Sven Nykvist: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sven Nykvist en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
137
œuvres recensées
133 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1941
- Dernière année recensée
- 2003
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né à Moheda, dans le comté de Kronoberg, en Suède, le 3 décembre 1922, Sven Nykvist s’oriente très tôt vers la prise de vues, dans un contexte où le cinéma national se structure autour de quelques grands studios. (Source : Encyclopedia.com, 2018) En 1941, il intègre le studio Sandrews à Stockholm comme assistant opérateur et travaille notamment sur le film « The Poor Millionaire », ce qui constitue l’un de ses premiers engagements crédités dans l’industrie. (Source : Wikipedia, 2005) En 1943, il part en Italie pour travailler aux studios Cinecittà, expérience qui lui permet d’observer de près les méthodes de production du cinéma européen en pleine guerre. (Source : Wikipedia, 2005) De retour en Suède en 1945, il devient chef opérateur à part entière et signe son premier travail de directeur de la photographie sur « Barnen från Frostmofjället » (« Les Enfants du mont Frostmo »), un film populaire qui marque son entrée officielle comme directeur de la photographie. (Source : Ingmar Bergman Foundation, 2004) Durant la seconde moitié des années 1940 et les années 1950, il enchaîne alors plusieurs dizaines de longs métrages avec différents cinéastes suédois, consolidant une pratique régulière du tournage en studio et en extérieur. (Source : Ingmar Bergman Foundation, 2004)
Au cours de cette période initiale, Nykvist collabore avec des réalisateurs tels qu’Ivar Johansson, Arne Mattsson et Alf Sjöberg, ce qui l’inscrit durablement dans le paysage du cinéma suédois de l’après-guerre. (Source : Ingmar Bergman Foundation, 2004) Parallèlement aux fictions, il travaille sur des documentaires, dont un film consacré à Albert Schweitzer, tourné au Congo, qui l’amène à adapter son dispositif de prise de vues à des conditions de tournage plus précaires et éloignées des structures de studio. (Source : Ingmar Bergman Foundation, 2004) Cette diversité de productions contribue à affiner sa maîtrise de la lumière naturelle et artificielle, ainsi que son sens de la composition. (Source : Encyclopedia.com, 2018) Au fil des années 1950, il devient ainsi l’un des directeurs de la photographie les plus sollicités en Suède, tout en restant pour l’essentiel associé aux productions locales, encore peu diffusées à l’international à ce stade. (Source : Encyclopedia.com, 2018) C’est dans ce cadre qu’il aborde progressivement des projets plus ambitieux, au moment où se prépare sa rencontre décisive avec Ingmar Bergman. (Source : Britannica, 1998)
Collaboration avec Ingmar Bergman
La collaboration entre Sven Nykvist et Ingmar Bergman s’amorce à la fin des années 1950 et se structure au tournant des années 1960, période durant laquelle le cinéaste cherche un partenaire régulier pour la direction de la photographie. (Source : Britannica, 1998) En 1960, Nykvist signe l’image de « Jungfrukällan » (« The Virgin Spring »), qui marque le début d’un compagnonnage durable et lui vaut de devenir, selon la formule de plusieurs sources, le directeur de la photographie régulier de Bergman au sein de Svensk Filmindustri. (Source : Britannica, 1998) Dans la décennie qui suit, il éclaire une série de films qui s’imposent comme des jalons de la filmographie bergmanienne, en particulier « Såsom i en spegel » (« Through a Glass Darkly », 1961), puis « Persona » (1966), où son travail sur les gros plans et les visages est souvent présenté comme déterminant. (Source : Wikipedia, 2005) Avec « Persona », il participe à une exploration radicale de la lumière, du contraste et du format, contribuant à redéfinir la manière de filmer la peau et les expressions. (Source : Wikipedia, 2005) Cette collaboration s’étend ensuite à de nombreux autres titres, faisant de leur tandem l’un des plus commentés de l’histoire du cinéma européen. (Source : Britannica, 1998)
