Maïa Boulgakova: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Maïa Boulgakova en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
165
œuvres recensées
164 films · 1 série
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 1994
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1955, Maïa Boulgakova sort de l’Institut national de la cinématographie après avoir étudié dans la classe de Boris Bibikov et Olga Pyjova. L’année suivante, elle apparaît à l’écran dans « Volnitsa » sous la direction de Grigori Rochal, puis rejoint le Théâtre national d’acteur de cinéma.
Formation et entrée au cinéma
La naissance de Maïa Boulgakova remonte au 19 mai 1932, à Buki, dans l’oblast de Kiev, alors en RSS d’Ukraine. Elle meurt le 7 octobre 1994 à Moscou, à 62 ans. Entre ces deux dates, une formation institutionnelle et une présence régulière à l’écran dessinent une activité dense, sans rupture marquée dans les faits conservés.
Le passage par l’Institut national de la cinématographie, en 1955, compte dans son installation professionnelle. Cette sortie d’école intervient avant une première apparition filmée en 1956, dans « Volnitsa ». Le choix de Grigori Rochal l’inscrit d’emblée dans le cinéma soviétique de ces années-là, au moment où plusieurs réalisateurs de premier plan cherchent des visages nouveaux pour leurs œuvres.
Les années 1960, un ancrage dans le cinéma soviétique
En 1957, « Quand passent les cigognes » de Mikhaïl Kalatozov lui offre un petit rôle non crédité, celui d’une femme à la gare. Le film appartient à ces œuvres soviétiques qui circulent largement hors d’URSS, et sa présence, même discrète, l’associe à un titre majeur du moment.
Dès lors, son nom revient dans plusieurs films du début des années 1960. Elle joue dans « Résurrection » en 1960, puis dans « Menschen und Tiere » de 1962, où elle tient le rôle de Galina. En 1964, « Lyogkaya Zhizn » s’ajoute à cette série d’apparitions qui installent une présence continue dans le cinéma soviétique.
L’année 1967 marque une étape visible avec « V Ogne Broda Net » de Gleb Panfilov, où elle interprète Maria. Le rôle la place au sein d’un film identifié dans la filmographie soviétique de la décennie, tandis que le nom du réalisateur compte parmi ceux qui structurent alors le paysage cinématographique. À cette époque, elle tourne aussi dans « Crime et Châtiment » en 1970, un titre qui prolonge cette présence dans des adaptations de grand format.
Des rôles marquants à la télévision et au cinéma
Au milieu des années 1970, Maïa Boulgakova apparaît dans « Строговы » en 1976, sous les traits de Marfa. Le personnage appartient à une période où elle se retrouve souvent associée à des figures de femmes mûres, dans des récits ancrés dans la société soviétique et ses espaces domestiques ou provinciaux.
Quelques mois plus tard, « Приключения Электроника » lui confie le rôle de la proviseure. Le titre, diffusé à la télévision en 1979, circule largement dans la culture populaire soviétique et place son visage dans une série destinée à un public plus large que le seul circuit des salles. La même saison, elle joue aussi dans « Tzigane », où elle incarne Louchilikha.
En 1980, « La Jeunesse de Pierre le Grand » lui donne le rôle de la mère de Brovkine. L’année suivante, « Les Adieux à Matiora » d’Elem Klimov la retrouve dans le rôle de Nastassia. Ces titres prolongent une filmographie faite de participations à des œuvres d’auteurs soviétiques reconnus, dans des récits où les personnages féminins occupent une place précise sans être décorative.
Reconnaissance soviétique et dernières années
En 1969, Maïa Boulgakova reçoit le titre d’artiste émérite de la RSFSR. Puis, en 1977, celui d’artiste du peuple de la RSFSR lui est décerné. Ces deux distinctions la situent dans la hiérarchie culturelle soviétique des interprètes, à un moment où la reconnaissance officielle joue un rôle déterminant dans la visibilité des artistes.
La décennie 1980 la voit encore passer par des productions variées. Elle apparaît dans « La Ballade du vaillant chevalier Ivanhoé » en 1982, puis dans « Les Obsèques de Staline » en 1990, où elle joue l’épouse de Staline. En 1987, « Porazhenie » prolonge cette présence, sans que son nom cesse d’être associé à des œuvres aux cadres historiques ou littéraires marqués.
Le 1er octobre 1994, alors qu’elle se rend à un concert, elle est victime d’un accident de la route. Elle meurt le 7 octobre 1994 à Moscou. Sa dernière apparition répertoriée, « Terminal Velocity », date de cette même année, dans le rôle de la mère de Chris.
Repères de filmographie
- 1956: « Volnitsa » de Grigori Rochal
- 1957: « Quand passent les cigognes » de Mikhaïl Kalatozov
- 1960: « Résurrection »
- 1962: « Menschen und Tiere » — Galina
- 1967: « V Ogne Broda Net » — Maria
- 1970: « Crime et Châtiment »
- 1976: « Строговы » — Marfa
- 1979: « Tzigane » — Louchilikha
- 1979: « Приключения Электроника » — proviseure
- 1981: « Les Adieux à Matiora » — Nastassia
- 1987: « Porazhenie »
- 1990: « Les Obsèques de Staline » — épouse de Staline
- 1994: « Terminal Velocity » — mère de Chris
Films et séries avec Maïa Boulgakova
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Rôles de Maïa Boulgakova
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Personnalités en relation
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