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Francesco Rosi - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
111
Né
15/11/1922
Lieu de naissance
Naples, Campania, Italy
Décédé
10/01/2015 (92 ans)

Francesco Rosi: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Franco Rosi

Repères de carrière

La carrière de Francesco Rosi en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

43

œuvres recensées

42 films · 1 série

Première année recensée
1947
Dernière année recensée
2009

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Francesco Rosi naît à Naples le 15 novembre 1922 et s’oriente d’abord vers des études de droit, qu’il abandonne pour travailler comme journaliste et illustrateur à la radio et dans l’édition napolitaines, avant d’entrer progressivement dans le milieu du spectacle au sortir de la Seconde Guerre mondiale (Source : IMDb, 2015). Parallèlement à cette activité, il commence à fréquenter les cercles artistiques de la ville et rejoint les équipes de productions théâtrales locales, ce qui lui permet d’aborder concrètement le travail de mise en scène et de direction d’acteurs (Source : Wikipedia, 2006). Sa trajectoire professionnelle bascule en 1946 lorsqu’il devient assistant d’Ettore Giannini pour la mise en scène d’une pièce de Salvatore Di Giacomo, marquant sa première expérience structurée dans le domaine du spectacle vivant (Source : Wikipedia, 2006). Cette entrée par le théâtre l’amène ensuite à collaborer avec des réalisateurs de cinéma qui comptent dans l’Italie de l’après-guerre, alors que se reconfigure l’industrie cinématographique nationale (Source : IMDb, 2015). Au fil de ces premières années, Rosi s’inscrit dans une génération de professionnels qui développent leur pratique au contact direct des plateaux et des troupes, sans passer par des écoles de cinéma spécialisées (Source : Wikipedia, 2006).

Assistant-réalisateur et ancrage dans le néoréalisme

La carrière de Francesco Rosi prend une dimension plus nette à la fin des années 1940 lorsqu’il devient assistant de Luchino Visconti sur le tournage de « La terra trema », film emblématique du néoréalisme italien, tourné entre 1947 et 1948 en Sicile (Source : IMDb, 2015). Cette collaboration se prolonge ensuite sur « Senso » en 1954, où il poursuit un travail d’assistant-réalisateur auprès de Visconti, approfondissant son rapport aux décors historiques, à la direction de comédiens non professionnels ou très diversifiés et à une écriture visuelle rigoureuse (Source : Wikipedia, 2006). En parallèle, Rosi se forme auprès d’autres cinéastes de premier plan, notamment Michelangelo Antonioni, ce qui contribue à l’élaboration d’un regard mêlant observation sociale et construction formelle précise (Source : IMDb, 2015). Ces années d’apprentissage sur les plateaux de tournage constituent le socle de sa pratique de cinéaste, nourrie par la proximité avec les enjeux esthétiques et politiques du néoréalisme, sans s’y limiter strictement (Source : Wikipedia, 2006). Cette période façonne également sa manière de travailler les scénarios, souvent orientés vers l’analyse de situations collectives et d’équilibres de pouvoir complexes (Source : IMDb, 2015).

Premiers longs métrages et affirmation comme réalisateur

Francesco Rosi réalise son premier long métrage, « La sfida » (« La sfida », aussi connu sous le titre « The Challenge »), en 1958, un film inspiré de figures de la Camorra napolitaine qui s’inscrit dans une veine réaliste et suscite l’attention par son approche directe des liens entre criminalité organisée et pouvoirs économiques (Source : Wikipedia, 2006). L’œuvre est sélectionnée à la Mostra de Venise et reçoit le Prix spécial du jury, contribuant à l’installer parmi les nouveaux réalisateurs italiens à suivre à la fin des années 1950 (Source : IMDb Awards, 2025). Au début des années 1960, Rosi tourne « Salvatore Giuliano » en 1962, enquête filmique sur la figure du bandit sicilien et sur le contexte politique qui entoure sa trajectoire, qui obtient le Golden Globe italien du meilleur film et le Ruban d’argent du meilleur réalisateur, marquant une étape importante dans sa reconnaissance critique (Source : IMDb Awards, 2025). L’année suivante, il signe « Le mani sulla città » (« Main basse sur la ville »), chronique sur la spéculation immobilière à Naples, qui remporte le Lion d’or à Venise en 1963 et renforce son image de cinéaste travaillant sur les mécanismes du pouvoir urbain (Source : IMDb Awards, 2025). Ces films installent un mode de récit qui associe reconstitution minutieuse, enquête quasi documentaire et dramaturgie resserrée autour d’enjeux collectifs (Source : Wikipedia, 2006).

