Klara Roumianova: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Klara Roumianova en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
209
œuvres recensées
207 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 2002
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, « Le Médecin de campagne » de Sergueï Guerassimov place Klara Roumianova dans un premier film encore traversé par le réalisme soviétique. Elle a alors 21 ans, a quitté Léningrad pour Moscou en 1947, puis étudié au VGIK dans les cours de Sergueï Guerassimov et Tamara Makarova. Diplômée en 1953, elle travaille au théâtre national d’acteur de cinéma, tout en continuant à apparaître dans des rôles secondaires ou épisodiques.
VGIK, Moscou, les années de formation
Klara Mikhaïlovna Roumianova naît le 8 décembre 1929 à Léningrad. En 1947, elle s’installe à Moscou et rejoint l’Institut national de la cinématographie, où elle suit les cours de Sergueï Guerassimov et Tamara Makarova. L’établissement compte parmi les grandes pépinières du cinéma soviétique, et cette formation ancre durablement son activité dans le champ de l’interprétation.
Son diplôme obtenu en 1953, elle intègre le théâtre national d’acteur de cinéma. Sa carrière se partage alors entre quelques apparitions au cinéma et une présence de plus en plus marquée dans le doublage. Le choix n’a rien d’un détour anecdotique: il installe sa voix au centre de sa pratique artistique.
Dès 1951, alors qu’elle est encore étudiante, elle apparaît dans « Le Médecin de campagne » de Sergueï Guerassimov. Viennent ensuite « Résurrection » de Mikhail Schweitzer en 1960 et « L'Équipage » en 1980, où elle figure parmi les interprètes du film. Ces apparitions dessinent une présence régulière sans détourner Roumianova du domaine où elle va laisser l’empreinte la plus durable.
La voix, du cinéma aux dessins animés
En 1962, « Les Cygnes sauvages » marque ses débuts dans l’animation avec le rôle d’Eliza in Childhood. La même année, elle figure aussi dans « Ohne Furcht und Tadel » dans un rôle non crédité. Le mouvement se précise ensuite vers des personnages entièrement portés par la voix, domaine où son nom circule bien au-delà des seuls génériques.
En 1966, elle prête sa voix aux enfants du duc dans « Andreï Roublev » d’Andreï Tarkovski. Deux ans plus tard, « Malych et Karlson » de Boris Stepantsev lui confie Malych, puis « Guéna le crocodile » de Roman Katchanov en 1969 lui donne Tchebourachka. Ce personnage revient ensuite dans « Tchebourachka » en 1971, « Chapeau claque » en 1974 et « Tchebourachka va à l’école » en 1983.
La série de rôles se prolonge avec « Karlson est de retour » en 1970, où elle retrouve Malych, puis avec « Attends un peu! » en 1969, où elle prête sa voix au lièvre. Elle participe aussi à « Le Petit chevreau qui comptait jusqu’à 10 » en 1968. Ce répertoire fait de la voix un espace de jeu à part entière, sans séparation nette d’avec le reste de sa pratique.
Des seconds rôles au cinéma
Roumianova continue d’apparaître dans des films en prises de vues réelles tout au long des décennies 1960 et 1970. En 1965, elle tient le rôle de Lushka dans « Vrijeme, naprijed! ». Deux ans plus tard, elle est Pannochka dans « Vij ou le Diable », toujours en voix. En 1969, elle figure dans « Le Bras de diamant » dans le rôle de la fille de Gorbunkov.
Elle apparaît ensuite dans « Les Douze Chaises » en 1971 comme épouse de père Fyodor, puis dans « Волшебник Изумрудного города » en 1974 dans le rôle d’Elli. En 1975, « Не может быть! » la mentionne sans crédit de personnage, avant « Comment le tsar Pierre le Grand a marié un Noir » en 1976, où elle incarne la femme de Gavrilo Rtichev.
Le dernier titre cité ici, « L’Équipage », date de 1980. L’ensemble dessine une présence continue dans le cinéma soviétique, souvent brève, parfois à travers des partitions vocales. Roumianova ne se confond jamais avec un seul type de rôle, mais elle fait de ces apparitions un réseau cohérent, distribué entre écran et voix.
Après 1991, écriture et reconnaissance
Après la dislocation de l’URSS, la production de dessins animés se raréfie. Klara Roumianova participe alors seulement de manière occasionnelle à des enregistrements de contes et de concerts audio, tout en mettant en scène des pièces radiophoniques. Elle écrit aussi plusieurs pièces de théâtre.
En 2000, elle publie « Mon nom est femme », recueil consacré à des figures féminines de l’histoire russe comme Nadejda Dourova, Catherine Dachkov et Ievdokia Rostoptchina. La même année, elle reçoit la médaille Pouchkine. Cette étape tardive place l’écriture au premier plan, sans effacer l’empreinte laissée par la voix dans l’animation soviétique.
Elle meurt le 18 septembre 2004 à Moscou. Son activité s’étend de 1951 à 1999, avec une continuité visible entre cinéma, doublage, radio et écriture. L’ensemble forme une présence que les archives retiennent surtout par la voix de Tchebourachka, reprise de 1969 à 1983.
- 1951: « Le Médecin de campagne », de Sergueï Guerassimov
- 1960: « Résurrection », de Mikhail Schweitzer
- 1962: « Les Cygnes sauvages », d’après l’animation
- 1966: « Andreï Roublev », d’Andreï Tarkovski
- 1969: « Attends un peu! » et « Guéna le crocodile »
- 1971: « Les Douze Chaises » et « Tchebourachka »
- 1974: « Волшебник Изумрудного города » et « Chapeau claque »
- 1976: « Comment le tsar Pierre le Grand a marié un Noir »
- 1980: « L’Équipage »
- 1983: « Tchebourachka va à l’école »
Films et séries avec Klara Roumianova
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Klara Roumianova
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

























