Marie Bizet: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marie Bizet en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
10
œuvres recensées
10 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1989
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Marie Bizet naît le 26 avril 1905 à Paris et s’impose d’abord dans le paysage du spectacle français comme chanteuse fantaisiste avant de se faire remarquer au cinéma à la fin des années 1930 (Source : IMDb, 1998). En 1937, elle fait ses débuts à l’écran dans « La chanson du souvenir » de Serge de Poligny et Detlef Sierck, futur Douglas Sirk, où elle interprète Babette, femme de chambre au cœur d’un récit situé dans le milieu musical viennois (Source : IMDb, 1998). L’année suivante, elle apparaît dans « Lumières de Paris » de Richard Pottier, film populaire porté par Tino Rossi, dans lequel elle tient le rôle d’Yvonne, inscrivant ainsi sa présence dans le cinéma musical et de divertissement de la fin des années 1930 (Source : IMDb, 1998). En parallèle à ses activités de comédienne, elle poursuit une carrière de chanteuse, notamment dans les music-halls et cabarets, où son répertoire fantaisiste trouve un écho auprès du public pendant les années 1940 et 1950 (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016). Cette articulation entre scène et écran structure durablement son profil d’artiste, la situant à la croisée de la chanson populaire, de l’opérette et du cinéma commercial de l’époque (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016).
Travail au cinéma
La carrière cinématographique de Marie Bizet se développe essentiellement entre la fin des années 1930 et le début des années 1950, dans des productions où elle occupe le plus souvent des seconds rôles caractérisés mais fortement typés (Source : IMDb, 1998). Après « La chanson du souvenir » et « Lumières de Paris », elle est distribuée dans « Chantons quand même » réalisé en 1940, où elle incarne Mathilde dans un film musical qui confirme son inscription dans le registre chanté et léger (Source : IMDb, 1998). Dans « Faut ce qu’il faut », réalisé en 1946 par René Pujol, elle interprète Didine, rôle qui s’inscrit dans une comédie de mœurs centrée sur des personnages populaires, et participe également à la bande originale en interprétant les chansons « Par Gentillesse » et « Honoré et Honorine » (Source : IMDb, 1998). Cette même année 1947, elle apparaît dans « Fausse identité », où elle joue une ouvrière, et dans « Les trois cousines » de Jacques Daniel-Norman, où elle tient le rôle de Sophie, l’une des jeunes femmes que le héros doit épouser pour hériter, le personnage de Marie Bizet étant présenté comme originaire du Tyrol (Source : IMDb, 1998). En 1951, elle tourne en Italie dans « I due derelitti » de Flavio Calzavara, adaptation d’un mélodrame populaire où elle incarne Zefferina, épouse d’un personnage nommé Lumaca, confirmant ainsi une ouverture ponctuelle de sa filmographie au-delà du cadre strictement français (Source : IMDb, 1998).
- « La chanson du souvenir », de Serge de Poligny et Detlef Sierck, rôle de Babette, femme de chambre (1937) (Source : IMDb, 1998 ; Un panthéon personnel du cinéma, 2016)
- « Lumières de Paris », de Richard Pottier, rôle d’Yvonne (1938) (Source : IMDb, 1998 ; IMDb, 2025)
- « Chantons quand même », rôle de Mathilde, film musical (1940) (Source : IMDb, 1998)
- « Faut ce qu’il faut », de René Pujol, rôle de Didine (1946) (Source : IMDb, 1998 ; Un panthéon personnel du cinéma, 2016)
- « Fausse identité », rôle d’une ouvrière (1947) (Source : IMDb, 1998)
- « Les trois cousines », de Jacques Daniel-Norman, rôle de Sophie (1947) (Source : IMDb, 1998 ; Un panthéon personnel du cinéma, 2016)
- « I due derelitti », de Flavio Calzavara, rôle de Zefferina (1951) (Source : IMDb, 1998 ; Wikipedia, 2016)
Chanson et activités de music-hall
Au-delà de ses rôles à l’écran, Marie Bizet se distingue comme chanteuse fantaisiste, très active sur les scènes de music-hall durant les années 1940 et 1950 (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016). Elle crée notamment la chanson « L’Hôtel des Trois Canards » sur des paroles de Charles-Louis Pothier et une musique de Georges Ghesten et Bernard Ghest, numéro qu’elle interprète à l’ABC en 1942, salle emblématique du spectacle parisien de l’entre-deux-guerres et de l’Occupation (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016). Cette chanson fait l’objet d’un court métrage éponyme, « L’Hôtel des Trois Canards », réalisé en 1943, dans lequel elle est créditée comme interprète de la chanson-titre, confirmant la circulation de son répertoire entre la scène et l’écran (Source : IMDb, 1998). En 1948, elle prête de nouveau sa voix à un court métrage musical, « Bonjour le monde », où elle interprète « J’y Vas-t’y... », illustrant la continuité de son activité dans le domaine de la chanson filmée (Source : IMDb, 1998). Son registre, qualifié de fantaisiste, s’inscrit dans la tradition d’un cabaret populaire mêlant humour, légèreté et observation des types sociaux, ce qui contribue à la caractérisation des figures qu’elle incarne au cinéma et sur scène (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016).
