se fait en 1969 avec « Tous les vices du monde ». L’année suivante, il signe « Arizona se déchaîne », western où il apparaît sous le nom d’Arizona si scatenò... e li fece fuori tutti. Quelques mois plus tard, « L'Étrange Vice de madame Wardh » installe Edwige Fenech en tête d’affiche et inaugure une série de films qui fixent son nom dans le cinéma de genre italien.
Les années giallo
« L'Étrange Vice de madame Wardh » ouvre une séquence nourrie par le giallo. Martino enchaîne avec « La Queue du scorpion » en 1971, puis « Toutes les couleurs du vice » en 1972, où il signe aussi le scénario et l’histoire. La même année, « Ton vice est une chambre close dont moi seul ai la clé » prolonge cette veine, là encore avec Edwige Fenech.
Ces films dessinent une manière de travailler fondée sur des récits criminels, des identités brouillées et des figures féminines placées au centre des tensions. Martino dit s’inspirer de « Les Diaboliques » d’Henri-Georges Clouzot pour ses gialli. Cette filiation éclaire un cinéma d’architecture serrée, où la mécanique du soupçon compte autant que le récit lui-même.
Au milieu de la décennie, il reste fidèle au genre avec « Torso » en 1973, puis « L'Accusé » et « Le Parfum du diable » en 1975. Le mouvement se poursuit avec « Sexycon » en 1976 et « La bellissima estate » en 1974, titres qui montrent une pratique moins resserrée qu’une simple spécialisation, entre thriller, comédie et variation érotique.
Western, aventure et films de genre
Martino ne reste pas enfermé dans le giallo. « Arizona se déchaîne » en 1970 et « Mannaja, l'homme à la hache » en 1977 l’installent du côté du western italien, tandis que « La Montagne du dieu cannibale » en 1978 et « Le Continent des hommes-poissons » en 1979 déplacent son travail vers l’aventure exotique. Il réalise aussi « Week-end à l'italienne » la même année, signe d’un intérêt persistant pour les changements de ton.
Dans les années 1980, il alterne comédie et cinéma d’anticipation. « Spaghetti a mezzanotte » et « Croissants à la crème » paraissent en 1981, puis « Crime au cimetière étrusque » en 1982. L’année suivante, « 2019 après la chute de New York » retient l’attention aux États-Unis et Martino y utilise les pseudonymes Christian Plummer et Martin Dolman. En 1986, « Atomic Cyborg » prolonge cette circulation sous nom anglophone, cette fois sous Martin Dolman.
La décennie comprend aussi des comédies comme « Acapulco, prima spiaggia... a sinistra » en 1983 et « L'allenatore nel pallone » en 1984. « Casablanca Express » paraît en 1989, au terme d’une période où les genres se succèdent sans effacer les précédents.
Télévision et retours au cinéma
Au début des années 1990, Martino signe deux gialli érotiques, « Femmes de la nuit » en 1992 et « Désir meurtrier » en 1993, où il occupe aussi les fonctions de scénariste et d’auteur de l’histoire. Ces titres marquent une présence plus ponctuelle dans le cinéma de salle avant un déplacement vers la télévision.
La suite s’écrit pour l’essentiel du côté du petit écran avec « Delitti privati » en 1993, « Mamma per caso » en 1997 et « Père et prêtre » en 1998. Il réalise aussi « Un ours nommé Arthur » en 1992 et « La Reine des hommes-poissons » en 1995. En 2008, il revient au cinéma avec « Dragonland: L'Urlo di Chen terrorizza ancora l'occidente », puis avec « L'allenatore nel pallone 2 » la même année.
En 2017, il publie son autobiographie Mille peccati... nessuna virtù?. Deux ans plus tard, un documentaire est consacré à son travail par Daniele Ceccarini et Francesco Tassara. Ces jalons prolongent une présence active sur plusieurs décennies, depuis les débuts romains jusqu’aux retours tardifs au cinéma.
Filmographie choisie
- 1969: « Tous les vices du monde »
- 1970: « Arizona se déchaîne »
- 1971: « L'Étrange Vice de madame Wardh »
- 1972: « Toutes les couleurs du vice »
- 1973: « Torso »
- 1978: « La Montagne du dieu cannibale »
- 1982: « Crime au cimetière étrusque »
- 1983: « 2019 après la chute de New York »
- 1989: « Casablanca Express »
- 1992: « Femmes de la nuit »
- 1993: « Désir meurtrier »
- 2008: « Dragonland: L'Urlo di Chen terrorizza ancora l'occidente »
Films et séries réalisés par Sergio Martino
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Galerie photos de Sergio Martino
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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