Luis Aguilar: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Luis Aguilar en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
167
œuvres recensées
164 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1944
- Dernière année recensée
- 1997
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, « A.T.M. ¡A toda máquina! » place Luis Aguilar dans une production d’Ismael Rodríguez où il tient le rôle de Luis Macías. L’acteur, né à Hermosillo en 1918, meurt à Mexico en 1997. Son nom circule aussi sous les surnoms El Gallo Giro et Луис Агилар.
Des études militaires au cinéma mexicain
Luis Aguilar naît le 29 janvier 1918 à Hermosillo, dans l’État de Sonora. Le dossier biographique le dit passé par des études militaires, puis par un temps dans l’armée. À 21 ans, il quitte cet environnement pour travailler dans la pêche, avant qu’un changement de cap ne le mène vers le cinéma.
Raúl de Anda l’entend chanter et l’oriente vers le jeu. En 1942, « Soy puro mexicano » marque son entrée à l’écran. Le film le met sous la direction d’Emilio Fernández. Deux ans plus tard, « Sota, caballo y rey » lui donne un premier rôle principal, sous la direction de Robert Quigley. Ces deux titres installent un début de présence régulière dans le cinéma mexicain des années 1940.
En 1945, il apparaît dans « Caminos de sangre » de Rolando Aguilar. L’année suivante, « Guadalajara pues » le réunit avec Raúl de Anda dans le rôle de Pedro. À la même période, il passe par « La Reina del trópico », « Aquí está Juan Colorado » et « Yo maté a Rosita Alvírez ». Ces titres dessinent une présence déjà soutenue, répartie entre plusieurs réalisateurs du cinéma mexicain de l’époque.
Le surnom venu de « El Gallo giro »
En 1948, « El Gallo giro » d’Alberto Gout lui donne son surnom El Gallo Giro. Il y tient le rôle de Juan Gutiérrez. La même année, il joue aussi dans « El Muchacho alegre » d’Alejandro Galindo, « Charro a la fuerza » de Miguel Morayta, « El último chinaco » de Raúl de Anda, « Una Aventura en la noche » de Rolando Aguilar, « Se la llevó el Remington » de Chano Urueta et « La Norteña de mis amores » de Chano Urueta.
La concentration de titres en 1948 fait apparaître un acteur déjà très sollicité. Il passe d’un réalisateur à l’autre, au sein d’un répertoire où se croisent récits ruraux, aventures et mélodrames. Par ailleurs, certains rôles sont nommés, comme Pedro Valdés dans « El último chinaco » ou Luis Coronado dans « El Muchacho alegre » et « Charro a la fuerza ». Cette répétition de personnages identifiés donne une idée de la place qu’il occupe alors dans les distributions.
L’année suivante, il est au générique de « Comisario en turno », « Tres hombres malos », « Arriba el norte », « Rondalla », « El Charro del Cristo » et « Una Canción a la vírgen ». En 1950, « Tú, solo tú » de Miguel M. Delgado, où il incarne Pablo, prolonge cette présence régulière au début de la décennie.
Les années 1950, entre rôles et chansons
En 1951, Luis Aguilar apparaît dans « Capitán de rurales » d’Alejandro Galindo, « El Señor gobernador » d’Ernesto Cortázar, « El Tigre enmascarado » de Zacarías Gómez Urquiza et « ¡¿Qué te ha dado esa mujer?! » d’Ismael Rodríguez. La même année, « A.T.M. ¡A toda máquina! » le retrouve chez Ismael Rodríguez dans le rôle de Luis Macías. Il tient encore Luis Macías Valadez dans le film suivant du même cinéaste, « ¡¿Qué te ha dado esa mujer?! ».
L’année 1952 l’emmène vers « Cuatro noches contigo », « Por qué peca la mujer », « La Hija del ministro », « Yo fui una callejera », « Las Interesadas », « Póker de ases » et « Víctimas del divorcio ». Dans « Las Interesadas » et « Yo fui una callejera », il apparaît comme chanteur. Sa voix de baryton est décrite comme présente surtout dans les films et les nightclubs plutôt que dans des enregistrements de studio.
En 1953, il joue dans « Del rancho a la televisión » d’Ismael Rodríguez et « Sueños de gloria » de Zacarías Gómez Urquiza. La même année, il est José Antonio Rivera dans « Del rancho a la televisión » et Luis de la Mora dans « Sueños de gloria ». En 1954, « Quatre nuits avec toi... » l’emploie dans le rôle de Lucio Marqués, sous le titre espagnol « Con el diablo en el cuerpo ».
La suite des années 1950 le voit dans « Al diablo las mujeres », « El 7 leguas », « Los bandidos de Río Frío », « Pancho López », « Alma de acero », « ¡Cielito Lindo! », « Los Tres bohemios », « El Jinete sin cabeza », « Locura musical », « El Látigo negro », « El Boxeador » et « El Misterio del látigo negro ». Dans « El 7 leguas », il est Rodolfo, el Cancionero. Cette décennie le place au centre d’un cinéma populaire qui mêle chants, romance et action.
Des années 1960 à la fin des grands rôles
En 1962, « Contra viento y marea » s’ajoute à sa filmographie. Trois ans plus tard, « Escuela para solteras » lui donne le rôle de Luis Álvarez. En 1966, il figure dans « Gallo corriente, gallo valiente », « Los Cuatro Juanes » et « El fugitivo ». Dans le premier, il est Juan sin Miedo; dans le second, Emiliano Leyva.
La suite apporte « La Chamuscada - Tierra Y Libertad » en 1971, où il incarne Pablo. Le titre de 1966 « El fugitivo » l’associe à Emiliano Leyva, montrant une nouvelle apparition nommée dans cette période. À partir de là, son activité se poursuit dans un cadre plus espacé, sans perdre le lien avec les genres qui l’avaient porté pendant les décennies précédentes.
Sa présence dans les années 1990 passe encore par « Bajo un Mismo Rostro », sorti en 1995, où il joue Padre Tomás. Le nom de Luis Aguilar reste attaché à cette longue continuité de titres dispersés sur plus d’un demi-siècle, du début des années 1940 jusqu’au milieu des années 1990.
Une voix de baryton et des derniers écrans
Luis Aguilar meurt le 24 octobre 1997 à Mexico. Le décès survient à 79 ans. Sa carrière de chanteur est décrite comme moins fournie que celle de comédien, avec des chansons surtout intégrées aux films et aux nuits de cabaret. Le baryton qu’il porte dans ces apparitions le rattache à la tradition de la ranchera mexicaine.
Au sein du cinéma mexicain, son nom demeure lié à des titres très différents par leurs dates et leurs réalisateurs. Les collaborations avec Raúl de Anda, Ismael Rodríguez, Miguel M. Delgado, Chano Urueta, René Cardona, Alejandro Galindo, Miguel Morayta ou Zacarías Gómez Urquiza dessinent une présence durable. Ses rôles nommés, de Pedro à Pablo, de Luis Macías à Juan sin Miedo, inscrivent son travail dans une mémoire précise du cinéma populaire mexicain.
Films et séries avec Luis Aguilar
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