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L'Attrape-Rêves - Image de fond
L'Attrape-Rêves (2014) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
Aloft
Budget
8 000 000,00 $
Revenus
53 086,00 $
Classification
r
Pays d’origine
CA, US
Sorties en France
  • Cinéma : 26/10/2016
Sociétés de production
Buffalo Gal PicturesWanda VisiónArcadia Motion Pictures
Audio
Français, English
Pays producteurs
Mots-clés

L'Attrape-Rêves(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

12/02/2014
•
r
•
1heure 52min
5.3 / 10

L’Attrape-rêves est réalisé par la cinéaste péruvienne Claudia Llosa, connue notamment pour La Teta Asustada, qui avait remporté l’Ours d’or au Festival de Berlin en 2009 (Source : Abus de Ciné, 2021). Coproduction entre l’Espagne, le Canada et la France, le long métrage est tourné en langue anglaise sous le titre original Aloft, avec une fabrication qui associe plusieurs partenaires européens et nord-américains (Source : Unifrance, 2014 ; Jour2Fête, 2014). Le film est produit en 2014, avec une durée d’environ 1 h 34 selon les données d’Unifrance, et s’inscrit dans une démarche d’auteur qui prolonge l’intérêt de la réalisatrice pour les récits mêlant dimension intime et motifs symboliques ou spirituels (Source : Unifrance, 2014 ; Abus de Ciné, 2021).

Présenté en avant-première mondiale au Festival de Berlin 2014, en sélection officielle, le film marque le retour de Claudia Llosa sur la scène festivalière internationale après son succès précédent (Source : Abus de Ciné, 2021). La production s’appuie sur un tournage dans de vastes paysages enneigés, qui structurent autant l’esthétique que la dramaturgie, en faisant du décor une composante déterminante de la narration (Source : Jour2Fête, 2014 ; aVoir-aLire, 2016). La coproduction franco-canado-espagnole permet d’articuler un casting international et un dispositif de financement partagé entre plusieurs territoires, dans un cadre qui combine soutien institutionnel et investissements privés (Source : Unifrance, 2014).

Distribution artistique et rôles principaux

Le film réunit une distribution internationale portée par Jennifer Connelly, Cillian Murphy et Mélanie Laurent dans les rôles principaux (Source : Jour2Fête, 2014 ; AlloCiné, 2016). Jennifer Connelly incarne Nana Kunning, mère marquée par un drame familial puis figure de guérisseuse isolée au cœur des territoires arctiques, rôle central autour duquel s’organise la tension entre passé et présent (Source : aVoir-aLire, 2016 ; Abus de Ciné, 2021). Cillian Murphy interprète le fils adulte, personnage rongé par un sentiment de rupture et par la difficulté à se confronter à l’histoire de sa famille, dont le trajet constitue l’axe principal du récit contemporain (Source : aVoir-aLire, 2016). Mélanie Laurent joue une documentariste française, déterminée à approcher Nana et à comprendre ses pratiques, figure qui introduit dans la fiction une médiation extérieure et un point de vue d’enquête (Source : Abus de Ciné, 2021).

Autour de ce trio, le film met en scène plusieurs seconds rôles, parmi lesquels William Shimell et Peter McRobbie, qui participent à construire l’entourage social et professionnel des protagonistes (Source : aVoir-aLire, 2016). La direction d’acteurs privilégie une interprétation retenue, construite sur les silences, les non-dits et les rapports de force implicites entre les personnages, en cohérence avec le dispositif narratif en deux époques (Source : Abus de Ciné, 2021). L’ensemble contribue à installer une dynamique où le jeu repose moins sur l’explication frontale que sur la suggestion, permettant aux relations mère-fils et aux motivations de la journaliste d’émerger progressivement au fil des scènes (Source : aVoir-aLire, 2016 ; Abus de Ciné, 2021).

Intrigue, structure narrative et thématiques

L’intrigue s’organise autour d’une double temporalité : une première partie revient sur l’accident qui touche le fils aîné et sur la rencontre de Nana avec un guérisseur, tandis qu’une seconde, située vingt ans plus tard, suit la quête du fils devenu adulte (Source : Unifrance, 2014 ; Abus de Ciné, 2021). Cette structure alternée met en miroir la naissance d’une vocation de guérisseuse et les conséquences, sur le long terme, des choix posés dans le contexte de la maladie et de la détresse familiale (Source : Unifrance, 2014; aVoir-aLire, 2016). La narration juxtapose ainsi souvenirs et présent, recomposant peu à peu les circonstances qui ont conduit à l’éloignement entre la mère et son enfant (Source : Abus de Ciné, 2021).

Sur le plan thématique, le film aborde de manière récurrente la question du deuil, du pardon et de la responsabilité parentale, en les liant à des pratiques de guérison présentées comme ambivalentes, à la fois sources d’espoir et de tension (Source : aVoir-aLire, 2016 ; Abus de Ciné, 2021). L’isolement géographique, la présence du froid et la représentation d’une nature vaste et difficile à appréhender accompagnent ces enjeux, en faisant du paysage un prolongement des états intérieurs des personnages (Source : Jour2Fête, 2014; aVoir-aLire, 2016). Le film interroge également le besoin de contact humain et la manière dont la croyance en des forces invisibles, qu’elles soient spirituelles ou symboliques, reconfigure les rapports entre individus (Source : Abus de Ciné, 2021).

