Nobuhiko Obayashi: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Nobuhiko Obayashi en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
93
œuvres recensées
93 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1944
- Dernière année recensée
- 2020
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1956, Nobuhiko Ōbayashi entre à la faculté d’arts plastiques de l’université de Seijo après avoir renoncé à la médecine. Il y travaille les pellicules 8 et 16 mm, puis signe, à la fin de ses études, une série de films expérimentaux qui circulent grâce à l’Art Theatre Guild.
Des essais filmiques à la publicité télévisée
À Onomichi, en 1938, il grandit dans une famille de médecins. Le front de la Seconde Guerre mondiale éloigne son père, et ses grands-parents maternels l’élèvent durant l’enfance. Le dessin, l’écriture et le piano accompagnent ses premières années, avant que le cinéma et l’animation ne prennent une place plus nette.
Ses films de jeunesse frappent par des procédés d’avant-garde qu’il réemploie plus tard. Dans les années 1960, il travaille avec Shuji Terayama et Donald Richie au sein d’un mouvement expérimental japonais que ses propres essais contribuent à définir. La diffusion en salle d’art et d’essai donne à ces œuvres un accès plus large que leur format pourrait le laisser croire.
Après l’université, il gagne sa vie par la réalisation de publicités télévisées. Il y dirige près de 3000 films publicitaires tout au long de sa vie professionnelle. Dans les années 1970, certaines de ces campagnes mettent en scène Catherine Deneuve, Sophia Loren, Kirk Douglas ou Charles Bronson.
« House », choc visuel de 1977
En 1977, il réalise « House », présenté comme sa première œuvre longue. Le film mêle astuces photographiques et procédés expérimentaux pour construire des effets visuels décalés. La même année, il apparaît aussi dans « House » comme Husband, sans mention de générique.
Dans ce long métrage, il assume plusieurs fonctions à la fois, puisqu’il signe aussi la mise en scène, les effets spéciaux et la production. Le film ouvre une période où il tourne davantage de longs métrages, tout en gardant une forte part d’invention plastique. Son intérêt pour les images fabriquées à la main ne disparaît pas avec ce passage au format long.
Par ailleurs, son nom reste lié à des œuvres qui déplacent le fantastique vers l’adolescence et le passage à l’âge adulte. « L’École visée » en 1981, « Aiko 16sai » en 1983, puis « L’École emportée » en 1987 prolongent cette ligne, avec pour ce dernier titre un travail d’adaptation.
Les années 1980, entre fantaisie et montage
En 1982, « The Unspoiled Diamond » le voit tenir un rôle de Meeting Host, tandis que « Aiko 16sai » le désigne comme producteur exécutif l’année suivante. Il ne se cantonne pas à une seule fonction et intervient aussi bien comme réalisateur que comme monteur ou auteur de chansons, comme le montre « Futari » en 1991.
« La Nouvelle de la classe », sorti en 1982, s’inscrit dans le même moment et s’ajoute à une série de titres où l’enfance et le basculement d’identité restent présents. En 1983, « The Girl Who Leapt Through Time » prolonge ce motif. Il y retrouve un terrain où l’étrangeté visuelle demeure centrale sans abandonner la narration.
Quelques mois plus tard, « La Ville morte » en 1984, « Le Garçon triste » en 1985 et « Sa moto, son île » en 1986 confirment cette présence régulière dans les années 1980. Le montage, l’adaptation et la réalisation s’y croisent sans se réduire à un seul métier. Son activité s’étend alors sur plusieurs fronts, sans se laisser enfermer dans un format unique.
La guerre comme horizon des années 2010
Dans les années 2010, il réalise une trilogie sur la guerre avec « Casting Blossoms to the Sky » en 2012, « Seven Weeks » en 2014 et « Hanagatami » en 2017. Ces trois titres forment une séquence tardive où il revient à la mise en scène avec une continuité nette, sans changer de domaine.
En parallèle, il reste actif jusqu’aux dernières années de sa vie. Diagnostiqué d’un cancer du poumon au stade 4 en 2016, il continue pourtant à tourner et sort encore 2 films avant sa mort le 10 avril 2020 à Setagaya, à l’âge de 82 ans. La date de naissance, le 9 janvier 1938, fixe un cadre biographique net à cette activité longue.
Son nom se lit aussi sous plusieurs formes, dont Nobuhiko Ôbayashi, Nobuhiko Ohbayashi, 學草太郎 et Sotaro Manabu. Ces alias apparaissent à côté d’une production qui va du film expérimental aux longs métrages, sans que l’un efface l’autre.
- 1977: « House », réalisation, effets spéciaux, production, rôle de Husband
- 1981: « L’École visée », réalisation
- 1982: « The Unspoiled Diamond », rôle de Meeting Host
- 1983: « Aiko 16sai », production exécutive
- 1987: « L’École emportée », réalisation, adaptation
- 1991: « Futari », réalisation, montage, chanson thème
- 2012: « Casting Blossoms to the Sky », réalisation
- 2014: « Seven Weeks », réalisation
- 2017: « Hanagatami », réalisation
Films et séries réalisés par Nobuhiko Obayashi
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Nobuhiko Obayashi
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.
























































![大林宣彦&恭子の成城物語 [完全版] ~夫婦で歩んだ60年の映画作り~ (2019) - Affiche](https://image.tmdb.org/t/p/w92/2YvUfBL89IM63r3bBW2rHldFX1B.jpg)











