Vladimir Bassov: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Vladimir Bassov en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
114
œuvres recensées
103 films · 11 séries
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 1986
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1953, Le Parasite ouvre la filmographie de Vladimir Bassov comme réalisateur. Trois ans plus tard, Premières joies et Un été exceptionnel prolongent ce travail, tandis que Silence en 1963 marque aussi son nom au scénario.
Les années Mosfilm
Né le 28 juillet 1923 à Ourazovo, Vladimir Bassov entre dans le cinéma soviétique après des études à l’Institut supérieur cinématographique d’État, achevées en 1952. Il y a travaillé sous Sergueï Ioutkevitch et Mikhail Romm, puis rejoint Mosfilm comme réalisateur. La guerre a précédé cette formation, avec un service dans l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale et des décorations militaires, l’ordre de l’Étoile rouge et l’ordre de la Guerre patriotique.
Les premiers films des années 1950 fixent un cadre net. Le Parasite paraît en 1953, suivi de L'École du courage en 1954, puis de Chute de l'émirat en 1955. Premières joies et Un été exceptionnel sortent en 1956, Incident à la mine N°8 en 1957, La vie est passée en 1958, La Maison en or en 1959. Ces titres installent Bassov dans une production régulière, sans détour spectaculaire, avec une présence déjà partagée entre réalisation et écriture.
En 1961, Bataille sur la route poursuit cette série. Silence, en 1963, porte sa signature de réalisateur et de scénariste. La Tempête de neige suit en 1964 avec le même double crédit. À cette période, Bassov travaille aussi sur des œuvres télévisées ou filmiques qui élargissent son champ d’intervention sans rompre avec son socle de metteur en scène.
Face aux autres cinéastes soviétiques
Je m'balade dans Moscou, de Gueorgui Danelia, l’emploie en 1964 comme Floor Polisher. L’année suivante, Opération « Y » et autres aventures de Chourik de Leonid Gaïdaï le place dans le segment « Workmate » en policier sévère, puis Trente-Trois de Danelia en 1965 le garde dans cette circulation entre comédie et second rôle. Bassov apparaît alors dans des films de cinéastes très identifiés, sans abandonner ses propres réalisations.
La suite confirme cette présence régulière. Prestidigitateur de Piotr Todorovski le distribue en 1967, puis Le Glaive et le Bouclier le retrouve en 1968, sous sa propre direction. Crime et Châtiment de Lev Koulidjanov suit en 1969, La Fuite d’Aleksandr Alov et Vladimir Naoumov en 1970. Dans ces années, Bassov travaille avec des réalisateurs parmi les plus installés du cinéma soviétique, sans que cela réduise sa propre activité de mise en scène.
En 1971, Retour à la vie revient à son nom comme réalisateur et scénariste. Virage dangereux, série télévisée de 1972, prolonge cette ligne, puis 100% Nylon arrive en 1973 sous la même double signature. Les Jours des Tourbine en 1976, Sur la rue on conduisait une commode... en 1978 et Faits d'un jour passé en 1981 réaffirment cette double place. Le dernier titre reçoit en 1982 le Prix des frères Vassiliev.
Des seconds rôles très identifiables
Au milieu des années 1960, Bassov occupe des rôles courts mais repérables. Je m'balade dans Moscou en 1964, puis Opération « Y » et autres aventures de Chourik en 1965, l’inscrivent dans des films dont la circulation est large dans le cinéma soviétique de l’époque. Sa présence ne se limite pas à des apparitions isolées.
Les années 1970 renforcent cette régularité. Il figure dans Mimino de Gueorgui Danelia en 1977, dans Le Marécage de Grigori Tchoukhraï en 1978, où il joue Petia Kornakov, puis dans L'Équipage du 747 en 1979, présenté comme le premier film catastrophe soviétique. La même année, il apparaît dans Les Aventures d'Elektronik de Konstantin Bromberg, dans Moscou ne croit pas aux larmes de Vladimir Menchov comme Anton Kruglov, et dans Les Aventures du Prince Florizel d’Ievgueni Tatarski comme inspecteur Trenton.
La décennie suivante reste dense. En 1980, Les Aventures d'Elektronik lui attribue aussi des voix, Ouvtcritaïa kniga le montre en Piotr Nikolaïevitch Vlassenkov, et Le Glaive et le Bouclier circule encore. Assassination Attempt en 1981 le désigne comme taxi driver, Téhéran 43 la même année, puis Cherchez la femme en 1982, prolongent cette série de participations. En 1984, Époque et famille des Convey revient à son nom comme réalisateur et scénariste, puis Sept cris dans l'océan apparaît en 1986 dans la même double fonction.
Réalisateur, scénariste, voix
Le travail de Bassov ne se limite pas aux images dirigées par lui. Silence en 1963, La Tempête de neige en 1964, Le Glaive et le Bouclier en 1968, Retour à la vie en 1971, 100% Nylon en 1973, Les Jours des Tourbine en 1976, Faits d'un jour passé en 1981, Époque et famille des Convey en 1984 et Sept cris dans l'océan en 1986 montrent une activité d’écriture constante autour de ses propres mises en scène.
La même logique se lit du côté des voix. Les Aventures d'Elektronik en 1980 mentionne aussi un travail vocal, détail qui ajoute une ligne discrète à une présence déjà multiple. Dans cette série de crédits, Bassov passe du jeu au scénario, puis à la réalisation, sans que ces fonctions soient isolées l’une de l’autre. Son nom circule d’un poste à l’autre dans une économie soviétique du cinéma où le même artiste pouvait tenir plusieurs tâches sur un même projet.
En 1983, il reçoit le titre d’Artiste du peuple de l’URSS. Un premier accident vasculaire cérébral survient la même année et laisse des séquelles. Un second AVC lui est fatal le 17 septembre 1987, à Moscou. Il est inhumé au cimetière de Kountsevo.
Le prix et la dernière période
Faits d'un jour passé reçoit en 1982 le Prix des frères Vassiliev. Cette distinction intervient au moment où Bassov travaille encore à plusieurs niveaux, comme réalisateur et scénariste, après Téhéran 43 et avant Époque et famille des Convey. Le titre d’Artiste du peuple de l’URSS en 1983 vient compléter cette reconnaissance officielle.
Les dernières années gardent la même structure de travail. Époque et famille des Convey en 1984, puis Sept cris dans l'océan en 1986, portent encore sa double signature. Les apparitions comme acteur restent parallèles, avec Moscou ne croit pas aux larmes en 1980, Assassination Attempt en 1981 et Cherchez la femme en 1982. Bassov laisse ainsi un ensemble où la réalisation, l’écriture et le jeu ne se succèdent pas de manière linéaire mais se répondent d’un titre à l’autre.
Films et séries avec Vladimir Bassov
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