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Marie Bell - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
39
Né
23/12/1900
Lieu de naissance
Bordeaux, Gironde, France
Décédé
14/08/1985 (84 ans)

Marie Bell: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Marie-Jeanne Bellon-Downey

Repères de carrière

La carrière de Marie Bell en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

39

œuvres recensées

39 films · 0 séries

Première année recensée
1924
Dernière année recensée
1974

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Marie Bell, née Marie-Jeanne Bellon-Downey le 23 décembre 1900 à Bordeaux, se forme très tôt aux arts du spectacle et fait ses premiers pas sur scène à l’âge de treize ans comme danseuse au London Pavilion, à Londres (Source : Cinémathèque française, s.d.). Elle poursuit sa formation dramatique au conservatoire de Bordeaux, puis au Conservatoire de Paris où elle obtient un premier prix de comédie en 1921, distinction qui la place rapidement dans le paysage théâtral français de l’entre-deux-guerres (Source : Cinémathèque française, s.d.). Dès le début des années 1920, elle s’oriente vers une carrière d’interprète dramatique, privilégiant le théâtre tout en acceptant parallèlement des rôles au cinéma muet (Source : Cinémathèque française, s.d.). Son profil d’actrice formée à la diction classique et au jeu de répertoire la destine naturellement aux grandes institutions théâtrales, ce qui ouvre la voie à son entrée future à la Comédie-Française (Source : Comédie-Française, s.d.). Parallèlement, ses premières expériences de plateau – encore modestes – l’installent dans un double registre, entre scène et écran, qui marquera l’ensemble de sa trajectoire professionnelle (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Comédie-Française et grands rôles tragiques

Marie Bell rejoint la Comédie-Française au début des années 1920 et y devient sociétaire en 1928, ce qui consacre sa place au sein de la première troupe dramatique nationale (Source : Cinémathèque française, s.d.). Au sein de l’institution, elle interprète les grands rôles féminins du répertoire classique, notamment Phèdre, Hermione, Doña Sol, Célimène, Marianne des Caprices de Marianne ou encore la Périchole dans Le Carrosse du Saint-Sacrement (Source : Comédie-Française, s.d.). Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle crée Cléopâtre dans Antoine et Cléopâtre et Doña Prouhèze dans Le Soulier de satin dans des mises en scène de Jean-Louis Barrault, confirmant sa place dans les grandes entreprises scéniques de l’époque (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle incarne également Armide dans Renaud et Armide de Jean Cocteau, témoignant de sa participation active aux créations d’auteurs contemporains comme aux relectures des classiques (Source : Comédie-Française, s.d.). Elle quitte la Comédie-Française en 1945, et est nommée sociétaire honoraire en 1947, ce qui entérine la reconnaissance institutionnelle de son parcours au sein de la Maison de Molière (Source : Comédie-Française, s.d.).

Carrière cinématographique muette et parlante

En parallèle de son travail au théâtre, Marie Bell développe une carrière au cinéma, d’abord muet puis parlant, avec une présence régulière à l’écran entre le milieu des années 1920 et la période de la Seconde Guerre mondiale (Source : Cinémathèque française, s.d.). Elle apparaît dès 1924 dans Paris de René Hervil, puis incarne des personnages historiques comme dans Madame Récamier de Gaston Ravel et Tony Lekain, sorti en 1927 (Source : Cinémathèque française, s.d.). À l’arrivée du cinéma parlant, sa diction et sa formation classique lui permettent d’accéder aux premiers rôles dans La nuit est à nous (1929) de Carl Froelich et Henry Roussel, L’Homme qui assassina (1930) de Kurt Bernhardt et Jean Tarride, ou encore L’Homme à l’Hispano (1932) de Jean Epstein (Source : Cinémathèque française, s.d.). Dans les années 1930, elle tourne beaucoup, même si tous les films ne rencontrent pas la même postérité critique ; elle s’illustre toutefois dans Le Grand Jeu (1934) de Jacques Feyder, où elle interprète deux personnages, et dans Un carnet de bal (1937) de Julien Duvivier, où elle incarne une héroïne qui revisite les figures de son premier bal (Source : Cinémathèque française, s.d.). Après la guerre, sa présence à l’écran devient plus rare, mais elle signe un retour remarqué en 1965 dans Sandra (Vaghe stelle dell’orsa) de Luchino Visconti, où elle joue la mère du personnage interprété par Claudia Cardinale (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Filmographie sélectionnée

La filmographie de Marie Bell couvre un large éventail de genres, du drame historique au mélodrame en passant par des adaptations littéraires et des productions de studios européens (Source : Cinémathèque française, s.d.). Elle participe à plusieurs films muets de la seconde moitié des années 1920 avant de devenir l’une des figures féminines souvent associées aux productions parlantes françaises du début des années 1930 (Source : Cinémathèque française, s.d.). La liste ci-dessous met en avant quelques titres significatifs de son parcours au cinéma, en privilégiant les œuvres où son rôle est central ou emblématique (Source : Cinémathèque française, s.d.).

