Yvette Chauviré: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Yvette Chauviré en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
5
œuvres recensées
5 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1985
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Yvette Chauviré intègre l'école de danse de l'Opéra de Paris en 1927, à l'âge de dix ans. Élève de Boris Kniaseff et Victor Gsovsky, elle se distingue dès 1929 par un solo dans L'Éventail de Jeanne. En 1934, elle rejoint le corps de ballet de la compagnie dirigée par Serge Lifar, passant rapidement quadrille puis petit sujet en 1935, sautant l'échelon de coryphée (Wikipédia, 2023).
Sa progression s'accélère : grand sujet en 1937, première danseuse en 1938. Cette même année, elle apparaît au cinéma dans La Mort du cygne de Jean Benoît-Lévy, où elle incarne Mademoiselle Beaupré, un rôle qui lui vaut une reconnaissance internationale après le Grand Prix du Film Français à l'Exposition de Paris (IMDb, 2023).
Promue danseuse étoile en décembre 1941, à 24 ans, suite à la création d'Istar chorégraphié par Lifar pour elle, Chauviré s'impose comme une figure clé du ballet français (Fondation pour l'Amour de la Danse, 2016).
Carrière à l'Opéra de Paris
Chauviré gravit les échelons sous la direction de Serge Lifar, interprétant les grands rôles classiques tout en créant des œuvres novatrices. Parmi celles-ci figurent Alexandre le Grand, David triomphant, Le Chevalier et la Damoiselle en 1941, Suite en blanc en 1943 et Mirages en 1947. Lifar l'encourage à affiner son style lyrique auprès de Kniaseff et Gsovsky (Wikipédia, 2023).
Son interprétation de Giselle en 1949 marque un jalon, rôle qu'elle danse plus de trois cents fois. Elle collabore aussi avec Boris Kniaseff sur La Légende du Bouleau et Piccolo, et avec Gsovsky pour Grand pas classique en 1949 (Danser Canal Historique, 2016).
Après un passage aux Ballets de Monte-Carlo en 1946-1947 et à la Scala de Milan en 1948, elle revient à l'Opéra avec un contrat flexible en 1953, élargissant son répertoire à La Belle au bois dormant et Casse-Noisette (Wikipedia anglaise, 2023).
Collaborations et invitations internationales
Chauviré danse régulièrement en invitée en Europe, aux États-Unis, en Afrique du Sud et en Amérique latine. Au Royal Ballet de Londres, elle partage l'affiche avec Rudolf Nureyev dans Giselle et Les Sylphides dans les années 1960, Nureyev la qualifiant de légende. Elle apparaît aussi avec Māris Liepa et Erik Bruhn (Fondation pour l'Amour de la Danse, 2016).
En 1954, elle joue Donna Margherita dans Carosello napoletano d'Ettore Giannini, lauréat du Prix international à Cannes. Parallèlement, elle accompagne les adieux de Lifar à l'Opéra Garnier en 1956 (IMDb, 2023).
Ses partenariats avec des chorégraphes comme Léonide Massine pour les chorégraphies du film napolitain soulignent son éclectisme, entre tradition académique et expérimentations modernes (Wikipédia, 2023).
Adieux à la scène et enseignement
Chauviré prend sa retraite de l'Opéra en 1956 mais continue d'y danser jusqu'en 1972. Codirectrice de l'école de danse de 1963 à 1968, elle forme des étoiles comme Sylvie Guillem, Marie-Claude Pietragalla, Monique Loudières, Élisabeth Maurin, Isabelle Guérin et Dominique Khalfouni (Wikipedia anglaise, 2023).
En 1970, elle dirige l'Académie internationale de danse à Paris. Elle s'essaie à la chorégraphie avec une version de Giselle reprise par la Scala de Milan jusqu'en 2016. En 1991, à 74 ans, elle remonte sur scène dans le rôle-titre de Harold et Maude chorégraphié par Etienne Frey pour la compagnie Sinopia à Lausanne (YouTube RTS Archives, 2016).
En 1983, Nureyev l'invite comme Comtesse Doris dans sa Raymonda à l'Opéra. Un documentaire de Dominique Delouche, Une étoile pour l'exemple, sélectionné à Cannes en 1988, capture ses coachings (Wikipédia, 2023).
Filmographie et télévision
Outre La Mort du Cygne (1937), Chauviré joue Gabrielle dans Péchés de jeunesse (1941) de Maurice Tourneur. En 1954, elle est à l'écran dans Carosello napoletano. Le documentaire Une étoile pour l'exemple (1988) lui est consacré (IMDb, 2023).
- La Mort du Cygne (1937, Jean Benoît-Lévy) : Mademoiselle Beaupré (AlloCiné/Unifrance).
- Péchés de jeunesse (1941) : Gabrielle.
- Carosello napoletano (1954, Ettore Giannini) : Donna Margherita.
- Klassische Liebespaare - getanzt (1960, TV) : Eurydike.
À la télévision, elle évoque sa carrière dans des portraits comme celui de Numéridanse, avec extraits d'archives (Numéridanse, 2018).
Distinctions et publications
Chauviré reçoit la Légion d'honneur en chevalier (1964), commandeur (1988), grand officier (2015). Elle est grand-croix de l'ordre national du Mérite (1997, grand officier en 1994), et commandeur des Arts et des Lettres. Elle obtient le titre rare de prima ballerina assoluta (Wikipédia, 2023).
- Chevalier de la Légion d'honneur (1964) (Wikipedia anglaise, 2023).
- Commandeur de la Légion d'honneur (24 mars 1988).
- Grand officier de la Légion d'honneur (13 juillet 2015).
- Grand-croix de l'ordre national du Mérite (10 novembre 1997).
- Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.
Elle publie deux autobiographies : Je suis ballerine (1960) et Yvette Chauviré – Autobiographie (1997, avec Gérard Mannoni). En 1992, elle est jurée inaugurale du Prix Benois de la Danse (Timenote, 2023).
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