Kiyoshi Kurosawa: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kiyoshi Kurosawa en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
109
œuvres recensées
106 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1973
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1980, Vertigo College (Shigarami gakuen) lui vaut un prix au PIA Film Festival, après une décennie d’images tournées en format Super 8. Kiyoshi Kurosawa est alors étudiant en sociologie à l’université Rikkyō, à Tokyo, et ce moyen métrage attire l’attention sur un nom encore discret dans le cinéma japonais.
Les années Super 8
Entre 1974 et 1983, il tourne une dizaine d’œuvres dans ce format. Rokkō, son premier film, place d’emblée un conflit entre professeurs et élèves au centre du cadre. À cette époque, le cinéma de genre hollywoodien des années 1970 pèse sur ses images, de Terence Fisher à John Carpenter, en passant par Don Siegel et George Romero.
Kurosawa signe alors Vertigo College (Shigarami gakuen), parodie de film de gangsters tournée sur un campus universitaire. Le prix obtenu en 1980 ouvre une autre étape, avec des contrats d’assistanat auprès de Shinji Sōmai et Kazuhiko Hasegawa. Dès lors, il circule entre apprentissage technique et essais personnels, tout en continuant à travailler ses propres formes.
Nikkatsu, puis l’arrêt
En 1983, la Nikkatsu lui confie Kandagawa Wars, son premier long métrage. Le film s’inscrit dans la production déclinante des pinku eiga. Joshi dasei: Hazukashii seminar suit, puis sort remonté sous le titre Doremifa musume no chi wa sawagu, en 1985, après que la société a refusé de le distribuer dans son état initial.
Cette séquence provoque une rupture nette avec les producteurs. Kurosawa retourne à l’université comme professeur, après avoir atteint trente ans, et enseigne plus tard à la Film School of Tokyo. Dans le même mouvement, il devient l’un des enseignants qui formeront une génération de cinéastes japonais, parmi lesquels Takashi Shimizu. À cette période, son activité ne disparaît pas; elle se déplace vers l’enseignement et vers des productions où il garde la main sur son écriture.
Le retour par le fantastique
En 1989, Sweet Home marque un retour décisif. Le film se déroule dans une maison hantée et dialogue avec La Maison du diable et Poltergeist. Kurosawa n’obtient pas un contrôle total sur le projet, mais le long métrage réinstalle son nom dans le circuit.
Au début des années 1990, il travaille pour la télévision et signe des téléfilms d’horreur pour Kansai TV, parmi lesquels la série Gakkō no kaidan. En 1992, Le Gardien de l’enfer lui permet de revenir au long métrage en salle avec un huis clos sanglant situé dans une entreprise. La même année, il publie Eizo no karisma: Kurosawa Kiyoshi eigashi et obtient une résidence au Sundance Institute pour écrire Charisma.
De 1994 à 1998, il tourne plus de dix films pour le V-Cinema. En 1996, il signe les six épisodes de Suit Yourself or Shoot Yourself pour la télévision japonaise. Cette période nourrit un travail plus continu sur le thriller, sans que les formes changent de cap d’un seul coup; elles s’accumulent, chacune avec sa contrainte de production.
De Cure à Kaïro
Cure, réalisé en 1997, donne à Kurosawa une visibilité occidentale. Le film circule dans plusieurs festivals avant sa sortie française en novembre 1999. Dans la foulée, Charisma et Kaïro arrivent à l’écran et renforcent cette réception. Les critiques lui prêtent alors une place singulière dans le renouveau du cinéma japonais, aux côtés de cinéastes issus de l’école Super 8.
Kaïro, sorti en 2001, prolonge cette reconnaissance. Kurosawa y est crédité comme réalisateur et scénariste, et le film aura un remake en 2006 signé Jim Sonzero sous le titre Pulse. La même période compte aussi Séance en 2000, puis Doppelgänger et Jellyfish en 2003. Ju-on: The Grudge lui vaut en 2002 un crédit de consultant créatif.
Son nom apparaît aussi dans Masterclass - Leçon de Cinéma en 2004, puis dans Horror's Greatest en 2024, où il intervient à propos de Cure. Ces apparitions prolongent l’écho de son travail plus qu’elles n’en changent la nature. Le film de 1997 reste un point de bascule, parce qu’il organise la suite de sa visibilité internationale sans rompre avec ses motifs précédents.
Festival, mélodrame, reprises
En 2008, Tokyo Sonata est présenté à Cannes dans la section Un certain regard. L’étape compte dans un ensemble plus large de retours en France, avec des rétrospectives au Forum des Images en 1999, à la Maison de la culture du Japon à Paris en 2002, au Festival des trois continents en 2009, à la Cinémathèque française en 2012 et au festival Entrevues de Belfort en 2014.
La décennie suivante voit Shokuzai en 2012, puis Real et Seventh Code en 2013. Kurosawa revient ensuite avec Vers l’autre rive en 2015, Le Secret de la chambre noire et Creepy en 2016, Avant que nous disparaissions et Invasion en 2017, puis Au bout du monde en 2019. Les Amants sacrifiés suit en 2020, avant Cloud en 2024.
Ce mouvement n’a rien d’un simple empilement de titres. Il laisse voir un cinéaste qui passe du format court au long métrage, du studio à la télévision, du fantastique au drame, tout en gardant le même nom attaché à l’écriture et à la mise en scène. Les œuvres citées dessinent une continuité de travail où chaque film répond à un contexte de production précis.
Films et séries réalisés par Kiyoshi Kurosawa
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Galerie photos de Kiyoshi Kurosawa
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



























































