Jean Girault: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jean Girault en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
42
œuvres recensées
40 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1957
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Jean Girault naît le 9 mai 1924 à Villenauxe-la-Grande, dans le département de l’Aube, et s’oriente vers le cinéma après des études techniques appliquées au secteur audiovisuel, notamment à l’École des travaux pratiques à Paris (Source : AlloCiné, 2023). Il commence sa carrière au sein de l’industrie comme assistant réalisateur auprès de Marcel Blistène, ce qui lui permet de se familiariser avec les méthodes de tournage et l’organisation de plateaux de longs métrages français des années 1950 (Source : AlloCiné, 2023). Parallèlement, il s’impose progressivement comme scénariste, signant des textes pour plusieurs comédies produites au cours de la décennie. Dès 1951, il participe à l’écriture de « Un jour avec vous », avant d’enchaîner avec « L’Amour toujours l’amour » en 1952, puis « Cherchez la femme ! » en 1955 (Source : AlloCiné, 2023). Au fil de ces collaborations successives, il s’aguerrit dans un registre résolument comique, qui restera l’axe principal de sa production future en tant que scénariste puis réalisateur (Source : Cinedweller, 2022). Cette première phase de carrière, dominée par l’écriture, prépare ainsi le passage à la mise en scène qui intervient à la fin des années 1950 et au début des années 1960, dans un contexte de renouvellement de la comédie populaire française (Source : AlloCiné, 2023).
Passage à la réalisation et affirmation dans la comédie
Jean Girault effectue ses débuts de réalisateur en 1960 avec « Les Pique-assiette », une comédie qui marque le point de départ d’une filmographie particulièrement fournie sur plus de deux décennies (Source : AlloCiné, 2023). La même année, il signe « Les Moutons de Panurge », confirmant une activité soutenue derrière la caméra et une installation rapide dans le paysage de la comédie française (Source : Cinedweller, 2022). Au début des années 1960, il enchaîne « Les Livreurs » en 1961, puis « Les Bricoleurs » en 1962, deux titres qui prolongent un travail centré sur les situations burlesques et le récit à vocation divertissante (Source : AlloCiné, 2023). En 1963, il coréalise le film à sketches « Les Veinards » et dirige « Pouic-Pouic », adaptation d’une pièce de théâtre, qui réunit notamment Louis de Funès et s’inscrit déjà dans le champ de la comédie de mœurs et de caractère (Source : Cinedweller, 2022). Cette même période est marquée par une intense activité de scénariste, Girault signant ou adaptant des scénarios pour la plupart de ses propres réalisations, ce qui renforce la cohérence de son univers comique (Source : AlloCiné, 2023). De film en film, il consolide ainsi une position de spécialiste de la comédie populaire, tout en développant un rapport de fidélité avec plusieurs interprètes récurrents du cinéma français des années 1960 (Source : Cinedweller, 2022).
Le cycle du « Gendarme » et le succès populaire
L’année 1964 constitue un tournant majeur dans la carrière de Jean Girault avec « Le Gendarme de Saint-Tropez », qu’il réalise et coscénarise, et qui devient le premier volet d’une série comique portée par Louis de Funès (Source : AlloCiné, 2023). Ce film, produit dans le contexte de l’essor de la station balnéaire de Saint-Tropez et de la diffusion élargie de la comédie grand public, rencontre un très large écho en salles et s’impose comme l’un des grands succès français de la décennie (Source : Ciné-Club de Caen, 2019). Girault prolonge immédiatement cette veine avec « Le Gendarme à New York » en 1965, qui déplace le personnage principal dans un environnement international, puis « Le Gendarme se marie » en 1968, troisième volet qui conforte la longévité de la série (Source : AlloCiné, 2023). En 1970, il signe « Le Gendarme en balade », quatrième épisode centré sur des gendarmes à la retraite, avant de revenir à la franchise avec « Le Gendarme et les Extra-terrestres » en 1979, qui introduit un registre légèrement fantastique dans l’univers établi (Source : AlloCiné, 2023). Le cycle se conclut en 1982 avec « Le Gendarme et les Gendarmettes », ultime long métrage de la série, réalisé par Girault et exploité en salles l’année de sa disparition (Source : AlloCiné, 2023). L’ensemble de ces films cumule plusieurs dizaines de millions d’entrées en France et à l’international, ce qui confère au réalisateur une visibilité durable dans l’histoire de la comédie française (Source : Ciné-Club de Caen, 2019).