- Création de « L’Hôtel des Trois Canards » à l’ABC, paroles de Charles-Louis Pothier, musique de Georges Ghesten et Bernard Ghest (1942) (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016)
- Court métrage « L’Hôtel des Trois Canards », interprète de la chanson du même nom (1943) (Source : IMDb, 1998)
- Participation en tant que chanteuse au court métrage « Bonjour le monde » avec la chanson « J’y Vas-t’y... » (1948) (Source : IMDb, 1998)
- Interprète des chansons « Par Gentillesse » et « Honoré et Honorine » dans « Faut ce qu’il faut » (1946) (Source : IMDb, 1998)
Carrière au théâtre
Le parcours de Marie Bizet comprend également une présence attestée sur les scènes de théâtre et d’opérette, qui précède et accompagne son activité cinématographique (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016). En 1936, elle est distribuée dans l’opérette « Ignace », écrite par Jean Manse pour le livret et Roger Dumas pour la musique, où elle tient le rôle d’Annette au théâtre des Variétés à Marseille (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016). Cette œuvre, rendue célèbre par la chanson « Ignace » interprétée par Fernandel, sert de base au film homonyme réalisé par Pierre Colombier, sorti en 1937, ce qui illustre la porosité entre les univers de l’opérette et du cinéma à cette période (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016). Dans cette production scénique, le personnage d’Annette, femme de chambre du colonel, s’inscrit dans une galerie de rôles populaires et domestiques que l’on retrouve ensuite dans certains de ses emplois au cinéma, comme Babette dans « La chanson du souvenir » (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016 ; IMDb, 1998). La participation de Marie Bizet à « Ignace » témoigne d’une insertion dans le circuit de l’opérette française de province, où se croisent comédiens, chanteurs et futurs acteurs de cinéma, et contribue à façonner une expérience scénique qui nourrit ses interprétations ultérieures à l’écran (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016).
- « Ignace », opérette de Jean Manse (livret) et Roger Dumas (musique), rôle d’Annette, théâtre des Variétés (Marseille), 1936 (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016)
Travaux à la télévision et fin de carrière
Après une période de moindre visibilité au cinéma à partir du milieu des années 1950, Marie Bizet réapparaît à la télévision à la fin des années 1980, dans un contexte de production marqué par les fresques historiques et les téléfilms policiers (Source : IMDb, 1998). En 1989, elle participe à la mini-série « La grande cabriole » réalisée par Nina Companeez, fresque diffusée à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, où elle incarne Marie-Rose Carpillet dans l’un des épisodes (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016 ; IMDb, 1998). La même année, elle apparaît dans le téléfilm « S.O.S. disparus : les soeurs du Nord » de Joël Santoni, où elle joue Irène Baron, une vieille dame fortunée propriétaire avec sa sœur d’une chocolaterie à Nice, personnage au centre d’une intrigue criminelle (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016). Ces deux rôles télévisuels, tardifs dans son parcours, attestent d’une activité prolongée sur plusieurs décennies, des années 1930 aux années 1980, et d’une capacité à s’inscrire dans des formats narratifs renouvelés (Source : IMDb, 1998 ; Un panthéon personnel du cinéma, 2016). Elle s’éteint le 10 juillet 1998 à Couilly-Pont-aux-Dames, en Seine-et-Marne, commune qui abrite une maison de retraite dédiée aux artistes et un cimetière où elle est inhumée, ce qui ancre sa trajectoire dans une mémoire collective du spectacle français (Source : IMDb, 1998 ; LandruCimetières, s.d.).
- « La grande cabriole », mini-série télévisée réalisée par Nina Companeez, rôle de Marie-Rose Carpillet (1989) (Source : IMDb, 1998 ; Un panthéon personnel du cinéma, 2016)
- « S.O.S. disparus : les soeurs du Nord », téléfilm de Joël Santoni, rôle d’Irène Baron (1989) (Source : Un panthéon personnel du cinéma, 2016)
- Décès à Couilly-Pont-aux-Dames, Seine-et-Marne, le 10 juillet 1998 (Source : IMDb, 1998 ; LandruCimetières, s.d.)
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