Cinéma politique et œuvres des années 1970

Au début des années 1970, Francesco Rosi poursuit dans une direction où le cinéma interroge explicitement les structures économiques et politiques de l’Italie contemporaine, avec une dimension quasi analytique. En 1972, il réalise « Il caso Mattei » (« L’Affaire Mattei »), enquête autour de la mort d’Enrico Mattei, président de l’ENI, qui obtient la Palme d’or au Festival de Cannes, ex aequo avec « La classe ouvrière va au paradis », consolidant sa place sur la scène internationale (Source : Wikipedia, 2006) (Source : IMDb Awards, 2025). Deux ans plus tard, il met en scène « Lucky Luciano » (1973–1974 selon les sources de sortie), consacré au célèbre gangster et à ses relations avec différents pouvoirs, prolongeant son intérêt pour les zones de contact entre criminalité et institutions (Source : Wikipedia, 2006). En 1976, il signe « Cadaveri eccellenti » (« Cadavres exquis »), adapté de Leonardo Sciascia et centré sur une série d’assassinats de magistrats, film qui reçoit un Golden Globe italien du meilleur film et un Ruban d’argent de nomination pour la mise en scène (Source : IMDb Awards, 2025). Dans ces œuvres, la narration adopte souvent une structure fragmentée, où l’enquête progresse par touches successives, laissant affleurer les contradictions et les silences du récit officiel (Source : Wikipedia, 2006). Cette période des années 1970 est fréquemment citée comme l’une des plus emblématiques de sa filmographie, en raison de la cohérence des sujets abordés et de leur résonance dans le débat public (Source : CinéDweller, 2024).

Adaptations littéraires et diversification formelle

À partir de la fin des années 1970, Francesco Rosi investit davantage le champ des adaptations littéraires, tout en maintenant une attention aux questions sociales et historiques. En 1979, il réalise « Cristo si è fermato a Eboli » (« Le Christ s’est arrêté à Eboli »), d’après Carlo Levi, qui propose un regard sur le Mezzogiorno et les réalités paysannes du sud de l’Italie, s’inscrivant dans une continuité avec ses préoccupations antérieures pour les territoires marginalisés (Source : IMDb, 2015). En 1981, il tourne « Tre fratelli » (« Trois frères »), inspiré d’une nouvelle d’Andrei Platonov et centré sur les retrouvailles de trois hommes dans le sud de l’Italie, film qui lui vaut le Ruban d’argent du meilleur réalisateur et un Golden Globe italien du meilleur film (Source : IMDb Awards, 2025). Rosi poursuit cette veine avec « Carmen » en 1984, adaptation de l’opéra de Bizet, où il travaille sur les liens entre représentation musicale et construction visuelle, et avec « Cronaca di una morte annunciata » (« Chronique d’une mort annoncée ») en 1987, d’après Gabriel García Márquez, qui est sélectionné en compétition à Cannes (Source : Wikipedia, 2006) (Source : IMDb Awards, 2025). En 1997, « La tregua » (« La Trêve »), adapté de Primo Levi, est présenté lui aussi en sélection officielle à Cannes et reçoit plusieurs nominations, confirmant la place de Rosi parmi les cinéastes italiens régulièrement associés à de grandes œuvres littéraires (Source : IMDb Awards, 2025). Ces films témoignent d’une diversification formelle, entre fresque historique, drame intime et récit à dimension allégorique (Source : CinéDweller, 2024).