Filmographie marquante hors série du « Gendarme »
Parallèlement à la série des gendarmes, Jean Girault réalise et coscénarise de nombreuses comédies indépendantes qui structurent sa filmographie des années 1960 aux années 1980 (Source : AlloCiné, 2023). Dès 1964, il tourne « Faites sauter la banque ! » puis « Les Gorilles », qui prolongent le registre comique déjà expérimenté dans ses premiers films (Source : Cinedweller, 2022). En 1966, il signe « Monsieur le Président-directeur général », avant de retrouver Louis de Funès dans « Les Grandes Vacances » en 1967, comédie familiale centrée sur le milieu scolaire et le décalage entre générations (Source : AlloCiné, 2023). À la fin des années 1960 et au début des années 1970, il enchaîne « La Maison de campagne » (1969), « Jo » (1971) et « Le Juge » (1970), films qui s’inscrivent toujours dans la comédie de situation tout en exploitant des cadres narratifs variés, de la chronique domestique au quasi-thriller comique (Source : AlloCiné, 2023). Il dirige également « Les Charlots font l’Espagne » en 1972, qui associe la troupe comique des Charlots à un dispositif de comédie de voyage, puis « Le Concierge » et « Le Permis de conduire » en 1973 (Source : AlloCiné, 2023). La décennie se poursuit avec « Deux grandes filles dans un pyjama » et « Les Murs ont des oreilles » en 1974, « L’Intrépide » en 1975, « L’Année sainte » en 1976, « Le Mille-pattes fait des claquettes » en 1977, « L’Horoscope » en 1978, « L’Avare » en 1979, coréalisé avec Louis de Funès, puis « La Soupe aux choux » en 1981, qui figure parmi ses derniers titres marquants (Source : AlloCiné, 2023).
Collaborations artistiques et méthodes de travail
La carrière de Jean Girault est étroitement liée à celle de plusieurs acteurs emblématiques de la comédie française, au premier rang desquels Louis de Funès, qu’il dirige à de nombreuses reprises de « Pouic-Pouic » en 1963 à « L’Avare » en 1979 et « La Soupe aux choux » en 1981 (Source : AlloCiné, 2023). Cette collaboration régulière s’inscrit dans un système de production où les duos réalisateur–acteur structurent une partie de l’offre comique, avec une continuité de ton entre les différents longs métrages qui leur sont associés (Source : Ciné-Club de Caen, 2019). En parallèle, Girault travaille avec des ensembles comiques tels que les Charlots, notamment sur « Les Charlots font l’Espagne », ce qui témoigne d’une adaptation de sa mise en scène aux dynamiques de groupe et aux gags collectifs (Source : AlloCiné, 2023). Au générique de ses films, il occupe fréquemment à la fois les postes de réalisateur et de scénariste ou adaptateur, par exemple sur « Le Gendarme de Saint-Tropez », « Le Gendarme à New York » ou « Les Grandes Vacances », consolidant ainsi une forte maîtrise de la narration comique depuis l’écriture jusqu’à la direction d’acteurs (Source : AlloCiné, 2023). Il intervient également comme dialoguiste ou auteur de l’œuvre originale sur plusieurs projets au cours des années 1950 et 1960, ce qui lui confère une position transversale dans la chaîne de fabrication des comédies françaises (Source : Unifrance, 2018). Cette polyvalence, associée à des collaborations récurrentes, inscrit son travail dans une logique de compagnonnage artistique durable avec certains interprètes et équipes techniques (Source : Cinedweller, 2022).
Activités de scénariste et contributions à l’écriture
Avant et pendant sa carrière de réalisateur, Jean Girault signe un nombre important de scénarios, d’adaptations et de dialogues pour le cinéma, principalement dans le registre comique (Source : AlloCiné, 2023). À partir de 1951, il est crédité comme scénariste sur « Un jour avec vous », puis sur « L’Amour toujours l’amour » en 1952, « Cherchez la femme ! » en 1955 et « L’Ami de la famille » en 1957, ce qui témoigne d’une activité régulière d’écriture dès le début de la décennie (Source : AlloCiné, 2023). À la fin des années 1950, il travaille notamment sur « Chéri, fais-moi peur » et « Le Sicilien » en 1958, ainsi que sur « La Marraine de Charley » en 1959, consolidant un savoir-faire centré sur le ressort comique des quiproquos et des situations à rebondissements (Source : AlloCiné, 2023). Au cours des années 1960, son nom apparaît comme scénariste ou adaptateur sur la plupart de ses réalisations, parmi lesquelles « Les Pique-assiette », « Les Bricoleurs », « Pouic-Pouic », « Faites sauter la banque ! », « Les Gorilles » et « Le Gendarme de Saint-Tropez » (Source : AlloCiné, 2023). Il adapte également des œuvres existantes, comme pour « Le Gendarme de Saint-Tropez » ou « Le Gendarme à New York », et contribue aux dialogues ou à la structure narrative de films qui combinent souvent farce et observation sociale (Source : AlloCiné, 2023). Cette activité scénaristique, qui s’étend sur plus de trois décennies, constitue une part importante de sa contribution à la comédie cinématographique française d’après-guerre (Source : Cinedweller, 2022).
