Manuel Esperón: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Manuel Esperón en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
244
œuvres recensées
244 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1938
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1944, le générique de « Les Trois Caballeros » associe Manuel Esperón aux chansons du film de Norman Ferguson. Le compositeur est alors déjà présent dans le cinéma mexicain, où sa musique circule depuis plusieurs années. Né à Mexico le 3 août 1911, il meurt le 13 février 2011 à 99 ans.
Mexico, le piano, les études
L’enfance de Manuel Esperón se déroule dans un foyer où la musique tient une place décisive. Sa mère, Raquel González Cantú, pianiste de concert d’origine française, l’initie très tôt au piano. Son père, Don Manuel Esperon Alcalá, ingénieur civil des mines né à Oaxaca, participe aussi à un milieu familial marqué par la culture et la discipline du travail.
À 14 ans, il commence des études de piano et de musique. Il passe par l’Académie de San Carlos puis par l’École supérieure de musique de l’Institut national des beaux-arts. Après les études secondaires, il entreprend aussi des études d’ingénierie à l’ESIME de l’Institut national polytechnique, dans le district fédéral de Mexico.
Les années 1940, la musique de film
En 1937, Manuel Esperón signe la musique de « Bajo el cielo de México » de Fernando de Fuentes et de « Jalisco nunca pierde » de Chano Urueta. Ces crédits le placent d’emblée au contact d’un cinéma mexicain en pleine expansion, où les chansons et les orchestrations accompagnent un répertoire très lié à l’identité populaire du pays.
La même période le voit travailler sur « Juntos, pero no revueltos » en 1939 et « La Liga de las canciones » en 1941. En 1943, il compose la musique originale de « El circo », puis les chansons de « Les Trois Caballeros » en 1944. Ces deux titres l’installent dans des registres distincts, la composition pure d’un côté, l’écriture de chansons de l’autre.
Il travaille ensuite sur « Bugambilia » et « Les Abandonnées » en 1945, puis sur « El puente del castigo » et « No basta ser charro » en 1946. En 1947, sa musique accompagne « Soledad », tandis que « Nosostros los pobres » l’associe à Ismael Rodríguez en 1948. Luis Buñuel le retrouve dans « Le Grand noceur » en 1949, signe d’une présence recherchée par des cinéastes aux univers très différents.
Chansons populaires, comédies, mélodrames
Au tournant des années 1950, Manuel Esperón signe la musique originale de « El Siete Machos » en 1951. Il compose aussi pour « Los hijos de María Morales » en 1952, puis pour « El rapto » en 1954. La même année, son nom apparaît encore au générique de « Contigo a la distancia », « Cuando me vaya », « El Mil amores », « Rita, fille ardente » et « La Mulâtresse ».
L’année suivante, il signe la musique originale de « Escuela de vagabundos » en 1955. Cette présence soutenue dans des films de genres variés montre la place qu’il occupe dans l’industrie mexicaine de l’époque, où la musique sert autant la narration que la circulation des chansons. Les titres qui portent sa signature reviennent souvent vers un imaginaire de cabaret, de comédie ou de drame sentimental.
En 1960, il assure la direction musicale de « Bala Perdida ». Deux ans plus tard, il compose la musique de « Los Cinco halcones » et de « Son fidèle compagnon ». En 1961, « El analfabeto » porte encore sa signature à la composition, puis « Buenas noches, año nuevo » en 1964 et « El Crepúsculo de un dios » en 1969 prolongent cette présence au cinéma dans la décennie suivante.
Un nom dans la chanson mexicaine
Le travail de Manuel Esperón ne reste pas attaché aux seules images. Plusieurs de ses chansons sont interprétées par Chavela Vargas, Pedro Infante, Los Panchos et Jorge Negrete. Des titres comme « ¡Ay Jalisco no te rajes! », « Serenata tapatía », « El Apagón », « No volveré », « A La orilla del mar », « Flor de azalea » ou « Amorcito corazón » continuent d’être repris par d’autres chanteurs.
Cette circulation donne une idée de la manière dont ses partitions franchissent le cadre strict du film. Les chansons voyagent d’un interprète à l’autre, de la scène au disque, puis reviennent vers le cinéma sous d’autres formes. Esperón écrit aussi des arrangements symphoniques de musique populaire mexicaine, et travaille sur les chansons de compositeurs comme Guty Cárdenas, Ricardo Palmerín, Pepe Guízar, José Alfredo Jiménez, Alfredo Carrasco et Agustín Lara.
Il occupe jusqu’à sa mort la fonction de président honoraire à vie de la Société des auteurs et compositeurs du Mexique. La distinction accompagne une reconnaissance institutionnelle déjà marquée par la Médaille Salvador-Toscano en 1984 et le Prix national des sciences et des arts en 1989.
Filmographie et distinctions
Voici quelques titres attestés dans sa filmographie, parmi les plus fréquemment associés à son nom: « Bajo el cielo de México » (1937), « Jalisco nunca pierde » (1937), « Juntos, pero no revueltos » (1939), « La Liga de las canciones » (1941), « El circo » (1943), « Les Trois Caballeros » (1944), « Bugambilia » (1945), « Les Abandonnées » (1945), « El puente del castigo » (1946), « No basta ser charro » (1946), « Soledad » (1947), « Nosostros los pobres » (1948), « Le Grand noceur » (1949), « El Siete Machos » (1951), « Los hijos de María Morales » (1952), « El rapto » (1954), « Escuela de vagabundos » (1955), « Bala Perdida » (1960), « El analfabeto » (1961) et « Les Lunas del Auditorio » (2002).
La liste des distinctions comprend la Médaille Salvador-Toscano en 1984 et le Prix national des sciences et des arts en 1989. Mort le 13 février 2011, Manuel Esperón laisse derrière lui une œuvre liée à la chanson mexicaine et à un cinéma où la musique tient un rôle central.
Filmographie de Manuel Esperón
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Galerie photos de Manuel Esperón
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


































