Maurice Rémy: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Maurice Rémy en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
28
œuvres recensées
28 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1931
- Dernière année recensée
- 1968
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Maurice Rémy naît à Paris en 1899 et suit une formation d’acteur au Conservatoire de Paris pendant la Première Guerre mondiale, ce qui l’inscrit d’emblée dans la tradition des comédiens issus des institutions publiques de formation dramatique. (Source : Wikipédia, 2010) Affecté dans les derniers mois du conflit comme canonnier dans l’artillerie lourde, il interrompt alors ses études avant d’être renvoyé dans ses foyers à la fin de son service militaire, ce qui lui permet de reprendre et d’orienter sa trajectoire vers la scène. (Source : Wikipédia, 2010) Dès le retour à la vie civile, il s’engage dans une carrière théâtrale qui précède de peu l’essor du cinéma parlant, contexte dans lequel il trouvera rapidement de nouveaux débouchés professionnels. (Source : Wikipédia, 2010) Cette période de transition, marquée par l’après-guerre et la modernisation des arts du spectacle, place son parcours à la croisée du théâtre de répertoire et des studios de cinéma naissants. (Source : Wikipédia, 2010)
Sur les planches, Maurice Rémy apparaît dans plusieurs productions parisiennes à la fin des années 1920, ce qui consolide sa présence au sein des troupes installées dans les grands théâtres de la capitale. (Source : Wikipédia, 2010) En 1928, il joue dans « Crime » de Samuel Shipman et John B. Hymer, mis en scène par Émile Couvelaine au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, témoignage d’une insertion précoce dans un théâtre populaire de grande capacité. (Source : Wikipédia, 2010) L’année suivante, il est à l’affiche du « Train fantôme » d’Arnold Ridley, mis en scène par Madeleine Geoffroy au Théâtre de la Madeleine, confirmant sa capacité à circuler entre différents lieux et registres du boulevard parisien. (Source : Wikipédia, 2010) Ces engagements successifs soulignent la continuité d’un travail d’acteur de troupe avant son passage plus régulier devant la caméra au début des années 1930. (Source : Wikipédia, 2010)
Carrière cinématographique des années 1930
Avec l’avènement du parlant, Maurice Rémy se tourne vers le cinéma et apparaît, dès 1930, dans « Eau, gaz et amour à tous les étages » de Roger Lion, un court métrage qui figure parmi ses premiers rôles à l’écran. (Source : Wikipédia, 2010) En 1931, il joue dans « La Tragédie de la mine » de Georg Wilhelm Pabst et Robert Beaudoin, production franco-allemande qui l’inscrit dans un contexte de coproductions européennes très actives à cette période. (Source : Wikipédia, 2010) La même année, il tient le rôle du cambrioleur dans « Je serai seule après minuit » de Jacques de Baroncelli, ce qui illustre sa présence dans des films de genre variés, entre mélodrame et intrigue criminelle. (Source : Wikipédia, 2010) Cette diversification des emplois correspond au profil d’un comédien de caractère appelé à intervenir dans un large éventail de seconds rôles. (Source : Wikipédia, 2010)
Au début des années 1930, il multiplie les participations à des courts et longs métrages, ce qui constitue le cœur de son activité d’acteur. (Source : Wikipédia, 2010) En 1932, il figure notamment dans « Histoires de rire » de Jean Boyer, dans le sketch « Neiges Canadiennes », ainsi que dans « L’Uniforme » de Gaston Biasini, deux courts métrages qui montrent son insertion dans un cinéma de programme où les films de courte durée accompagnent les séances. (Source : Wikipédia, 2010) Il interprète également Stephan Brenner dans « Le Cas du docteur Brenner » de Jean Daumery, film policier qui contribue à fixer son image dans des rôles souvent liés au suspense ou au drame. (Source : Wikipédia, 2010) Cette même période le voit apparaître dans des productions comme « La Dame de chez Maxim’s » ou « Le Jugement de minuit », fréquemment citées dans sa filmographie sélective, confirmant une présence régulière dans le cinéma français des années 1930. (Source : Wikipédia, 2010)
