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Gloria Schoemann - Photo
Connu pour
Montage
Sexe
Femme
Crédits connus
131
Né
24/07/1910
Lieu de naissance
Mexico City, Mexico
Décédé
05/09/2006 (96 ans)

Gloria Schoemann: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Gloria Schoeman,Gloria Shoemann

Repères de carrière

La carrière de Gloria Schoemann en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

131

œuvres recensées

131 films · 0 séries

Première année recensée
1938
Dernière année recensée
1983

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1944, « María Candelaria » inscrit Gloria Schoemann au générique d’un film d’Emilio Fernández qui compte parmi les jalons du cinéma mexicain. La monteuse, née à Mexico le 24 juillet 1910 et morte dans la même ville le 1er septembre 2006, appartient à cette génération qui a accompagné l’essor de l’Époque dorée par un travail de découpe, d’ordonnancement et de respiration du récit. Son nom apparaît sur plus de 200 films, avec des crédits qui s’étendent de 1942 à 1983.

Les années Emilio Fernández

En 1944 puis en 1945, Gloria Schoemann travaille sur « María Candelaria », « Las Abandonadas » et « Bugambilia », trois films d’Emilio Fernández. Cette série place sa pratique au cœur d’un cinéma où le montage devait maintenir la cohérence dramatique d’œuvres très construites visuellement. Elle remonte encore à 1946 avec « Enamorada », puis à 1947 avec « La Perle ». Le même film lui vaut l’Ariel d’Argent du Meilleur Montage en 1947.

À partir de là, sa présence se prolonge dans plusieurs titres du même cercle de production, dont « Les Bas-fonds de Mexico » en 1949 et « Quartier interdit » en 1951. Schoemann intervient à un moment où le montage devait tenir ensemble mélodrame, élans lyriques et scènes collectives. Le nom d’Emilio Fernández revient souvent dans cette séquence, mais sa collaboration ne se réduit pas à une routine: chaque titre exige une architecture différente, du romanesque rural aux récits urbains plus tendus.

La période s’achève sur « Désir interdit » en 1952, puis sur « La Révolte des pendus » en 1954, coréalisé par Alfredo B. Crevenna et Emilio Fernández. Ce dernier film lui apporte un second Ariel d’Argent du Meilleur Montage en 1955. Entre ces titres, la monteuse s’impose comme une technicienne recherchée pour des productions qui demandaient une grande précision dans l’agencement des scènes et la tenue du rythme narratif.

Du drame populaire aux récits de studio

Gloria Schoemann ne se limite pas aux films d’Emilio Fernández. En 1949, elle monte « La Malquerida » et « Lola Casanova », deux titres qui l’installent dans des registres différents, l’un porté par la dramaturgie, l’autre par l’aventure. L’année 1950 la voit signer « La posesión », puis « La mujer ajena » en 1955. Ces travaux dessinent une familiarité avec le cinéma de studio mexicain, où l’efficacité du découpage compte autant que la continuité émotionnelle.

En 1953, elle participe à « L'Enfant et le Brouillard » de Roberto Gavaldón, puis à « La Capitaine rouge » de Thomas Carr. L’année suivante, « El rapto » et « Rita, fille ardente » élargissent encore son champ d’intervention. Cette même période lui vaut un troisième Ariel d’Argent du Meilleur Montage en 1954 pour « L'Enfant et le Brouillard ». Le prix consacre un travail déjà bien installé dans le cœur de la production mexicaine de l’après-guerre.

Schoemann revient ensuite à Roberto Gavaldón avec « Flor de mayo » en 1959. Son nom circule aussi sur des projets plus ouverts, comme « Yambao, fille de Satan » en 1957, ou sur des titres réalisés hors du seul champ mexicain, tels « The Bandits » en 1967 de Robert Conrad et Alfredo Zacarías. La présence de ces films montre une monteuse sollicitée dans plusieurs configurations de production, sans quitter le socle d’un cinéma populaire solidement organisé.