Réception, succès commerciaux et distinctions
Les films de Jean Girault occupent une place notable dans le box-office français des années 1960 et 1970, plusieurs d’entre eux atteignant plusieurs millions d’entrées en salles (Source : Ciné-Club de Caen, 2019). Selon les données compilées par le Ciné-Club de Caen, « Le Gendarme de Saint-Tropez » enregistre 7,81 millions d’entrées, tandis que « Les Grandes Vacances » approche les 7 millions de spectateurs, témoignant d’une forte fréquentation et d’une diffusion large sur le territoire (Source : Ciné-Club de Caen, 2019). D’autres titres du cycle, comme « Le Gendarme se marie », « Le Gendarme en balade » ou « Le Gendarme et les Gendarmettes », dépassent chacun les 4 millions d’entrées, ce qui contribue à inscrire durablement la série dans la mémoire du cinéma populaire (Source : Ciné-Club de Caen, 2019). Ses quinze plus grands succès cumulent plus de 60 millions d’entrées au box-office mondial, ce qui souligne l’ampleur de la diffusion de son œuvre au-delà du seul marché français (Source : Ciné-Club de Caen, 2019). En 1978, Jean Girault reçoit le prix du meilleur cinéaste de l’année décerné par l’Amicale des cadres de l’industrie cinématographique, une distinction qui salue l’ensemble de sa carrière de réalisateur de comédies (Source : AlloCiné, 2023). Cette reconnaissance professionnelle intervient alors qu’il poursuit encore son activité, quelques années avant la sortie de « La Soupe aux choux » et du dernier volet de la série du « Gendarme » (Source : AlloCiné, 2023).
Dernières années et fin de carrière
Entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, Jean Girault continue de tourner à un rythme régulier, alternant entre comédies de situation et prolongements de ses franchises établies (Source : AlloCiné, 2023). En 1979, il coréalise « L’Avare » avec Louis de Funès, adaptation de la pièce de Molière qui transpose son travail de metteur en scène dans un cadre plus directement inspiré du répertoire classique (Source : AlloCiné, 2023). Deux ans plus tard, il retrouve l’acteur dans « La Soupe aux choux », comédie rurale teintée de fantastique, qui devient l’un de ses derniers grands succès populaires avant sa disparition (Source : AlloCiné, 2023). En 1982, il met en scène « Le Gendarme et les Gendarmettes », sixième épisode du cycle commencé en 1964, qui sort en salles la même année (Source : AlloCiné, 2023). Jean Girault décède le 20 juillet 1982 à l’âge de 58 ans, des suites de la tuberculose, après avoir réalisé plus de trente longs métrages entre 1960 et 1982 et signé de nombreux scénarios pour le cinéma (Source : Wikipedia, 2009). Son parcours, marqué par une spécialisation nette dans la comédie et par une succession de succès publics, s’inscrit dans l’histoire du cinéma français comme l’exemple d’un artisan du rire ayant durablement contribué à la comédie populaire d’après-guerre (Source : Ciné-Club de Caen, 2019).
- « Le Gendarme de Saint-Tropez », 1964, réalisateur et scénariste (Source : AlloCiné, 2023)
- « Le Gendarme à New York », 1965, réalisateur, adaptateur et scénariste (Source : AlloCiné, 2023)
- « Le Gendarme se marie », 1968, réalisateur et adaptateur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Le Gendarme en balade », 1970, réalisateur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Le Gendarme et les Extra-terrestres », 1979, réalisateur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Le Gendarme et les Gendarmettes », 1982, réalisateur et scénariste (Source : AlloCiné, 2023)
- « Pouic-Pouic », 1963, réalisateur et scénariste (Source : AlloCiné, 2023)
- « Les Grandes Vacances », 1967, réalisateur et scénariste (Source : AlloCiné, 2023)
- « L’Avare », 1979, coréalisateur et scénariste (Source : AlloCiné, 2023)
- « La Soupe aux choux », 1981, réalisateur (Source : AlloCiné, 2023)
Films et séries réalisés par Jean Girault
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