Travail à l’écran à la veille de la guerre
Au milieu des années 1930, Maurice Rémy poursuit une activité soutenue au cinéma, y compris dans des formats courts qui occupent une place importante dans la production française de l’époque. (Source : Wikipédia, 2010) En 1934, il tourne par exemple dans « Crémaillère » de Georges Root, « Torture » de Roger Capellani et « La Cinquième Empreinte » de Karl Anton, où il interprète Maurice Le Fèvre, garagiste, autant de films qui confirment sa spécialisation dans des seconds rôles caractérisés. (Source : Wikipédia, 2010) Cette participation à plusieurs courts métrages la même année illustre la logique de travail en série qui domine alors dans certains studios, mobilisant des acteurs polyvalents sur de nombreux projets. (Source : Wikipédia, 2010) La densité de ses apparitions souligne ainsi une inscription durable dans le tissu professionnel du cinéma de studio. (Source : Wikipédia, 2010)
À la fin des années 1930, il apparaît dans « Le Café du port » de Jean Choux, sorti en 1939, dans lequel il incarne le personnage de Mario, rôle qui s’inscrit dans une veine de cinéma de mœurs et de décor portuaire alors fréquente. (Source : Wikipédia, 2010) Cette présence dans un long métrage de la veille de guerre témoigne de la continuité de sa carrière d’acteur au tournant des années 1940. (Source : Wikipédia, 2010) En parallèle, sa filmographie des années 1930, telle que répertoriée par Unifrance et les bases de données spécialisées, mentionne une vingtaine de titres, confirmant l’étendue de son activité dans le long métrage et le court métrage. (Source : Unifrance, s.d.) Cette période dessine le profil d’un interprète régulièrement sollicité, travaillant avec des cinéastes d’origines et de styles variés, de Pabst à de Baroncelli. (Source : Wikipédia, 2010; Unifrance, s.d.)
Engagements à la radio et cinéma de la Seconde Guerre mondiale
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Maurice Rémy joue dans « Untel père et fils » de Julien Duvivier, film tourné en 1940 et perçu comme antinazi, ce qui inscrit à ce moment-là son image dans une production aux accents patriotiques. (Source : Wikipédia, 2010) Après l’occupation, il participe cependant à des émissions de radio diffusées sur Radio-Paris, dont « Au rythme du temps », où il intervient dans des programmes à caractère antisémite, ce qui marque un tournant notable dans son activité publique. (Source : Wikipédia, 2010) En parallèle, il tient le rôle du député Pierre Avenel dans « Forces occultes », moyen métrage antimaçonnique réalisé par Jean Mamy et sorti en 1943, inscrit dans la production de propagande de la période de collaboration. (Source : Wikipédia, 2010; Wikipédia, 2024) Ce film, régulièrement mentionné dans les études sur le cinéma de Vichy, constitue son dernier rôle à l’écran en tant qu’acteur. (Source : Wikipédia, 2010)
À la suite de cette implication dans des œuvres de propagande, Maurice Rémy met fin à sa carrière d’acteur avant la Libération, « Forces occultes » étant le dernier film où il apparaît en tant qu’interprète. (Source : Wikipédia, 2010; Wikipédia, 2024) Après la guerre, il quitte la France et s’installe en Argentine en 1949, mouvement qui intervient dans un contexte de recomposition du milieu artistique et de poursuites visant certains collaborateurs. (Source : Wikipédia, 2010) Quelques années plus tard, il revient finalement en France et réoriente sa carrière vers les métiers du son, abandonnant définitivement le jeu d’acteur pour des fonctions techniques au sein des équipes de tournage. (Source : Wikipédia, 2010) Cette reconversion marque un déplacement durable de sa place dans la chaîne de fabrication des films, de la lumière des plateaux de tournage à l’ombre des salles de mixage. (Source : Wikipédia, 2010)