Les comédies avec Cantinflas

En 1960, Gloria Schoemann signe le montage de « Macario », de Roberto Gavaldón. Le film occupe une place particulière dans sa filmographie parce qu’il demande une circulation précise entre le conte, le fantastique et le drame moral. Dans les années 1970, elle se tourne vers plusieurs comédies avec Mario Moreno Cantinflas, au rythme très contrôlé et fondé sur les ruptures de ton. « El profe » paraît en 1971, la même année que « El Médico Módico ».

Elle poursuit cette voie avec « El ministro y yo » en 1976, puis « El patrullero 777 » en 1978. Viennent ensuite « El barrendero » en 1982. Dans ces films, le montage devait soutenir le débit verbal, les changements rapides de situation et la mécanique comique sans briser la lisibilité des scènes. Schoemann y tient une place décisive, discrète dans la forme mais déterminante dans la circulation des répliques et des réactions.

Le passage de « El profe » à « El barrendero » indique aussi une continuité de collaboration avec un pan très populaire du cinéma mexicain. La monteuse garde pourtant une amplitude plus large, entre mélodrame, comédie et drame rural. Cette variété de genres s’accompagne d’une régularité rare dans un métier où la stabilité d’un nom au générique dépend souvent de l’entente avec les réalisateurs et les producteurs.

Prix, reconnaissance et fin de carrière

En 1993, Gloria Schoemann reçoit la médaille Salvador-Toscano pour l’ensemble de son activité. La distinction vient après une longue présence dans le cinéma mexicain, construite sur des dizaines d’années de montage et sur des collaborations avec des cinéastes dont les films ont marqué leur époque. La récompense ne couronne pas un seul titre, mais une manière de travailler qui a accompagné plusieurs générations de production.

En 2004, l’Ariel d'Or Spécial lui est attribué pour l’ensemble de sa carrière. Ce second hommage institutionnel intervient plus de cinq décennies après son premier Ariel de 1947, puis ceux de 1954 et 1955. La série dessine une reconnaissance étalée dans le temps, rare dans une profession dont le travail reste souvent invisible pour le spectateur alors qu’il conditionne la tenue du film.

Gloria Schoemann meurt à Mexico le 1er septembre 2006, à l’âge de 96 ans. Sa filmographie relie l’époque d’Emilio Fernández, les grands récits de Roberto Gavaldón et les comédies populaires portées par Cantinflas. Le montage y tient un rôle d’ordonnancement précis, sans emphase ni effet d’annonce, avec une constance qui traverse « La Malquerida », « Macario », « El ministro y yo » et « El barrendero ».

  • 1947: Ariel d’Argent du Meilleur Montage pour « Enamorada »
  • 1954: Ariel d’Argent du Meilleur Montage pour « L'Enfant et le Brouillard »
  • 1955: Ariel d’Argent du Meilleur Montage pour « La Révolte des pendus »
  • 1993: médaille Salvador-Toscano
  • 2004: Ariel d'Or Spécial

Filmographie de Gloria Schoemann

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Macario (1960) - Affiche
8.7 / 10
Macario
editor
El patrullero 777 (1978) - Affiche
7.9 / 10
El patrullero 777
editor
El profe (1971) - Affiche
8 / 10
El profe
editor
Dos tipos de cuidado (1953) - Affiche
8.4 / 10
Dos tipos de cuidado
editor
El barrendero (1982) - Affiche
7.8 / 10
El barrendero
editor
Enamorada (1946) - Affiche
7.8 / 10
Enamorada
editor

Galerie photos de Gloria Schoemann

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Mundo mágico (1983) - Affiche
1983
El barrendero (1982) - Affiche
1982
Fuego en el mar (1981) - Affiche
1981
En la trampa (1979) - Affiche
1979
Los de abajo (1977) - Affiche
1977
Las tarántulas (1973) - Affiche
1973
El metiche (1972) - Affiche
1972

Hombres del mar (1938) - Affiche
María Luisa
1938

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