Travail documentaire, engagements et retour au théâtre

En 1992, Francesco Rosi réalise « Diario napoletano » (« Journal napolitain »), documentaire dans lequel il revient sur sa ville d’origine et sur sa propre trajectoire, en articulant archives, réflexions personnelles et regard sur l’évolution de Naples et de l’Italie (Source : INCAM, 2023). Ce film s’inscrit dans une démarche de mise à distance et de relecture de son œuvre, en la replaçant dans un contexte urbain et social précis (Source : INCAM, 2023). À partir des années 1990 et plus intensément dans les années 2000, il se tourne de nouveau vers le théâtre en mettant en scène plusieurs pièces d’Eduardo De Filippo, parmi lesquelles « Napoli milionaria! », « Le voci di dentro » et « Filumena Marturano », portées notamment par Luca De Filippo, ce qui marque une continuité entre ses expériences initiales de plateau et son parcours de cinéaste (Source : Wikipedia, 2006). Parallèlement, il participe à des événements institutionnels, festivals et rétrospectives, où son travail est présenté et discuté dans une perspective de réflexion sur le cinéma politique italien (Source : CinéDweller, 2024). Ces engagements contribuent à renforcer son rôle de référence dans les débats sur la représentation filmique du pouvoir, de la justice et des inégalités (Source : CinéDweller, 2024).

Distinctions, reconnaissance et héritage professionnel

Au fil de sa carrière, Francesco Rosi reçoit de nombreuses distinctions dans les grands festivals internationaux et au sein des institutions du cinéma italien. Outre la Palme d’or pour « Il caso Mattei » à Cannes en 1972, il obtient plusieurs nominations à ce même festival pour « La tregua » en 1997, « Cronaca di una morte annunciata » en 1987 et « Il momento della verità » en 1965 (Source : IMDb Awards, 2025). La Mostra de Venise lui décerne le Lion d’or pour « Le mani sulla città » en 1963, ainsi qu’un Prix spécial du jury pour « La sfida » en 1958, et lui remet plus tard un Lion d’or pour l’ensemble de la carrière en 2012, signalant la reconnaissance institutionnelle de son apport au cinéma européen (Source : IMDb Awards, 2025). En Italie, il est distingué à plusieurs reprises par les Rubans d’argent, notamment comme meilleur réalisateur pour « Tre fratelli » en 1981, et par des prix de carrière comme le Career Goblet en 1997 et le Career Golden Globe en 2002 (Source : IMDb Awards, 2025). Ces récompenses s’ajoutent à divers prix de la critique et associations de journalistes, confirmant la place de son travail dans l’histoire du cinéma politique et d’enquête (Source : IMDb Awards, 2025). Francesco Rosi meurt le 10 janvier 2015, et de nombreuses institutions culturelles rappellent alors son rôle dans le développement d’un cinéma italien attentif aux structures de pouvoir et aux fractures sociales (Source : Wikipedia, 2006).

Filmographie sélective (cinéma)

  • « La sfida » (1958), premier long métrage de Francesco Rosi, inspiré par la criminalité napolitaine et récompensé par le Prix spécial du jury à la Mostra de Venise (Source : Wikipedia, 2006) (Source : IMDb Awards, 2025).
  • « Salvatore Giuliano » (1962), enquête autour du bandit sicilien, lauréat du Golden Globe italien du meilleur film et du Golden Goblet du meilleur réalisateur (Source : IMDb Awards, 2025).
  • « Le mani sulla città » (1963), chronique de la spéculation immobilière à Naples, Lion d’or à Venise et New Cinema Award du meilleur film la même année (Source : IMDb Awards, 2025).
  • « Il momento della verità » (1965), film sur l’univers de la tauromachie, en compétition à Cannes et couronné du Golden Goblet du meilleur réalisateur (Source : IMDb Awards, 2025).
  • « Il caso Mattei » (1972), consacré à Enrico Mattei, Palme d’or à Cannes, ex aequo, et Golden Globe italien du meilleur film (Source : IMDb Awards, 2025).
  • « Lucky Luciano » (1973–1974), portrait du chef mafieux et de ses relations avec les institutions, inscrit dans la continuité des enquêtes de Rosi sur les connexions entre pouvoir et criminalité (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Cadaveri eccellenti » (1976), adapté de Leonardo Sciascia, qui lui vaut notamment un Golden Globe italien du meilleur film et un Golden Goblet du meilleur réalisateur (Source : IMDb Awards, 2025).
  • « Cristo si è fermato a Eboli » (1979), adaptation de Carlo Levi sur le Mezzogiorno, souvent citée parmi ses œuvres majeures des années 1970 (Source : IMDb, 2015) (Source : CinéDweller, 2024).
  • « Tre fratelli » (1981), inspiré de Platonov, récompensé par le Ruban d’argent du meilleur réalisateur et par le Golden Globe italien du meilleur film (Source : IMDb Awards, 2025).
  • « Carmen » (1984), adaptation de l’opéra de Bizet où Rosi travaille sur l’articulation entre musique, espace scénique et cadre cinématographique (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Cronaca di una morte annunciata » (1987), d’après García Márquez, présenté en compétition officielle à Cannes (Source : IMDb Awards, 2025).
  • « Dimenticare Palermo » (« The Palermo Connection », 1990), tourné avec Jim Belushi, Vittorio Gassman, Philippe Noiret et Giancarlo Giannini, autour des enjeux politiques et criminels liés à Palerme (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Diario napoletano » (1992), documentaire réflexif sur Naples et sur le parcours de Rosi, réalisé pour la télévision italienne (Source : INCAM, 2023).
  • « La tregua » (1997), adapté de Primo Levi, sélectionné à Cannes et distingué par plusieurs nominations en Italie et à l’étranger (Source : IMDb Awards, 2025).

