Aki Kaurismäki: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Aki Kaurismäki en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
65
œuvres recensées
65 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1981
- Dernière année recensée
- 2024
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1981, avec « Le Syndrome du lac Saimaa », coréalisé avec Mika Kaurismäki, Aki Kaurismäki entre au cinéma par le documentaire. L’année suivante, sa voie se précise à Tampere, où il a étudié le journalisme pendant 3 ans après avoir obtenu son baccalauréat en 1973 à Kankaanpää. Né le 4 avril 1957 à Orimattila, il s’est formé loin des écoles de cinéma, au contact des ciné-clubs, des revues étudiantes et des salles qu’il fréquente à Helsinki.
Des ciné-clubs à Helsinki
À Kouvola, il participe déjà à des ciné-clubs. À Tampere, il rejoint le ciné-club Monroe et prend part à l’organisation du Festival du film de Tampere. Il écrit aussi des critiques pour Aviisi, la revue des étudiants de Tampere.
Helsinki offre un terrain plus vaste. Il fréquente plusieurs cinémathèques, rédige des critiques de films, puis cherche une place à l’école de cinéma, où il est recalé. Il apprend donc sur le tas, tout en occupant divers métiers pour vivre, facteur ou ouvrier du bâtiment.
Cette formation par les marges explique le rapport très direct qu’il entretient avec le cinéma. Il lit beaucoup, voit des films dans les circuits Art et Essai comme dans les salles commerciales, et se tient à distance des parcours académiques ordinaires. Son frère aîné, Mika Kaurismäki, travaille lui aussi comme réalisateur, et cette proximité devient très tôt un point d’appui concret.
La première décennie de films
Le début de ses films de fiction reste lié à Mika Kaurismäki. Dès 1981, avec « Le Menteur », il joue dans ses films, en écrit les scénarios et coréalise certains d’entre eux. En 1983, il signe son premier long métrage, « Crime et Châtiment », adaptation du roman de Dostoïevski.
Vient « Calamari Union » en 1985, puis « Ombres au paradis » en 1986, « Hamlet Goes Business » en 1987 et « Ariel » en 1988. En 1989, il réalise pour la télévision « Les Mains sales » et tourne « Leningrad Cowboys Go America », film musical et burlesque qui attire l’attention des festivals.
Sa maison de production porte le nom de Villealfa, clin d’œil à Alphaville de Jean-Luc Godard. Il admire Teuvo Tulio, qu’il présente comme son maître, et regarde du côté de la Nouvelle Vague avec une fidélité qui ne passe pas par les citations appuyées. Cette époque installe un ensemble de motifs nets: des personnages en marge, des récits ramassés, des formes qui avancent sans redondance décorative.
Matti Pellonpää, Kati Outinen, Jean-Pierre Léaud
« La Fille aux allumettes », sorti en 1990, le fait connaître plus largement hors de Finlande. Ce troisième volet de sa Trilogie du prolétariat réunit Matti Pellonpää et Kati Outinen, deux interprètes qu’il retrouve à plusieurs reprises. La même année, il signe « J’ai engagé un tueur », où il assume la réalisation, le scénario, la production et le montage.
Avec « J’ai engagé un tueur », il travaille avec Jean-Pierre Léaud, qu’il admire depuis longtemps. En 1992, « La Vie de bohème » adapte La Bohème avec des acteurs français et Matti Pellonpää. Deux ans plus tard, il revient à « Tiens ton foulard, Tatiana », puis à « Les Leningrad Cowboys rencontrent Moïse » et à « Total Balalaika Show », tous deux datés de 1994.
En 1996, « Au loin s’en vont les nuages » ouvre la Trilogie « Finlande ». Le film précède « Juha » en 1999, remake muet d’un classique du cinéma finlandais. La fin des années 1990 et le début des années 2000 le voient avancer par blocs serrés, sans changement de cap spectaculaire, mais avec une constance de fabrication qui tient à la fois du montage, du jeu et de l’écriture.
Cannes, puis le retour par les migrants
En 2002, « L’Homme sans passé » obtient au Festival de Cannes le Grand Prix et le Prix d’interprétation féminine. L’année suivante, le film reçoit aussi une nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. « Les Lumières du faubourg », en 2006, prolonge la Trilogie « Finlande ».
La même période le voit participer à des œuvres collectives. Il signe un segment de « Ten Minutes Older: The Trumpet » en 2002, puis un autre de « Visions of Europe » en 2004. En 2007, il prend part à « Chacun son cinéma », où il intervient comme réalisateur, producteur et scénariste.
« Le Havre », en 2011, est un film finno-franco-allemand sélectionné à Cannes et couronné par le Prix Louis-Delluc la même année. « L’Autre Côté de l’espoir », sorti en 2017, ouvre la Trilogie des migrants. Kaurismäki annonce alors qu’il n’achèvera pas cette trilogie.
Les Feuilles mortes et les prolongements
En 2022, il revient tourner « Les Feuilles mortes », sorti en 2023. Le film complète la Trilogie du prolétariat et figure parmi ses œuvres récentes les plus visibles. Il en assure la réalisation, l’écriture et la production.
Son activité ne se limite pas aux longs métrages de fiction. Il joue un rôle important dans la création du Midnight Sun Film Festival à Sodankylä en 1985, et a été un temps attaché de presse du festival du court-métrage de Tampere. En 2017, il apparaît dans « Les Vendeurs de plancton » à partir d’images d’archives.
L’ensemble dessine une pratique où la réalisation reste centrale sans exclure le montage, le scénario, la production ou la participation à des projets collectifs. Les œuvres se succèdent par ensembles resserrés, des débuts avec Mika Kaurismäki aux films de la maturité, avec des retours réguliers vers les mêmes acteurs, les mêmes formats de récit et les mêmes lieux de circulation du cinéma.
Films et séries réalisés par Aki Kaurismäki
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Galerie photos de Aki Kaurismäki
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Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



































































