Maurizio De Angelis: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Maurizio De Angelis en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
160
œuvres recensées
143 films · 17 séries
- Première année recensée
- 1971
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1971, On continue à l’appeler Trinita associe Maurizio De Angelis à une comédie de western signée Enzo Barboni. Né le 22 février 1947 à Rocca di Papa, il signe ensuite une série de musiques pour des films italiens très identifiés à leur époque. Le nom circule aussi sous plusieurs alias, dont Oliver Onions.
Oliver Onions et les débuts au cinéma italien
En 1971, la musique de On continue à l’appeler Trinita installe Maurizio De Angelis dans un territoire de travail lié au cinéma populaire italien. Le film d’Enzo Barboni ouvre une série de collaborations qui associent son nom à des productions très repérables par leur circulation internationale.
Quelques mois plus tard, il signe « Attention, on va s'fâcher! » de Marcello Fondato en 1974, puis « Zorro » de Duccio Tessari l’année suivante. L’enchaînement ne relève pas d’une simple présence de plus au générique: ces titres inscrivent sa musique dans des formes de comédie d’action, de cape et d’épée, et de divertissement d’aventure où le commentaire sonore compte autant que le rythme des scènes.
Son nom revient encore avec « Sandokan, le tigre de Malaisie » de Sergio Sollima en 1976. Ce film prolonge une suite de travaux menés sous le nom d’Oliver Onions, alias retenu pour plusieurs productions associées à son activité de compositeur de musique de film.
Les années 1970, des partitions très demandées
En 1974, « La prof donne des leçons particulières » de Mario Imperoli ajoute un autre titre à une série déjà dense. Maurizio De Angelis travaille alors sur des films aux registres variés, du western comique au polar, avec une présence régulière dans le cinéma italien commercial de la décennie.
En 1977, « Deux super-flics » d’Enzo Barboni s’ajoute à cette liste, après « Deux Grandes Gueules » de Sergio Corbucci en 1974 et « Flics en jeans » de Bruno Corbucci en 1976. Le lien avec ces cinéastes dessine une familiarité de travail plutôt qu’un simple concours de circonstances, avec des retours d’un film à l’autre sur une même période.
La même saison, « Le Corsaire noir » de Sergio Sollima, « Big Racket » d’Enzo G. Castellari et « Keoma » confirment cette place dans le paysage des musiques de film italiennes. Les titres s’étirent jusqu’à « Le Shérif et les Extra-terrestres » de Michele Lupo en 1979, puis « La Diablesse » et « Les Chasseurs de monstres » d’Enzo G. Castellari la même année.
Des musiques pour l’aventure, le fantastique et le feuilleton
En 1981, « Les Trois Mousquetaires » apporte une partition pour une adaptation d’un grand récit d’aventure. Le titre précède « Le Tour du monde en 80 jours » de 1983, autre projet où la musique accompagne un imaginaire de déplacement, d’épisodes et de changement de décor.
À cette époque, Maurizio De Angelis travaille aussi sur « 2019 après la chute de New York » de Sergio Martino, « Yor, le chasseur du futur » d’Antonio Margheriti et « La Maison de la terreur » de Lamberto Bava, tous trois sortis en 1983. Les titres dessinent une zone de cinéma de genre où la musique doit soutenir des mondes très construits, parfois futuristes, parfois fantastiques.
En parallèle, « Le Bon Roi Dagobert » de Dino Risi en 1984, puis « Pianoforte » de Francesca Comencini la même année, montrent un déplacement vers des projets différents dans leur ton et leur forme. La décennie suivante lui permet aussi d’apparaître au générique de « Delitti » de Giovanna Lenzi en 1987.
Production, musique et une présence prolongée
En 1998, « Les Destins du cœur » lui vaut deux fonctions: producer et original music composer. Ce double crédit place son activité au-delà de la seule composition et l’amène vers la production sur un titre de télévision ou de feuilleton.
Quelques années plus tard, « Pompei, ieri, oggi, domani » en 2007 le mentionne comme executive producer. Le même champ d’activité se prolonge avec « Titanic: De sang et d’acier » en 2012, crédité pour la musique, ce qui laisse apparaître une présence durable dans les productions audiovisuelles du début du 21e siècle.
Le nom de Maurizio De Angelis reste associé à plusieurs alias, dont Dilly Dilly, The Black Stones, Canary Jones, Donald & Olimpio et Barqueros. Ces signatures multiples accompagnent une activité qui, depuis 1963, se déploie sous des formes diverses et dans des registres de production variés.
- « On continue à l’appeler Trinita » (1971) — original music composer
- « Attention, on va s'fâcher! » (1974) — original music composer
- « La prof donne des leçons particulières » (1974) — original music composer
- « Zorro » (1975) — original music composer
- « Sandokan, le tigre de Malaisie » (1976) — original music composer
- « Deux super-flics » (1977) — original music composer
- « Les Trois Mousquetaires » (1981) — original music composer
- « Le Tour du monde en 80 jours » (1983) — original music composer
- « Les Destins du cœur » (1998) — producer, original music composer
- « Pompei, ieri, oggi, domani » (2007) — executive producer
- « Titanic: De sang et d’acier » (2012) — music
Filmographie de Maurizio De Angelis
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