  • Molière, sa vie, son œuvre de Jacques de Féraudy (1922) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Paris de René Hervil (1924) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Madame Récamier de Gaston Ravel et Tony Lekain (1927) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • La Valse de l’adieu de Henry Roussel (1927) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Figaro de Gaston Ravel (1928) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • La Nuit est à nous de Carl Froelich et Henry Roussel (1929) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • La Folle aventure de Carl Froelich et André-Paul Antoine (1930) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • L’Homme qui assassina de Kurt Bernhardt et Jean Tarride (1930) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • La Chance de René Guissart (1931) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Le Joker d’Erich Waschneck (1931) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • L’Homme à l’Hispano de Jean Epstein (1932) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Caprice de princesse de Karl Hartl (1933) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Le Grand Jeu de Jacques Feyder (1934) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Fedora de Louis J. Gasnier (1934) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Poliche d’Abel Gance (1934) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Le Roman d’un jeune homme pauvre d’Abel Gance (1935) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Blanchette de Pierre Caron (1936) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Les Demi-vierges de Pierre Caron (1936) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • La Garçonne de Jean de Limur (1936) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Quand minuit sonnera de Léo Joannon (1936) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • La Tentation de Pierre Caron (1936) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Légions d’honneur de Maurice Gleize (1937) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Un carnet de bal de Julien Duvivier (1937) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • La Charrette fantôme de Julien Duvivier (1939) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Ceux du ciel d’Yvan Noé (1941) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Le Colonel Chabert de René Le Hénaff (1943) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • La Bonne soupe de Robert Thomas (1963) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Sandra (Vaghe stelle dell’orsa) de Luchino Visconti (1965) (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • Les Volets clos de Jean-Claude Brialy (1972) (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Direction de théâtre et activité de metteuse en scène

À partir des années 1930, Marie Bell élargit son champ d’action au-delà du seul jeu d’actrice pour s’investir dans la direction de théâtre et la mise en scène (Source : Cinémathèque française, s.d.). En 1934, elle prend la direction du Théâtre des Ambassadeurs, où elle conduit une programmation mêlant répertoire et créations, marquant sa volonté de participer aux grandes orientations de la vie théâtrale parisienne (Source : Cinémathèque française, s.d.). Par la suite, en 1959, elle assume la direction du Théâtre du Gymnase, institution dans laquelle elle poursuit ce travail de direction artistique en lien avec les évolutions du théâtre d’après-guerre (Source : Cinémathèque française, s.d.). Cette double responsabilité de directrice et d’interprète lui permet d’influer sur la constitution des distributions, le choix des textes et la conduite des mises en scène, dans un contexte où les acteurs-directeurs jouent un rôle structurant dans le paysage des salles parisiennes (Source : Cinémathèque française, s.d.). Son engagement à la tête de ces lieux s’inscrit en continuité avec sa carrière à la Comédie-Française, tout en lui offrant une autonomie accrue dans la conduite des projets artistiques (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Engagement pendant la Seconde Guerre mondiale et distinctions

Durant la période 1935-1945, et en particulier pendant l’Occupation, Marie Bell participe à des actions reconnues ultérieurement comme relevant de l’engagement au service de la France, ce qui lui vaut d’être décorée de la Légion d’honneur par le général de Gaulle (Source : Mémoires de Guerre, 2021). Cette décoration salue à la fois son parcours artistique et ses qualités civiques, dans un contexte où plusieurs personnalités du monde culturel sont distinguées pour leur rôle pendant la guerre (Source : Mémoires de Guerre, 2021). La rosette qu’elle porte témoigne ainsi d’une reconnaissance par les autorités de la place occupée par son travail dans la vie culturelle française, mais aussi de services considérés comme rendus au pays durant ces années (Source : Mémoires de Guerre, 2021). En parallèle, sa carrière au théâtre et au cinéma continue de se déployer, ce qui contribue à faire d’elle une figure identifiée du paysage artistique français de la première moitié du XXe siècle (Source : Cinémathèque française, s.d.). Cette combinaison entre activité scénique soutenue et distinction officielle inscrit durablement son nom dans la mémoire institutionnelle du théâtre et du cinéma en France (Source : Mémoires de Guerre, 2021).

Films et séries avec Marie Bell

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Le Grand Jeu (1934) - Affiche
7.1 / 10
Le Grand Jeu
Florence / Irma
Un carnet de bal (1937) - Affiche
7 / 10
Un carnet de bal
Christine Surgère
La Garçonne (1936) - Affiche
3.9 / 10
La Garçonne
Monique Lerbier, la garçonne
Les Volets clos (1973) - Affiche
4.3 / 10
Les Volets clos
Aurore
Fedora (1934) - Affiche
6 / 10
Fedora
Fédora

Galerie photos de Marie Bell

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Les Volets clos (1973) - Affiche
1973
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Inconnu
•
S03E10
•
Elle-même
1972
Phèdre (1968) - Affiche
Phèdre
1968
Hotel Paradiso (1966) - Affiche
La Grande Antoinette
1966
Sandra (1965) - Affiche
Corinna Gilardini
1965
La Bonne Soupe (1964) - Affiche
Elderly Marie-Paule
1964
Le Guépard (1963) - Affiche
(non crédité)
1963
Discorama (1959) - Affiche
Inconnu
- Épisode 28 (1960)
•
S02E28
•
Elle-même
1959
Le Colonel Chabert (1943) - Affiche
Countess Rosine Ferraud
1943
Vie privée (1942) - Affiche
Florence
1942
Ceux du ciel (1941) - Affiche
Hélène
1941
La Charrette fantôme (1939) - Affiche
1939
Noix de coco (1939) - Affiche
Caroline
1939
La Glu (1938) - Affiche
Fernande dite La Glu
1938
Légions d'honneur (1938) - Affiche
Simone Dabrau
1938

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Françoise Rosay - Photo
Françoise Rosay
1891–1974
Abel Jacquin
1893–1968
Pierre Alcover - Photo
Pierre Alcover
1893–1957
Jacques Baumer - Photo
Jacques Baumer
1885–1951
Jean Tissier - Photo
Jean Tissier
1896–1973