Dans les années 1970 et au début des années 1980, la coopération se poursuit et atteint un point culminant avec « Viskningar och rop » (« Cries and Whispers », 1972) et « Fanny och Alexander » (« Fanny and Alexander », 1982), deux œuvres pour lesquelles Nykvist est récompensé par l’Oscar de la meilleure photographie. (Source : Britannica, 1998) Il assure également l’image de projets conçus pour la télévision, comme la minisérie « Scener ur ett äktenskap » (« Scenes from a Marriage », 1973), ainsi que des téléfilms tels que « The Rite » (1969) ou « After the Rehearsal » (1984), tournés dans des conditions de production plus resserrées mais qui prolongent sa recherche sur la lumière et l’espace clos. (Source : Wikipedia, 2005) Cette présence sur les deux supports, cinéma et télévision, permet à Bergman de conserver une continuité visuelle dans des formats variés, tandis que Nykvist adapte ses dispositifs à des durées plus longues ou à des contraintes budgétaires différentes. (Source : Wikipedia, 2005) Au fil de ces collaborations, il impose une esthétique marquée par des éclairages épurés, une attention particulière aux intérieurs et une utilisation précise des ombres, contribuant de manière décisive à l’identité visuelle de l’œuvre bergmanienne. (Source : Britannica, 1998) Cette période consolide sa réputation internationale et lui ouvre un accès plus direct aux productions hors de Suède. (Source : Encyclopedia.com, 2018)
Carrière internationale et filmographie marquante
À partir des années 1970, Sven Nykvist est de plus en plus sollicité sur des productions internationales, en parallèle de ses travaux en Suède. (Source : Encyclopedia.com, 2018) Son image pour « Cries and Whispers » (1972), réalisé par Ingmar Bergman, est distinguée par un Oscar de la meilleure photographie en 1973, ce qui accentue son exposition à Hollywood et en Europe. (Source : Wikipedia, 2005) En 1982, il signe la photographie de « Fanny and Alexander », à nouveau réalisé par Bergman, qui lui vaut un second Oscar dans la même catégorie, confirmant sa position de directeur de la photographie de premier plan dans le cinéma mondial. (Source : Wikipedia, 2005) Par ailleurs, il travaille avec d’autres réalisateurs européens et américains, participant à une circulation accrue des savoir-faire techniques entre différentes cinématographies. (Source : Encyclopedia.com, 2018) Cette diversification des collaborations se traduit par une filmographie où alternent films d’auteur et productions plus largement diffusées. (Source : Encyclopedia.com, 2018)
Pour la télévision, il éclaire notamment la minisérie « Scenes from a Marriage » (1973), ainsi que des œuvres telles que « From the Life of the Marionettes » (1980) et « After the Rehearsal » (1984), qui prolongent sur petit écran le travail entamé avec Bergman au cinéma. (Source : Wikipedia, 2005) Il participe aussi à la réalisation de segments ou d’épisodes de séries, comme un épisode de la série documentaire « Nova » en 2001, intitulé « Life’s Greatest Miracle », où il met son expérience au service d’un format scientifique grand public. (Source : Wikipedia, 2005) Sa filmographie inclut des segments de films à sketches, notamment « Oedipus Wrecks », partie de « New York Stories » (1989), réalisé par Woody Allen, pour lequel il assure la direction de la photographie. (Source : Wikipedia, 2005) Cette présence sur des projets collectifs illustre sa capacité à s’intégrer à des dispositifs de production variés, tout en apportant une signature visuelle reconnaissable. (Source : Encyclopedia.com, 2018) Au fil de ces engagements, il se voit associé à des cinéastes issus de différentes traditions, ce qui élargit le spectre des contextes narratifs qu’il accompagne. (Source : Encyclopedia.com, 2018)
- « The Virgin Spring » (1960), réalisation Ingmar Bergman, direction de la photographie de Sven Nykvist. (Source : Britannica, 1998)
- « Through a Glass Darkly » (1961), réalisation Ingmar Bergman, chef opérateur Sven Nykvist. (Source : Wikipedia, 2005)
- « Persona » (1966), réalisation Ingmar Bergman, travail remarqué de Nykvist sur les gros plans. (Source : Wikipedia, 2005)
- « Cries and Whispers » (1972), réalisation Ingmar Bergman, Oscar de la meilleure photographie attribué à Nykvist. (Source : Wikipedia, 2005)
- « Scenes from a Marriage » (minisérie, 1973), réalisation Ingmar Bergman, photographie signée Nykvist. (Source : Wikipedia, 2005)
- « Fanny and Alexander » (1982), réalisation Ingmar Bergman, seconde statuette aux Oscars pour la photographie. (Source : Britannica, 1998)
- Segment « Oedipus Wrecks » de « New York Stories » (1989), réalisation Woody Allen, direction de la photographie de Nykvist. (Source : Wikipedia, 2005)
Mise en scène, télévision et autres activités
