Isela Vega: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Isela Vega en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
115
œuvres recensées
100 films · 15 séries
- Première année recensée
- 1960
- Dernière année recensée
- 2020
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 5 novembre 1939, Isela Vega naît à Hermosillo, dans l’État mexicain de Sonora. Le 9 mars 2021, elle meurt à Mexico à 81 ans. Entre ces deux dates, son nom circule dans le cinéma mexicain, la télévision, la chanson et la réalisation, avec des activités qui débordent largement l’interprétation.
Des débuts publics à la scène mexicaine
En 1957, elle est élue princesse du carnaval d’Hermosillo. La même année, elle commence une carrière de mannequin. Ce passage par l’image précède son arrivée au cinéma en 1960, avec Verano violento.
Dans les années 1960, Isela Vega apparaît dans une série de films qui la placent au cœur de la production mexicaine de l’époque. On la retrouve dans La rabia por dentro en 1963, Don Juan 67, Mujeres, mujeres, mujeres et SOS Conspiracion Bikini en 1967, puis dans plusieurs titres de 1968, parmi lesquels La cama d’Emilio Gómez Muriel, Las sicodélicas, Por mis pistolas de Miguel M. Delgado et Fear Chamber de Juan Ibáñez.
L’année suivante, elle tourne dans Cuernos debajo de La Cama, El matrimonio es como el demonio, Enigma de muerte, La señora Muerte, Las golfas, Las impuras, Las luchadoras contra el robot asesino, Las Pirañas aman en Cuaresma et Pacto diabólico. Cette accumulation de titres dit une présence régulière sur les écrans mexicains de la décennie.
Les années 1970, de Barry Shear à Sam Peckinpah
Au début des années 1970, elle apparaît dans Technique pour une vengeance d’Alberto Mariscal, sorti en 1971, puis dans Le shérif ne pardonne pas de Barry Shear en 1973. Elle tient aussi le rôle d’Elita dans Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia de Sam Peckinpah, en 1974.
La même période la voit poursuivre avec El llanto de la tortuga, Celestina, L'Enfer des mandingos et La India en 1976, puis La viuda negra, où elle reçoit plus tard l’Ariel de la meilleure actrice pour sa composition de 1977. Le film avait été tourné en 1977 et attendra plusieurs années avant cette reconnaissance.
En parallèle, elle passe aussi par des productions tournées hors du Mexique ou diffusées à la télévision, comme The Rhinemann Exchange en 1977. Les années 1978 et 1979 l’installent encore dans un ensemble de films et de séries avec Casa de citas, The Loving Ones, Oro rojo, Midnight Dolls et The Streets of L.A., où elle interprète Anita Zamora.
Prix Ariel et travaux de production
En 1984, l’Ariel de la meilleure actrice lui revient pour La viuda negra. Le prix couronne un rôle déjà tourné depuis plusieurs années, et inscrit le film dans une trajectoire de reconnaissance tardive. En 2000, elle reçoit un Ariel Award for Best Supporting Actress, puis l’Ariel d’Or en 2017.
Les années 1980 montrent aussi une activité de production. Elle produit Navajeros en 1980, Una gallina muy ponedora en 1982, puis prend en charge plusieurs fonctions sur Los amantes del señor de la noche en 1986, comme scénariste, productrice et réalisatrice. Ce titre marque son passage à des responsabilités plus larges que l’interprétation.
À la télévision, elle apparaît en 1983 dans Ralph Super-héros, épisode « Vanity, Says the Preacher », puis en 1984 dans La Ligne de chance et The Yellow Rose. Elle figure aussi en 1986 dans Stingray et en 1987 dans The Alamo: Thirteen Days to Glory. Les productions des années 1980 la placent dans un espace transfrontalier, entre séries américaines et cinéma mexicain.
Telenovelas, cinéma populaire et derniers rôles
Dans les années 1990, elle revient dans des productions où son nom reste associé à des personnages précis. Elle joue dans Manhattan Merengue! en 1995, Señora Tentación la même année, puis Los padres de hoy y del mañana en 1996, où elle est créditée sur 10 épisodes. Elle apparaît aussi dans Conan en 1997 et Gente bien la même année.
En 1999, elle tient le rôle de Doña Lupe dans La ley de Herodes. Le tournant des années 2000 la retrouve dans Ramona en 2000, puis Amor descarado en 2003, où elle joue Nora. Elle est encore présente dans Killer Snake, Puños rosas, Cobrador: In God We Trust et Fuera del cielo en 2004 et 2006.
La suite mêle télévision et cinéma avec Pasión en 2007, où elle incarne María Julia «La Paisana», puis Arráncame la vida en 2008, Mujeres asesinas, Terminales sur 13 épisodes et Amar en 2009. Elle apparaît encore dans El Infierno en 2010, Niña de mi corazón la même année, Muchacha italiana viene a casarse en 2014, El Chema, El Jeremías et Sin tu mirada en 2016 et 2017, puis La casa de las flores en 2018. En 2019, elle figure aussi dans Dora et la Cité perdue, sous le nom d’Old Woman.
Chanter, écrire, réaliser
Isela Vega est aussi mentionnée comme autrice-compositrice-interprète. Cette activité accompagne une présence plus large dans le paysage culturel mexicain, sans se confondre avec ses rôles à l’écran. La même personne occupe donc plusieurs espaces de création, du chant au cinéma.
Son travail de réalisatrice apparaît avec Los amantes del señor de la noche en 1986, où elle signe aussi le scénario et la production. Les fonctions cumulées sur ce film donnent la mesure d’un engagement qui ne se limite pas à l’interprétation. Le geste compte autant que la présence.
Les distinctions reçues en 1984, 2000 et 2017 ferment une chronologie qui s’étend sur plus d’un demi-siècle. Hermosillo, Mexico, les studios mexicains, les séries américaines et des films comme Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia ou La viuda negra composent une œuvre de présence continue, sans rupture spectaculaire ni redite facile.
Films et séries avec Isela Vega
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Rôles de Isela Vega
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Galerie photos de Isela Vega
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Personnalités en relation
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