M. G. Ramachandran: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de M. G. Ramachandran en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
135
œuvres recensées
135 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 1978
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1936, « Sathi Leelavathi » ouvre à M. G. Ramachandran la porte du cinéma tamoul. Né le 17 janvier 1917 à Kandy, dans le Ceylan britannique, il vient du théâtre, où il travaille dès l’enfance au sein de la Madurai Original Boys Company. Le nom de M. G. R. circule ensuite dans des productions qui le placent au centre de l’écran tamoul, avant qu’il ne devienne une présence politique durable au Tamil Nadu.
Des planches de Kumbakonam aux studios de Madras
La famille quitte Kandy pour Kumbakonam après la disparition du père et de plusieurs membres du foyer. M. G. Ramachandran abandonne l’école avec son frère M. G. Chakrapani et rejoint la troupe qui assure le gîte, l’emploi et l’apprentissage. Son premier rôle sur scène est Uthran, issu du Mahabharadam, pour un cachet mensuel de 5 roupies.
Le passage au cinéma se fait avec « Sathi Leelavathi » en 1936. Il apparaît plus tard dans « Raja Kumari » d’A. S. A. Samy en 1947, puis dans « Kalyanam Panniyum Brammachari » et « Kundukkili » en 1954. Ces titres le maintiennent dans une pratique régulière de l’interprétation, entre productions de studio et rôles qui s’accumulent avant son installation durable au premier plan tamoul.
L’année 1953 compte aussi pour ses activités hors plateau, avec la création de MGR Schools à Kumbakonam pour les enfants de techniciens de cinéma. Il dirige par ailleurs la troupe d’acteurs sous quatre mandats, de 1952 à 1961, et porte plusieurs casquettes de producteur, réalisateur et fondateur de presse tamoule. Ces fonctions s’ajoutent à son travail d’acteur sans l’éclipser.
Le visage populaire des années 1950 et 1960
En 1965, « Ayirathil Oruvan » le montre dans le rôle de Manimaran. La même décennie, « Anbe Vaa » en 1966 lui confie le personnage de JB, puis « நம் நாடு » en 1969 celui de Durai. Ces films installent son nom dans une série de productions où le héros reste lié à une morale de justice et d’égalité.
Le texte de ses rôles publics se fixe alors autour de deux repères, « Nadodi Mannan » et « Enga Veettu Pillai », cités parmi les œuvres qui renforcent son image de star, puis « Adimai Penn ». La couleur arrive sur le versant tamoul avec « Alibabavum 40 Thirudhargalum » en 1956, et MGR participe à cette bascule technique dans un cinéma qui cherche de nouveaux effets visuels sans quitter les attentes du public local.
La même période voit apparaître son engagement politique à l’écran et hors écran. Dès 1954, « Malaikalan » accompagne la cause d’Anna Doré et du Dhravidhar Mounaithrum Kazhagum. Le film devient l’un des points de contact entre son image populaire et les mots d’ordre régionalistes qui structurent sa présence publique.
De K. Shankar à C. V. Sridher
En 1969, « Adhimai Penn » de K. Shankar marque sa cinquième collaboration avec le réalisateur. Le film s’ouvre à des emprunts venus d’Hollywood et de Cinecittà, et M. G. Ramachandran y introduit S. P. Balasubramanium après une confrontation avec son interprète habituel T. M. Soundher Radjan. Le détail compte, car il montre un acteur capable de déplacer les usages du playback autour de lui.
Deux ans plus tard, « Rickshakaran » lui vaut le rôle de Selvam, puis le National Film Award du meilleur acteur en 1972. La même année, ce prix vient couronner un film qui s’inscrit dans une série où MGR reste associé à un personnage d’homme du peuple, sans que le texte de ses œuvres n’efface la mécanique du star system tamoul.
En 1971, « Neerum Neruppum » et « Rickshakaran » se placent à proximité d’une autre étape, « Urimaikural » en 1974, réalisé par C. V. Sridher. Le réalisateur traverse alors une passe difficile et MGR accepte de jouer dans le film à titre gracieux. Le résultat devient le deuxième plus gros succès de sa carrière, puis leur collaboration devait se poursuivre avec « Anna Nee Yen Deivam » et « Naan Oru Tozhilali », projets restés inachevés.
La bascule politique et la dernière mise en scène
En 1973, M. G. Ramachandran réalise « Ulagum Sutrum Valiban ». Le film accompagne le début de sa course à l’investiture au poste de ministre en chef du Pays tamoul sous ses propres couleurs politiques. Cette même année, il ne se contente plus d’occuper l’écran, il en dessine aussi le cadre et le tempo.
L’année suivante, « Urimaikural » revient au premier plan avec C. V. Sridher, puis « Uzaikkum Karangal » en 1976 et « Meenava Nanban » en 1977 avec le rôle de Kumaran. La dernière partie de sa présence cinématographique s’articule avec le pouvoir politique, qu’il exerce à partir du 9 juin 1980 comme ministre en chef du Tamil Nadu.
En 1978, il signe son dernier film, « Madurai Mitha Sundharapandhiyan », film de capes et d’épées tourné avec Pa. Neelakandhan et K. Shankar. Le geste referme une période où l’acteur, le producteur et le réalisateur avancent sous le même nom, sans séparation nette entre écran, studio et vie publique. Il meurt le 24 décembre 1987 à 70 ans.
Récompenses, images et héritage tamoul
En 1965, le Filmfare Award South du jury lui revient pour « Enga Veettu Pillai ». Sept ans plus tard, le National Film Award du meilleur acteur récompense « Rickshawkaran ». Ces distinctions encadrent une carrière d’interprète que le public tamoul associe volontiers à ses surnoms, de MGR à Makkal Thilagam, en passant par Puratchi Thalaivar et Vaatthiyaar.
La mémoire de ses films se prolonge dans plusieurs hommages, dont « Kalateille Vendhraveine » en 1989, « Namadu Deïvam » en 1990, « Iruvar » de Mani Ratnam en 1997 et « Puraitchy Thalaivan » en 2009. Ces œuvres reprennent sa silhouette publique, son lexique politique et des fragments de ses rôles sans quitter le territoire tamoul où son image reste active.
Le Bhârat Ratna lui est attribué en 1988, après sa mort. Le geste institutionnel vient clore une existence placée sous le signe du théâtre, du cinéma et du pouvoir, avec une rare continuité entre les scènes populaires de « Sathi Leelavathi », les rôles de « Anbe Vaa » ou « Urimaikural », et les fonctions exercées jusqu’à la fin de 1987.
Films et séries avec M. G. Ramachandran
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