En parallèle de sa carrière de directeur de la photographie, Sven Nykvist mène ponctuellement des activités de mise en scène. (Source : Wikipedia, 2005) Il coréalise ainsi « Under södra korset » en 1952 avec Olof Bergström, signant à la fois la réalisation et le scénario, ce qui lui permet d’aborder une fonction plus globale dans la chaîne de fabrication d’un film. (Source : Wikipedia, 2005) En 1956, il codirige le film « Gorilla » avec Lorens Marmstedt et Lars-Henrik Ottoson, avant de signer « Lianbron » en 1965, réalisé seul et crédité à nouveau comme metteur en scène. (Source : Wikipedia, 2005) En 1973, il met en scène le court métrage « Kallelsen », dont il est également scénariste, confirmant un intérêt récurrent pour la réalisation sur des formats plus resserrés. (Source : Wikipedia, 2005) Plus tard, en 1978, il participe à la coréalisation de « En och en » avec Erland Josephson et Ingrid Thulin, occupant aussi la fonction de producteur, ce qui témoigne d’une implication élargie dans les processus de production. (Source : Wikipedia, 2005)
En 1991, il réalise « The Ox », long métrage pour lequel il est également crédité comme scénariste, confirmant son retour à la mise en scène de fiction au long cours. (Source : Wikipedia, 2005) Par ailleurs, sa filmographie inclut divers travaux pour la télévision, notamment des téléfilms comme « The Rite » (1969), « Fårö Document » (1970) ou « From the Life of the Marionettes » (1980), qui articulent documentaire, fiction et expérimentation formelle. (Source : Wikipedia, 2005) Il signe également l’image de « After the Rehearsal » (1984) et du téléfilm « Nobody’s Child » (1986), ce dernier réalisé par Lee Grant, ce qui illustre une ouverture à des projets au-delà de la sphère bergmanienne. (Source : Wikipedia, 2005) Dans le domaine du court métrage documentaire, il collabore sur des films tels que « Africa and Schweitzer » (1961) ou « Liv Ullmann » (segment de « Lumière and Company », 1995), où il adapte ses choix de lumière à des formats hybrides entre hommage et exploration documentaire. (Source : Wikipedia, 2005) À travers ces activités, il alterne les fonctions de chef opérateur, réalisateur, scénariste et, plus ponctuellement, producteur, ce qui inscrit son parcours dans une polyvalence professionnelle. (Source : Wikipedia, 2005)
Distinctions, reconnaissance et héritage professionnel
Sven Nykvist reçoit au cours de sa carrière de nombreuses distinctions pour son travail de directeur de la photographie. (Source : Wikipedia, 2005) Il remporte l’Oscar de la meilleure photographie pour « Cries and Whispers » lors de la cérémonie de 1973, puis un second Oscar dans la même catégorie pour « Fanny and Alexander » en 1983. (Source : Wikipedia, 2005) En 1988, il est à nouveau nommé à l’Oscar de la meilleure photographie pour « The Unbearable Lightness of Being », ce qui porte à trois le nombre de nominations à l’Académie. (Source : Wikipedia, 2005) La même période voit plusieurs reconnaissances européennes, dont un BAFTA de la meilleure photographie pour « Fanny and Alexander » en 1984, après une première nomination au BAFTA pour « Cries and Whispers » en 1973. (Source : IMDb Awards, s.d.) Il reçoit aussi le prix de la meilleure contribution artistique au Festival de Cannes en 1986 pour « The Sacrifice », réalisé par Andreï Tarkovski, ce qui souligne la portée internationale de son travail. (Source : Wikipedia, 2005)
Outre ces prix majeurs, Nykvist est distingué par la British Society of Cinematographers, qui lui décerne le prix de la meilleure photographie pour « Fanny and Alexander » en 1983, avant de le nommer pour « The Unbearable Lightness of Being » en 1988 et « Chaplin » en 1992. (Source : Wikipedia, 2005) Il obtient également le Life Achievement Award de l’American Society of Cinematographers en 1996, récompense honorant l’ensemble d’une carrière. (Source : Wikipedia, 2005) Les critiques de cinéma nord-américains le citent à plusieurs reprises, notamment via la National Society of Film Critics, qui lui attribue le prix de la meilleure photographie pour « Cries and Whispers » en 1973, après des nominations pour « Persona » et « Shame ». (Source : Wikipedia, 2005) En 2003, un sondage organisé par l’International Cinematographers Guild le classe parmi les dix directeurs de la photographie les plus influents de l’histoire, ce qui confirme l’impact durable de son travail sur la profession. (Source : Wikipedia, 2005) À Göteborg, un prix de la photographie porte désormais son nom, le « Sven Nykvist Cinematography Award », remis annuellement dans le cadre du festival et soutenu par la fondation qui lui est consacrée, signe de l’inscription de son héritage dans les institutions du cinéma scandinave. (Source : Göteborg Film Festival, 2024)
Filmographie de Sven Nykvist
Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.
Galerie photos de Sven Nykvist
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.














