Reconversion comme technicien du son
Revenu en France dans les années 1950, Maurice Rémy entame une seconde carrière dans le domaine du son, d’abord comme assistant ingénieur du son sur plusieurs productions. (Source : Wikipédia, 2010) En 1955, il travaille ainsi comme assistant sur « Razzia sur la chnouf » d’Henri Decoin, polar avec Jean Gabin, film emblématique du cinéma policier français d’après-guerre. (Source : Wikipédia, 2010) L’année suivante, il occupe la même fonction sur « L’Homme aux clés d’or » de Léo Joannon, puis, en 1957, sur « Le rouge est mis » de Gilles Grangier et « Les Espions » d’Henri-Georges Clouzot, deux films qui appartiennent aux grandes productions de genre de la période. (Source : Wikipédia, 2010) En 1961, il poursuit ce travail sur « Pleins feux sur l’assassin » de Georges Franju, confirmant son inscription durable dans les équipes techniques du cinéma français. (Source : Wikipédia, 2010)
Parallèlement à ces fonctions d’assistant, il devient ingénieur du son à part entière sur plusieurs longs métrages de la fin des années 1950 et du début des années 1960. (Source : Wikipédia, 2010) En 1958, il est crédité comme ingénieur du son sur « Ces dames préfèrent le mambo » de Bernard Borderie, comédie policière qui illustre l’importance du son dans la mise en valeur des séquences musicales. (Source : Wikipédia, 2010) En 1960, il occupe ce poste sur « Les Bonnes Femmes » de Claude Chabrol et sur « Plein Soleil » de René Clément, deux titres majeurs du cinéma français, respectivement associés à la Nouvelle Vague élargie et au thriller psychologique inspiré de Patricia Highsmith. (Source : Wikipédia, 2010) Par la suite, il signe encore le son de « Aimez-vous les femmes ? » de Jean Léon en 1964 et de « La Brigade en folie » de Philippe Clair en 1973, ce qui prolonge sa carrière technique sur près de deux décennies. (Source : Wikipédia, 2010)
Théâtre, collaborations et filmographie sélective
Sur le plan théâtral, Maurice Rémy apparaît dans plusieurs mises en scène qui témoignent de collaborations avec des directeurs de théâtre et metteurs en scène bien identifiés. (Source : Wikipédia, 2010) En 1935, il joue dans l’opérette « Faites ça pour moi ! », musique de Gaston Gabaroche et livret de Raoul Praxy, mise en scène par Georgé au Théâtre Antoine, ce qui le place au cœur d’une programmation mêlant comédie musicale et théâtre de boulevard. (Source : Wikipédia, 2010) En 1940, il est distribué dans « Histoire de rire » d’Armand Salacrou, mise en scène par Alice Cocéa au Théâtre de la Michodière, pièce qui s’inscrit dans le répertoire contemporain de l’entre-deux-guerres finissant. (Source : Wikipédia, 2010) Ces rôles, associés à ses prestations dans « Crime » et « Le Train fantôme », dessinent un parcours scénique principalement concentré sur les grandes scènes parisiennes. (Source : Wikipédia, 2010)
Sa filmographie d’acteur, telle qu’elle est partiellement répertoriée, comprend des titres marquants des années 1930 et du début des années 1940. (Source : Wikipédia, 2010; Unifrance, s.d.; IMDb, s.d.) Parmi eux, on peut citer :
- « Je serai seule après minuit » de Jacques de Baroncelli (1931), rôle du cambrioleur. (Source : Wikipédia, 2010; IMDb, s.d.)
- « Le Jugement de minuit » (1933), film régulièrement associé à sa carrière dans les bases de données spécialisées. (Source : Wikipédia, 2024; IMDb, s.d.)
- « La Dame de chez Maxim’s » (1933), adaptation d’une pièce de Georges Feydeau. (Source : Wikipédia, 2024)
- « Le Café du port » de Jean Choux (1939), avec le rôle de Mario. (Source : Wikipédia, 2010)
- « Untel père et fils » de Julien Duvivier (1940). (Source : Wikipédia, 2010)
- « Forces occultes » de Jean Mamy (1943), dans lequel il incarne le député Avenel. (Source : Wikipédia, 2010; Wikipédia, 2024)
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