Films et séries réalisés par Francesco Rosi

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Senso (1954) - Affiche
7.2 / 10
Senso
assistant director
Bellissima (1952) - Affiche
7.7 / 10
Bellissima
assistant director
La terre tremble (1949) - Affiche
7.7 / 10
La terre tremble
assistant director
Main basse sur la ville (1963) - Affiche
7.4 / 10
Main basse sur la ville
director
Les Hommes contre (1970) - Affiche
7.3 / 10
Les Hommes contre
director
Salvatore Giuliano (1962) - Affiche
7.5 / 10
Salvatore Giuliano
director

Galerie photos de Francesco Rosi

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

La trève (1997) - Affiche
screenplay
1997
La trève (1997) - Affiche
adaptation
1997
Diario napoletano (1992) - Affiche
1992
Oublier Palerme (1990) - Affiche
screenplay
1990
Carmen (1984) - Affiche
adaptation
1984
Carmen (1984) - Affiche
screenplay
1984
Trois frères (1981) - Affiche
screenplay
1981
Trois frères (1981) - Affiche
1981
Cadavres exquis (1976) - Affiche
screenplay
1976
Lucky Luciano (1973) - Affiche
screenplay
1973
Lucky Luciano (1973) - Affiche
1973
L'Affaire Mattei (1972) - Affiche
1972

La trève (1997) - Affiche
director
1997
Diario napoletano (1992) - Affiche
1992
Oublier Palerme (1990) - Affiche
1990
Carmen (1984) - Affiche
director
1984
Trois frères (1981) - Affiche
1981
Cristo si è fermato a Eboli (1980) - Affiche
director
1980
Cristo si è fermato a Eboli (1980) - Affiche
Inconnu
- Épisode 4 (1981)
•
S01E04
•
director
- Épisode 3 (1980)
•
S01E03
•
director
- Épisode 2 (1980)
•
S01E02
•
director
- Épisode 1 (1980)
•
S01E01
•
director
1980
Cadavres exquis (1976) - Affiche
1976
Lucky Luciano (1973) - Affiche
1973
L'Affaire Mattei (1972) - Affiche
1972
Les Hommes contre (1970) - Affiche
1970

Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 13 (1976)
•
S02E13
•
Lui-même
1975
Spécial cinéma (1974) - Affiche
Inconnu
•
S14E17
•
Lui-même
•
S08E23
•
Lui-même
1974
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Inconnu
•
S13E03
•
Lui-même
1972
Inconnu
- Épisode 43 (1972)
•
S01E43
•
Lui-même (images d’archives)
1972
Salvatore Giuliano (1962) - Affiche
Narrator (voix) (non crédité)
1962
Dove sta Zaza? (1947) - Affiche
Domestico dell'Americano
1947

Rosi About Eboli (2022) - Affiche
2022
Citizen Rosi (2019) - Affiche
Lui-même
2019
Water and Sugar (2017) - Affiche
2017
Luchino Visconti, entre vérité et passion (2016) - Affiche
Lui-même - Movie Director (images d’archives)
2016
Poltrone Rosse - Parma e il cinema (2014) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2014
Cineastes en acció (2006) - Affiche
2006

Récompenses et Nominations

0Victoires
1Nomination
César
0 victoires•1 nomination

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.