Esthétique visuelle et mise en scène

La mise en scène de Claudia Llosa s’appuie largement sur les paysages du Grand Nord, qui structurent la composition des plans et instaurent une atmosphère de retrait et de distance, en résonance avec les relations entre les personnages (Source : Abus de Ciné, 2021; Jour2Fête, 2014). L’usage de la caméra à l’épaule, relevé par plusieurs critiques, accompagne les déplacements des protagonistes et cherche à capter au plus près mouvements et émotions, créant une proximité physique avec les corps dans un environnement pourtant hostile (Source : aVoir-aLire, 2016). Le film alterne plans larges sur la blancheur enneigée et cadres resserrés sur les visages, renforçant l’impression d’un conflit permanent entre l’immensité du décor et l’intimité des drames vécus (Source : Abus de Ciné, 2021).

La dimension symbolique de la mise en scène, marquée par une approche parfois qualifiée de fable ou de récit new age, se manifeste à travers certains motifs visuels récurrents et la manière dont les gestes de guérison sont filmés (Source : Abus de Ciné, 2021). Le traitement de la lumière, souvent diffuse et froide, accentue la sensation de suspension temporelle, comme si l’action se déroulait dans une parenthèse isolée du monde, tout en conservant un ancrage concret dans la réalité géographique du Nunavut (Source : Jour2Fête, 2014; aVoir-aLire, 2016). Cette esthétique contribue à façonner un espace où se croisent, sans hiérarchie explicite, le registre du quotidien, celui du traumatisme et celui de la croyance (Source : Abus de Ciné, 2021).

Diffusion, accueil critique et carrière du film

L’Attrape-rêves est présenté en compétition au Festival de Berlin 2014, mais ne reçoit pas de prix majeur, malgré un accueil généralement curieux à l’égard du retour de Claudia Llosa (Source : Abus de Ciné, 2021). En France, le film sort en salles le 26 octobre 2016, distribué par Jour2Fête, avec un visa d’exploitation répertorié par Unifrance sous le numéro 137.699 (Source : Unifrance, 2014; Jour2Fête, 2014). Les données disponibles indiquent une durée de 1 h 34 et un positionnement dans la catégorie du drame, en cohérence avec son inscription dans le cinéma d’auteur international (Source : Unifrance, 2014; AlloCiné, 2016).

L’accueil critique s’avère contrasté : sur AlloCiné, la moyenne des critiques presse se situe autour de 2,2/5, traduisant des réserves sur certains aspects du film, tandis que la note spectateurs avoisine 2,5/5 (Source : AlloCiné, 2016). Plusieurs articles soulignent la force de certaines séquences et la qualité de l’interprétation, mais mentionnent également une perception de froideur ou de distance liée au dispositif narratif et à l’esthétique choisie (Source : aVoir-aLire, 2016; Abus de Ciné, 2021). Le film, diffusé dans un circuit d’art et essai, s’inscrit ainsi dans une trajectoire où la visibilité reste modérée, mais où la présence en festival et le casting international assurent une circulation dans divers territoires européens et nord-américains (Source : Unifrance, 2014; Jour2Fête, 2014).

Place dans l’œuvre de Claudia Llosa et contextes

Dans la filmographie de Claudia Llosa, L’Attrape-rêves occupe une place charnière entre ses œuvres tournées en Amérique latine et ses projets plus ancrés dans une production internationale anglophone (Source : Abus de Ciné, 2021). Le passage à un casting anglo-saxon et à des décors arctiques traduit un déplacement géographique net, tout en conservant les préoccupations récurrentes de la réalisatrice pour les traumatismes individuels, la transmission et les formes de spiritualité vernaculaires (Source : Abus de Ciné, 2021; aVoir-aLire, 2016). Le film prolonge ainsi un intérêt pour les figures de femmes confrontées à des situations extrêmes, ici transposé à un environnement nordique et à un contexte de guérison non institutionnelle (Source : Abus de Ciné, 2021).

Par ailleurs, le long métrage s’inscrit dans une période où le cinéma d’auteur international explore de manière récurrente la question du rapport à la nature et au territoire, en particulier à travers des tournages dans des espaces éloignés des centres urbains, ce que reflète la mise en avant du Nunavut et du cercle polaire (Source : Jour2Fête, 2014; aVoir-aLire, 2016). En parallèle, la présence d’une journaliste française dans la fiction permet d’introduire un regard d’observatrice, voire d’enquêtrice, qui renvoie à la place des images et des récits dans la construction de la mémoire individuelle et collective (Source : Abus de Ciné, 2021). Le film dialogue ainsi avec des questionnements contemporains sur la représentation du soin, de la foi et des marges géographiques, sans adopter de posture démonstrative, mais en laissant coexister différentes interprétations possibles (Source : aVoir-aLire, 2016; Abus de Ciné, 2021).

Critique sur L'Attrape-Rêves

5.3 / 10
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Où regarder en streaming L'Attrape-Rêves

L'Attrape-Rêves est disponible à la location sur Apple TV Store, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Apple TV Store, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de L'Attrape-Rêves figurent Nana Kunning, interprété par Jennifer Connelly, Ivan, interprété par Cillian Murphy et Jannia Ressmore, interprété par Mélanie Laurent. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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