Synopsis et thématiques
Un épicier arabe sert ses clients dans son magasin lorsque survient une femme pressée, qui s'adresse à lui sans courtoisie ni considération. Agacé par son ton cavalière, l'homme feint de ne pas comprendre ses demandes, accentuant sa lenteur au fil de l'échange. Les autres clients, impatients, assistent à cette escalade silencieuse qui met en lumière les micro-agressions ordinaires.
Le film aborde les thèmes du racisme latent et de la consommation anonyme, sans verser dans le didactisme. Tourné en français, il s'inscrit dans une veine de comédie dramatique concise, où le non-dit prime sur le verbe. Par ailleurs, cette confrontation banale révèle les fractures sociales invisibles dans les interactions de rue. (Source : Unifrance.org, 2024 ; IMDb.com, 2024)
Équipe artistique
Marina de Van signe la réalisation et le scénario de L'Épicerie, confirmant son attrait précoce pour les courts métrages incisifs. Formée aux ateliers de La Fémis, elle avait déjà réalisé des œuvres comme Psy Show (1999) ou Alias (1998), explorant les dysfonctionnements humains. Ce film marque une étape dans sa filmographie, entre ses rôles chez François Ozon et sa transition vers le long métrage avec Dans ma peau (2002).
Samir Boitard incarne l'épicier, rôle qui constitue son premier pas au cinéma après une formation au conservatoire du XVIIe arrondissement de Paris. Elsa Bourreau joue la cliente impatiente, face à laquelle se déploie la réponse passive du protagoniste. Pierre Barougier dirige la photographie, tandis que Plume compose la musique et Anita Fernandez assure le montage. (Source : Unifrance.org, 2024 ; Ciné Passion 34, 2025 ; Wikipedia.fr, 2024)
- Réalisatrice et scénariste : Marina de Van
- Acteurs principaux : Samir Boitard (l'épicier), Elsa Bourreau (la cliente)
- Directeur de la photo : Pierre Barougier
- Musique : Plume
- Montage : Anita Fernandez
- Ingénieur du son : Philippe Lecoeur
- Décors : Clotilde Augot
Production et technique
Produit par Agora Films en délégation, avec Maïa Films en coproduction, L'Épicerie bénéficie d'un financement modeste typique des courts métrages français de l'époque. Alain Guesnier en est le producteur délégué, Gilles Sandoz le coproducteur. Tourné en vidéo numérique couleur, au format 1.85 et son Dolby SR, le film reçoit son visa d'exploitation le 18 juillet 2003, portant le numéro 107.560, sans aucune interdiction au public.
Intégré à la collection Talents Cannes 2003, il reflète les initiatives de promotion des jeunes auteurs par l'Adami et le Festival de Cannes. Cette sélection permet une visibilité accrue auprès des professionnels, bien que sans prix majeur remportés cette année-là. La durée de quatre minutes impose une économie narrative stricte, centrée sur un unique lieu : l'épicerie. (Source : Unifrance.org, 2024 ; Ciné Passion 34, 2025)
Contexte et diffusion
Sorti en 2003, L'Épicerie s'inscrit dans le foisonnement des courts métrages français au début des années 2000, période marquée par l'émergence de réalisateurs explorant les tensions sociales quotidiennes. Présenté lors des Jeunes Talents Cannes Adami 2003, il profite d'une plateforme dédiée aux premiers films, aux côtés d'œuvres comme L'Hôtel ou L'Hôpital de la même autrice. Cette exposition initie la carrière de Samir Boitard, repéré par un agent sur place.
Marina de Van, alors en pleine ascension après 8 femmes (2002) de François Ozon, utilise ce format pour affiner son style introspectif. Le film circule dans des bases comme Unifrance et IMDb, sans trace de sortie en salles ou de festivals supplémentaires documentés. Il reste accessible via des archives en ligne, illustrant la précarité de diffusion des courts métrages. Quelques années plus tard, de Van passe aux longs avec Ne te retourne pas (2009). (Source : Wikipedia.fr, 2024 ; Allociné.fr, 2024 ; Unifrance.org, 2024)
Filmographie connexe de Marina de Van
La réalisatrice construit une œuvre hybride, mêlant courts et longs métrages, souvent centrés sur le corps et les conflits intimes. Avant L'Épicerie, elle signe Rétention (1997) et Psy Show (1999), puis enchaîne avec Dans ma peau, semi-autobiographique. En parallèle, elle scénarise pour Laurent Cantet ou Ozon, et joue dans Sitcom (1998).
Post-2003, La Promenade (2006) prolonge son intérêt pour les formats brefs, avant des projets ambitieux comme Dark Touch (2013). Cette trajectoire illustre une fidélité aux thèmes psychologiques, du court au long. (Source : Allociné.fr, 2024 ; Fémis.fr, 2025 ; Wikipedia.fr, 2024)
- Dans ma peau (2002, long métrage)
- Ne te retourne pas (2009, long métrage)
- Dark Touch (2013, long métrage)
- La Promenade (2006, court métrage)
- Psy Show (1999, court métrage)
Accueil et héritage
Aucun retour critique étendu n'est recensé pour L'Épicerie, en raison de sa brièveté et de sa diffusion limitée aux sélections professionnelles. Sa présence à Cannes 2003 souligne néanmoins un potentiel reconnu par les pairs, dans un contexte où les courts métrages servent de tremplin. Samir Boitard y puise son entrée dans le métier, menant à des rôles chez Dupontel ou Reno.
Le film incarne les préoccupations de l'époque sur l'immigration et le commerce populaire, sans écho médiatique majeur. Marina de Van, elle, consolide sa réputation avec des longs plus radicaux. Aujourd'hui, il perdure comme témoignage d'une génération de cinéastes français émergents. En cette année 2026, il reste une curiosité archivée, rappelant la vitalité des formats courts. (Source : Ciné Passion 34, 2025 ; Unifrance.org, 2024 ; IMDb.com, 2024)
La série L'épicerie compte 25 saisons et 385 épisodes. Le dernier épisode disponible est « Épisode 4 » (saison 25, épisode 4), sorti le 07/10/2026. Retrouvez ci-dessous le détail des saisons et des épisodes.
Saisons
(25)Critique sur L'épicerie
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de L'épicerie figurent Self - Host, interprété par Denis Gagné, Self - Host, interprété par Johane Despins et Self - Host, interprété par Marie-Josée Taillefer. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.









