Masahiko Tsugawa: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Masahiko Tsugawa en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
284
œuvres recensées
230 films · 54 séries
- Première année recensée
- 1945
- Dernière année recensée
- 2018
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1954, L'Intendant Sansho de Kenji Mizoguchi inscrit Masahiko Tsugawa dans l’un des rôles d’enfance qui ouvrent sa présence au cinéma japonais. Né le 2 janvier 1940 à Kyōto et mort le 4 août 2018 à Tokyo, il travaille aussi comme réalisateur sous le nom de Masahiko Makino entre 2005 et 2008.
Kyōto, une lignée de cinéma
Masahiko Tsugawa naît dans l’arrondissement de Nakagyō-ku, à Kyōto. Son nom de naissance est Masahiko Katō, tandis que Masahiko Makino sert plus tard de signature de réalisation. Il étudie à l’université Meiji.
La famille compte plusieurs noms du cinéma japonais. Son grand-père Shōzō Makino et son oncle Masahiro Makino sont réalisateurs. Ses parents, Kunitarō Sawamura et Tomoko Makino, sont acteurs, tout comme son frère Hiroyuki Nagato. Cette filiation traverse plusieurs générations et installe très tôt son nom dans un milieu déjà structuré par la mise en scène et l’interprétation.
Le premier passage à l’écran remonte à 1945, dans Kitsune no kureta akanbō de Santarō Marune. L’enfance précède donc de loin la notoriété, avec un premier crédit qui l’inscrit déjà dans la production japonaise d’après-guerre. Quelques années plus tard, un autre rôle d’enfant dans Le Trône du maître de nô de Daisuke Itō prolonge cette entrée précoce.
Les années 1950 et l’élan des grands cinéastes
En 1954, L'Intendant Sansho de Kenji Mizoguchi lui donne le rôle de Zushio enfant. Le film figure parmi ses œuvres retenues comme références de filmographie, et ce crédit reste l’un des premiers repères de sa présence au cinéma.
Passions juvéniles, réalisé par Kō Nakahira en 1956, marque un tournant plus visible. Il y joue Haruji Takishima aux côtés de Yūjirō Ishihara. L’année suivante, Une femme indomptable de Mikio Naruse poursuit cette série de rôles dans un cinéma de grande tenue formelle.
La fin de la décennie le place chez Keisuke Kinoshita avec L'Oiseau des printemps révolus en 1959. En 1960, Nagisa Ōshima le dirige dans L'Enterrement du soleil puis dans Nuit et brouillard au Japon. Avec La Fin d'une douce nuit de Yoshishige Yoshida en 1961 et Conte des chrysanthèmes tardifs de Hideo Ōba en 1963, sa présence traverse plusieurs signatures majeures du cinéma japonais de l’époque.
Télévision, notoriété populaire et rôles de composition
À partir de 1964, うず潮 le montre sous les traits de Ōsugi Kōhei. Deux ans plus tard, おはなはん lui confie le rôle de l’aîné, Ken'ichirō. Ces titres l’installent durablement dans la fiction télévisée japonaise, avec des personnages familiaux qui élargissent sa visibilité au-delà du cinéma.
En 1969, Mon amour de Cuba de Kazuo Kuroki lui donne le personnage d’Akira. La décennie suivante le retrouve dans C'est dur d'être un homme: Mon Torajirô à moi de Yōji Yamada, où il joue le galeriste. Le film de 1973 rejoint une série populaire dont il rejoint ici l’un des épisodes.
La télévision continue de rythmer sa présence avec 本日も晴天なり en 1981, où il interprète le père, Katsuragi Muneshige. En 1982, Za reipu lui donne Saburō Takagi, puis Mio Tsukushi en 1985 le place dans le rôle de Kyubei Bandō. En 1987, Reason For Not Divorcing complète cette séquence avec Shuhei Tomizu.
Jūzō Itami, Kaneto Shindō et les années 1980-1990
Les années 1980 le rapprochent plusieurs fois de Jūzō Itami. Osōshiki en 1984 lui donne le rôle de Kimura, puis Tampopo en 1985 le replace dans un dispositif de comédie très remarqué. En 1987, L'Inspectrice des impôts lui confie Hanamura, avant L'Inspectrice des impôts 2 en 1988.
Sur la même période, il tourne avec Masanobu Deme dans Tengoku no eki en 1984, puis avec Kōsaku Yamashita dans Yogisha en 1987. Wakarenu riyū la même année ajoute un autre crédit, sous la direction de Yasuo Furuhata.
Kaneto Shindō le retrouve en 1992 dans Histoire singulière à l'est du fleuve, où il interprète Kafū Nagai. Un an plus tard, Le Grand Malade de Jūzō Itami s’ajoute à cette suite, avant Le Testament du soir en 1995, où il joue Saburo Morimoto. En 1994, Kinji Fukasaku le dirige dans Histoire de fantômes à Yotsuya. Deux ans plus tard, Kizuna de Kichitarō Negishi et Puraido: Unmei no toki de Shun’ya Itō prolongent ce travail dans des productions variées.
De la fin de carrière à la réalisation
En 1999, La Maison des geishas de Kinji Fukasaku lui donne le rôle de Yoshikawa, tandis que Salaryman Kintarō de Takashi Miike le place dans la peau de Ryunosuke Yamato. Les crédits du début des années 2000 maintiennent cette activité régulière avec Murudeka 17805 et Red Shadow en 2001, puis Guuzen nimo saiaku na shounen en 2003, où il joue un vendeur d’accessoires.
En 2002, AIBOU: Tokyo Detective Duo lui confie Yonezo Setouchi. Le mouvement se poursuit avec Death Note en 2006, où il apparaît en chef de la police Saeki. En 2015, Le Garçon et la Bête lui donne une participation vocale dans le rôle du Lord.
Entre 2005 et 2008, Masahiko Tsugawa signe 3 films sous le nom de Masahiko Makino. Cette activité de réalisation occupe un segment court mais précis de sa fin de carrière, au milieu d’un ensemble de crédits qui vont de l’enfance à l’âge mûr. Il meurt le 4 août 2018 à l’âge de 78 ans.
Films et séries avec Masahiko Tsugawa
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Galerie photos de Masahiko Tsugawa
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Personnalités en relation
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